Au secours, j’ai besoin d’aide !!!

Je suis sur le point de craquer, je ne sais plus comment m’y prendre, j’ai l’impression de faire fausse route… J’ai d’abord voulu publier un statut sur Facebook puis je me suis rendue compte que j’avais le cœur tellement gros que ça ne suffirait pas.

Le fond du problème, c’est que je voudrais, plus que tout, donner une éducation bienveillante à mes enfants.

Qu’est-ce que ça signifie pour moi ? Les considérer comme des personnes à part entière, les élever dans le respect – d’eux-mêmes et des autres, accorder de l’importance à leurs avis / envies / humeurs / choix… et les conduire vers l’estime d’eux-mêmes. Ne jamais leur faire ou leur dire ce que je ne me permettrais pas avec un adulte.

Pourtant, c’est hyper difficile et horriblement frustrant ! Et en ce moment, je me sens affreusement nulle comme Maman.

Peut-être que je n’ai pas tout compris dans le principe… Je n’ai sûrement pas lu « assez ». J’aurais voulu suivre

une formation Faber et Mazlich par exemple ou assister à des conférences d’Isabelle Filiozat. Je n’ai pas appris par cœur tous les billets de Drôle de Maman ni compilé toutes les références de Apprendre à éduquer ou encore télécharger tous les outils des Supers Parents.

Bref, j’ai l’impression d’être dans une impasse et de perdre de vue ce chemin que je m’étais promis de suivre.

Ma fille va sur ses 3 ans, son petit frère est arrivé il y a 6 mois et nous avons déménagé le mois dernier. Autant d’excellentes raisons de lui accorder un peu d’indulgence lors de certaines journées particulièrement compliquées. Pourtant, alors qu’elle sait être délicieuse, je vois poindre en elle une petite fille sans cesse à la recherche des limites et les miennes sont à fleur de peau en ce moment…

Formuler mes besoins et exposer mes propres limites

Je m’oublie sans doute trop souvent mais j’essaie régulièrement de rappeler à toute la famille ma fatigue, mon besoin de sommeil, mon jardin secret, mes séances de méditation, etc. Je place maintenant en tête de to-do-list mes besoins vitaux : manger, boire, aller aux toilettes, me laver [cela n’a pas toujours été le cas ces dernières semaines…]

N’empêche, je suis arrivée à un tel point d’épuisement que, quoi qu’il arrive, je vais avoir besoin de temps pour rétablir cet équilibre et il faudra que l’ambiance s’améliore avant que je réussisse à me lever un matin avec une ration satisfaisante de sommeil !

Faciliter la communication

Je vois bien que certaines situations l’angoissent, qu’elle s’agite souvent quand elle ne trouve pas les mots alors je me mets physiquement à sa hauteur le plus souvent possible, je l’écoute et lui réponds avec des mots aussi simples et clairs que possible. Je lui pose ma main sur l’épaule pour l’encourager à parler.

Comme il est encore difficile pour elle d’exprimer des émotions abstraites, je lance des hypothèses… Je ne sais pas si c’est une bonne solution, si je n’induis pas des idées nouvelles ou contraires à son ressenti. Mais face à son mutisme, je ne peux m’empêcher de tout tenter pour y comprendre quelque chose.

J’évite – du mieux que je peux – de crier, de m’énerver, d’avoir des gestes brusques. Je n’y parviens pas toujours mais j’ai conscience que l’effrayer ne fera pas d’elle une nana bien dans ses baskets…

Je laisse une porte ouverte et tente de proposer des alternatives lorsqu’elle s’est opposée à l’une de mes demandes : j’essaie d’atteindre l’objectif en lui laissant la possibilité d’un choix avec des « quand tu seras prête, rejoins moi avec tes chaussons » ou « j’y vais d’abord, tu iras ensuite« , etc.

Aménager mon temps

Je sais l’importance de passer du temps de qualité avec chacun de ses enfants. Je sais aussi que ce déménagement nous a fait passer dans la 4e dimension des tâches ménagères et administratives…

B2J étant encore un bébé, la journée est forcément rythmée par ses tétées, ses changes et ses siestes. [Un peu mécaniquement d’ailleurs et lui, à sa manière, me fait comprendre mon manque de disponibilité par de noooombreux réveils nocturnes] Chaque fois, l’impatience, les cri(se)s et les exigences de MJ montent d’un cran.

J’essaie donc de ménager des moments de jeu, d’échanges exclusifs, de câlins… mais d’abord, j’ai les 2 enfants à temps plein donc forcément, en matière d’exclusivité, c’est pas facile [les siestes de B2J sont généralement consacrées à la satisfaction de mes besoins vitaux…]

Ensuite, j’ai une immense difficulté : elle lambine (« oh tiens, un livre », « il est où mon gâteau ? », « c’est quoi ce jeu ? », « pourquoaaa je dois mettre une culotte ? », « je veux ma poupée », etc.) tant et si bien que une fois que j’ai réussi à l’habiller, la faire manger, la faire aller sur le pot, il nous reste très peu de temps pour organiser une activité digne de ce nom ou simplement déballer un jeu en grand. En plus, sachant qu’il faut compter une bonne demi heure (« je veux mettre les autres chaussures ! », « elle est où mon écharpe ? », etc.) pour couvrir les 2 loustics avant de sortir, je n’ai même plus le temps d’aller les promener…

Comment maintenir le cadre ?

Alors bien sûr je me questionne : est-ce que je fais ce qu’il faut ? comment casser le cercle vicieux ? ces moments pénibles auront-ils des conséquences désastreuses sur elle, sur notre relation, sur notre famille ? [oui, je dramatise sans doute un peu mais je me pose réellement ces questions…]

Et si rien de tout ça ne fonctionne, cela signifie-t-il qu’elle est affreusement malheureuse ? que je n’arrive pas à comprendre le fond du problème est à l’aider vraiment ?

Ainsi, je rentre dans une spirale négative et j’ai fini par craquer – essentiellement à cause d’un déménagement catastrophique, je ne mets rien de ce passage à vide sur les épaules de MJ : je suis tombée malade, alitée pendant 4 jours, à ne rien pouvoir avaler et me sentir littéralement incapable de m’occuper de mes enfants.

crise burn out
Source Alain Bachellier 

Du coup, j’ai changé de stratégie – ou plutôt, j’ai adopté une stratégie de survie : je me suis entendue dire « parce que c’est comme ça !« , je n’ai laissé aucune alternative, j’ai usé et abusé des « à 3, je range ton assiette / ton jeu / ton livre. 1… 2…« , je ne l’ai pas laissée « faire toute seule » et ainsi de suite. J’ai aussi stoppé net l’amoncellement de doudous qui envahissaient chaque soir un peu plus son lit, avec appel de rigueur avant l’extinction des feux et allongement inexorable du rituel du coucher.

Quelques moments critiques se sont fluidifiés (les repas, les départs, le bain…) mais je l’ai entendue répéter à l’envi « Maman méchante » avec un regard noir.

Je ne sais pas si je dévie de l’objectif initial. Je sais que bienveillant ne signifie pas laxiste mais je ne suis pas sûre de la bonne façon de poser les limites. Je sens aussi que je l’empêche de nombreuses explorations en étant directive et intransigeante.

Par ailleurs, même si cette attitude a plutôt bien fonctionné la première semaine, je sens déjà qu’elle trouve les interstices dans lesquels érafler mes nerfs. Les couchers ne se sont pas sensiblement améliorés et je sens en elle une grande insécurité que je n’arrive pas à contenir. Je me voudrais rassurante et je tremble de tous mes membres. Je crois que j’ai besoin de conseils…

39 commentaires sur “Au secours, j’ai besoin d’aide !!!

Ajouter un commentaire

  1. j’arrive en retard sur ce billet, mais sache que je compatis?.. Je vis la même chose depuis un mois avec PtitDeuz et ce n’est pas une sinécure … je me sens nulle comme mère, pas toujours soutenue, et avec un minitruc qui est comme ça essentiellement avec moi… et tout sourire avec son papa !! Courage, il parait qu’on n’est pas seules, et que ce n’est qu’un mauvais moment à passer… alors serrons les dents et sourions…

    Aimé par 1 personne

    1. Je trouve nécessaire de partager pour se sentir « normale » et voir qu’on rencontre toutes les mêmes difficultés… n’empêche, il y a des moments particulièrement pénibles et le chemin semble parfois bien long ! Je suis de tout cœur avec toi ❤

      J'aime

  2. Après un weekend de craquage complet avec l’escargot qui a à peine 3 ans, je ne peux que t’envoyer de douces pensées positives. La bienveillance, oui, mais n’oublions pas qu’éduquer prend des années. Nous sommes des humains et parfois nos enfants sont usants. Ils apprennent et l’apprentissage c’est difficile. Je crois qu’on veut nous faire croire que tout viendra si on applique telle ou telle théorie ou idée. La réalité est tout autre. Tout prend son temps.
    A partir du moment où il y a de l’amour et où tu te poses des questions, tu avances et tu n’es pas nocive à tes enfants. Les enfants ont aussi besoin de voir qu’on ne maîtrise pas tout, que parfois on n’en peut plus. C’est leur montrer nos limites et les leur.
    Courage et écoute ton coeur, prendre soin de toi car ça aussi c’est important et quand on est maman on a tendance à l’oublier
    Affectueusement. Marie Kléber

    Aimé par 1 personne

  3. Coucou…
    Je pensais fort à toi y’a 2 jours…un peu comme une alarme me disant : mais comment va-t-elle? …. Je suis malheureuse de lire ces lignes…si je peux me permettre ne crois-tu pas que tu te mets trop de pression avec toutes ces pédagogies? Vouloir absolument un modèle, c’est bien, comme route pour définir ce que l’on souhaite, nos espoirs, les fondements ..etc mais qui a dit que la route est droite et merveilleuse? ça serait trop beau ….
    Il n’y’a pas de maman parfaite , ni d’enfant parfait…
    La culpabilité ronge, nous rend médiocre et enfin de compte l’image que l’on dégage est simplement moche.
    Minijoie la ressent, triste et à la fois joueuse, elle veut surement juste Sa maman d’avant…il y’a aussi l’étape des limites qui demande beaucoup de crédibilité et un travail sur soi pour les accepter car en tant que mère, on souhaiterait en faire toujours plus pour eux, ne pas les bousculern céder car on a la paix…pourtant ce n’est pas leur rendre service, du moins je le pense. Etre ferme et respecté passe autant par la voix ( plus sec pas crier) que par des explications limpides.

    Renouer le dialogue avec le papa et minijoie me semble primordial tout comme te poser les bonnes questions aussi, je t’embrasse bien fort

    Aimé par 1 personne

    1. En effet, je ne suis pas sûre de me poser les bonnes questions. Je crois que je dois interroger ma propre enfance / éducation pour mieux comprendre ma peur de (autant que ma tendance à) me laisser déborder.
      Il me semble en plus essentiel, comme tu le dis justement, d’apprendre à poser ma voix pour qu’elle fasse mieux passer mes messages et transmette davantage « d’autorité » et de calme par la même occasion…
      Bref, y’a du boulot ! mais je vais déjà mieux : beaucoup de messages de soutien et de témoignages de maman dans le même cas, c’est un boosteur formidable 😉

      Aimé par 1 personne

  4. Je ne me permettrais pas de donner des conseils sauf… De prendre soin de toi aussi car tu sais qu’une maman en forme c’est bon pour la maman ET les enfants, et peut être de te poser parfois un peu moins de question et d’écouter ta petite voix intérieure qui sera sûrement de bon conseil 😉
    Bise pour te donner de la force et de la « zénitude »

    Aimé par 1 personne

  5. Helene2suisse résume bien les choses : soit bienveillante envers toi-même avant tout. Tous les enfants ont des périodes plus difficiles, malgré toute la bienveillance dont on les entoure. Ta fille est chamboulée par le déménagement ET par bébé 2 (et ça peut encore s’amplifier quand ton bébé grandira) mais cette situation s’apaisera quand tout le monde aura retrouvé ses marques.
    Poser des limites plus fermes à ta fille n’est pas un acte honteux. C’est aussi un moyen pour elle de comprendre que tu fais beaucoup mais que tu ne peux pas TOUT faire. Que du haut de ses 3 ans il y’a des choses qu’elle peut comprendre, qu’elle peut faire et qu’elle DOIT faire. Et puis l’hiver c’est toujours plus difficile. Au printemps déjà tu pourras sortir plus facilement avec ta petite famille, ce qui détendra tout le monde.
    Tout ça est une question de temps. Ne perd pas confiance, ni courage. Tu es une maman fatiguée certes, mais tu restes une super maman. Comme toutes les mamans qui aiment leurs enfants ;-).

    Aimé par 1 personne

  6. Oh !! J’ai réussi à finir de lire ton article !!! Miracle ! Il est 22h20 et je l’ai commencé vers 15h… (oui je lis lentement !)
    Tout d’abord sur les lectures. Je trouve cela très bien de lire et de se renseigner sur la bienveillance, mais j’ai souvent un reproche à faire à ces lectures : elles veulent tellement de bien aux enfants qu’elles encouragent (volontairement ou pas) les mamans à s’oublier. Donc en fait de bienveillance on sombre complètement dans l’inverse avec des conseils qui feront le bonheur des petits mais qui priveront les mamans d’une existence ! (« madame si votre enfant vous crie à la figure et vous fait pipi dessus c’est parce que vous êtes sa « zone de confort », oubliez toute dignité et accepter ce cadeau que vous fait votre enfant ! »)
    Dernièrement, j’ai traversé une période assez semblable à celle que tu vis en ce moment. Surmenée je n’ai plus pris le temps de lire (notamment sur la bienveillance) et finalement cela m’a aidé de faire une pause sur le sujet.
    Comme chez toi, ma fille de 2 ans et demi était dans la confrontation, dans la lenteur… Comme toi je perdais patience et rare étaient les jours où je ne criais pas (bon ok à une période je criais absolument tous les jours). J’ai même perdu mon calme au point de voir ma fille avoir peur… Et je me suis sentie la plus nulle des mamans… Et à côté de ça, mon fils de 11 mois supportait les cris et j’étais avec lui comme un automate plus que comme une maman attentionnée…
    Finalement l’adaptation en crèche du petit a commencé et j’ai passé quelques moments seule avec la grande. Parfois ça n’était que 20 minutes. Nous ne faisions rien de particulier à part attendre en jouant dans le jardin près de la crèche, mais cela lui a suffit car nous étions toutes les deux.
    Alors j’ai mis le papa à contribution et j’ai organisé quelques petites sorties avec ma grande.
    La situation n’a pas changé du jour au lendemain, je manque encore cruellement de temps pour moi, mais petit à petit les choses se sont radoucies avec ma fille. Et tout naturellement j’ai repris un rôle de maman attentionnée avec mon fils.
    J’ai aussi expliqué à ma fille la raison de mes cris. Je lui ai dit : « Je crie parce que je suis fatiguée. Fatiguée parce que tu n’écoutes pas et je dois répéter sans cesse. Fatiguée parce que tu fais des bêtises et cela me fait beaucoup de travail en plus. ». Et un jour alors que je commençais à crier ma fille m’a regardée et m’a dit : « ah, maman t’es fatiguée ! ». Du coup j’ai eu un fou rire et cela m’a aidé à relativiser ! Bien sûr en contrepartie, je veille à souligner lorsqu’elle a été sage, à lui dire que je suis fière d’elle. Je lui explique que lorsqu’elle m’écoute, cela m’aide beaucoup et on gagne du temps qu’on pourra ensuite passer à jouer ensemble.
    Je ne sais pas trop quelle est ta situation, mais voilà mon conseil. Si tu peux libérer ne serait-ce que 20 minutes par semaine pour ta fille. Un moment que vous passeriez seule (pas avec le bébé dans la pièce à côté), ça vous ferait certainement du bien. Et si tu arrives aussi à dégager du temps pour toi (mais bon, ça c’est le plus dur je crois, en fait moi je n’y arrive pas encore !)
    Et bien sûr, ne sois pas trop dure avec toi même. Même les mamans sont humaines, elles ont le droit d’être fatiguées et de craquer ! Avec deux enfants en bas âge et juste après un déménagement, ne t’en veux pas de craquer. Ce qui aidera à faire changer la situation, c’est l’indulgence que tu auras envers toi-même.
    Bon courage 🙂

    Aimé par 2 personnes

    1. Je crois que l’indulgence envers moi-même est déjà le tout premier pas à faire… et de recevoir tous vos témoignages va m’aider à m’accorder davantage de « droit à l’erreur » ! On a tellement l’impression que les autres mamans sont parfaites :-/
      En janvier, ma fille rentre à l’école et mon fils passera une journée par semaine à la crèche. J’espère que je saurai en profiter pour retrouver mes marques !

      J'aime

      1. Ne crois pas aux apparences ! Les mamans parfaites ont souvent des placards remplis de secrets inavouables…
        Un jour, une mère parfaite se targuait de ne donner que du fait maison à ses enfants, alors que moi, je ne donnais que des petits pots (et ma fille n’acceptait rien d’autre). Elle m’a expliqué son organisation pour tout faire maison : « J’achète les purées chez Picard, je dose la quantité, je fais chauffer à la casserole avec de l’huile et du sel ! »
        Bref… La mère parfaite est une menteuse !!!

        Aimé par 1 personne

  7. Quand je lis cet article j’ai l’impression que tu parles de moi, ma vie, mes enfants….
    J’aimerai leur donner une éducation la plus bienveillante que possible, en faire des personnes bien dans leur peau.
    Mais que c’est usant! Long et frustrant!
    Les 2 chouinent pour rien, ne me laissent pas le temps pour moi (je prends ma douche avec 1 sur les wc et l’autre qui vide le pot de barrettes par terre), ne me laissent pas faire ce que j’ai à faire dans la maison (elles se disputent au bout de 2 minutes),….
    J’essaye de leur proposer des activités car en plus à la base j’aime ça….mais « nan maman j’voulais pas faire ça!!! », « moi je voulais de la peinture rose claire pas foncée faut aller en racheter » et vas-y que je te pique le crayon ou que je voulais CE bâton de colle….
    Bref j’y vais maintenant à reculons tant je sais que ça ne va être que critiques, disputes et pleurs!
    Et pour tout nous avons droit à de magnifiques crises de pleurs de little : les pâtes pas de la bonne forme, la robe noire qui est au sale alors qu’elle voulait la mettre, le fait que je la laisse avec son père pour aller chez le docteur, j’ai posé l’assiette de sa soeur avant la sienne, je ne veux pas dormir,….
    Je crois malheureusement que c’est de son âge, c’est une période qui semble durer longtemps.
    Mais parfois j’ai aussi l’impression qu’elle ne sait rien faire si elle n’a pas plusieurs choix ou si ça ne va pas comme elle veut. Alors l’affirmation de soi ok mais jusqu’où? Et comment gérer quand rien de ce qu’on a lu (et testé) ne fonctionne?

    Je suis désolée pour ce pavé mais tu as fait remonter plein de choses (et je me suis limitée!!!! 😉 ).

    Je te souhaite plein de courage et si tu trouves comment se sentir une bonne maman quand on entend que l’on est méchante à longueur de journée fais tourner hein!

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ce pavé !! ça me soulage beaucoup de voir qu’on est un peu toutes dans le même bateau 😉 J’ai reçu tellement de bons conseils et de témoignages que j’ai envie (réaliste : je n’aurai sûrement pas le temps) de faire un billet dans quelques temps pour donner mon ressenti et le top 10 de ce qui m’aura le plus aidé !

      Aimé par 1 personne

  8. Oh la la, je me souviens de mes déménagements successifs avec 2, puis 3 enfants (5 déménagements en l’espace de 3 ans !!!), et ma toubib qui m’a expliqué un jour devant mon craquage que les déménagements comptent parmi les évènements les plus traumatisants dans une vie, pour tous les membres de la famille 😀
    En gros, patience, effectivement prendre soin de toi pour essayer de craquer le moins possible…
    J’ai souvent constaté que les enfants ne « cherchent » pas nos limites, mais juste que nos limites deviennent de plus en plus ténues avec la fatigue (nuit de m**** avec plusieurs réveils = humeur de m**** le lendemain…). Quand ça m’arrive, j’avertis les gnomes que ma patience a complètement disparu avec mes heures de non-sommeil 😛 Maintenant qu’ils deviennent plus grands et philosophes, j’ai droit à des remarques acerbes quand ça arrive 😀 Mais bon, eux aussi ça leur arrive (souvent) d’être de mauvais poil parce qu’ils sont crevés, qu’on leur a gagné toutes leurs billes à l’école ou qu’il y a de la soupe verte à manger le soir 😛 Et oui dès fois ça part en vrille, on crie, on pleure… et puis après on s’excuse, on se promet qu’on va faire des efforts, on se dit qu’on s’aime et on se fait des câlins. Les excuses je trouve ça important, oui dès fois on est des parents nuls mais on est juste humains ! Et on ne se cache pas derrière des : « c’est pour ton bien » 😉
    Courage !!!

    Aimé par 1 personne

    1. J’aime bien ce point de vue: on sait que ce n’est pas «pour leur bien» mais on fait du mieux possible… Je crois que ça peut éclairer ma vision de l’éducation bienveillante !!! J’explique souvent que mon réservoir de patience est très bas en ce moment mais à 3 ans, ça paraît difficile à comprendre… et pour les excuses, j’ai peur de geindre : j’essaie de faire sobre, je ne suis pas douée, je vais devoir apprendre :-/

      J'aime

  9. Quand tout s’emporte malgré moi, je me rappelle une phrase « La bienveillance envers les autres commence par la bienveillance envers soi-même. »
    C’est ok de ne pas être parfaite (!), c’est ok de vouloir souffler, d’essayer…

    Et puis vous avez vécu des événements forts ces derniers temps. C’est normal de se sentir déboussolée et/ou dépassée. Il y a des périodes plus difficiles. Le calme reviendra.

    Essaies de voir où tu as besoin de garder un certain contrôle, où tu sais lâcher et prendre du bon temps… Et surtout les jours où ça ne va pas, accepte le au lieu de lutter et déclare une journée « fo-folle ».

    (oula j’ai l’impression de me donner des conseils à moi-même, oui, je me sens un peu dans cette situation… désolée)

    Courage en tous cas. Ne culpabilise pas sur ce qui est passé. Respecte toi aussi. ❤

    Aimé par 1 personne

  10. Oh la la, comme je te comprends. Mes enfants ont à quelque chose près le même écart que tes enfants. Quand mon fils est né, ma fille nous a fait des crises insupportables. Beaucoup de jalousie, qu’elle exprime encore un peu maintenant.
    Et la fatigue accumulée à cause de tout ça, je connais aussi. Mon fils n’a fait ses nuits qu’à 13 mois… et encore, au lieu de se lever 6 ou 7 fois, on ne se levait que 2 ou 3 fois lol.
    Bref… comme cela a été dit dans les autres commentaires, pense à prendre soin de toi. Si tu vas mal, tes enfants le sentiront et iront mal aussi… Et n’hésiteront pas, inconsciemment, à appuyer là où ça fait mal.
    J’essaie aussi de mettre en place une éducation bienveillante… mais quand tu dois répéter 15 fois la même chose et que tu as des impératifs (école par exemple), tu as le droit de craquer par moment… ça m’arrive encore (peut-être trop souvent) de crier… mais par moment, j’ai l’impression de ne pas avoir d’autres solutions pour me faire entendre et comprendre… encore plus en ce moment vu que j’ai un pied cassé et que je ne peux pas me déplacer comme je le voudrais pour parler avec mes enfants.
    Là, c’est mon fils, 2 ans et demi, qui fait des siennes pour le coucher. Il essaie de faire durer le plus longtemps possible les petits rituels mis en place. Il veut nous faire 15 000 câlins (c’est mignon sur l’instant, mais quand ça dure 30 minutes, c’est relou lol)… Je ne sais pas si l’accident qu’on a eu ensemble joue sur ça… il a toujours eu plus de mal que sa soeur à se coucher, mais j’ai l’impression que c’est de pire en pire depuis que je suis revenue de l’hôpital.
    En tout cas, il faut déculpabiliser… nous ne sommes pas des parents parfaits…. cela n’existe pas de toute façon.
    Pense à sortir, prendre soin de toi… confier tes enfants à une tierce personne le temps de t’évader un peu.. même si ce n’est que pour quelques minutes… Quand je sens que la colère monte trop fort en moi, j’ai appris à tout lâcher, à confier mes enfants à mon mari, et aller me réfugier quelques minutes dans ma chambre, toute seule… pour pleurer, pour crier, pour souffler… et reprendre sur de bonnes bases pour le bien-être de toute la famille.

    Aimé par 1 personne

    1. Ma pire difficulté, c’est quand je commence à partir en vrille et que je suis toute seule avec eux… je ne sais pas comment faire retomber la pression, j’essaie de m’isoler dans les toilettes ou la salle de bain mais j’aurais besoin de longues minutes et je n’ai généralement que quelques instants 😦

      J'aime

      1. Je comprends… il faut souvent prendre sur soi malheureusement… Et il ne faut pas hésiter à demander de l’aide… Je sais que ça ne doit pas être facile pour toi en ce moment vu que tu viens juste de déménager, tu n’as peut-être pas d’amis proches ou de parents proches… Il faut te trouver un relais… Le mieux je crois avec les enfants, c’est de sortir dès qu’on le peut… ils se défoulent dehors (et pour les plus petits, un peu d’air frais leur fait le plus grand bien.. en poussette ou en écharpe, souvent c’est dodo)… Pour le soir, je cherche parfois encore la solution… Comme ce soir, le mardi, mon mari va faire du sport, du coup, je m’occupe du coucher des 2… pas facile à gérer.
        Je te souhaite plein de courage… et n’hésite pas à crier, à prendre quelque chose (qui ne casse pas) avec tes 2 mains et à le jeter violemment (truc d’Isabelle Filliozat) 🙂

        J'aime

  11. Le mieux est l’ennemi du bien!
    Se mettre la barre tellement haut que l’on passe forcément dessous est un défaut que partagent nombre de mamans.
    Tu dois absolument te reposer et déculpabiliser.
    Dire à un enfant: « Si tu ne te dépêches pas nous n’aurons pas le temps de nous amuser ou de nous promener! » n’a rien de malveillant.
    Se fâcher face à un caprice ou une colère démesurée est humain. On discute ensuite!
    Il faut arrêter de vouloir offrir une éducation parfaite!
    C’est totalement illusoire et au final on est pétri de culpabilité, épuisé, l’enfant ressent notre stress réagit en miroir et c’est la catastrophe!
    L’exploration et l’autonomie c’est quand on a le temps.
    Hors de question de laisser le choix, de poser des questions et d’expérimenter le boutonnage quand il est déjà 10h30 et que l’on voulait aller au marché de Noël avant le repas!
    Laisser l’enfant explorer OK mais pas tout le temps.
    Pour ce qui est du coucher elle a besoin d’être rassurée comme tu le dis.
    Reprendre des choses qu’elle aimait plus petite et qui continennent physiquement (long câlin dans les bras, chanson en la berçant) ou un livre sur l’amour maternel (je t’aimerai toujours quoi qu’il arrive: même si parfois je suis fâchée, même si tu fais des colères, même si tu fais des bêtises, même si je suis fatiguée…).

    Aimé par 1 personne

    1. En effet, je crois qu’elle doute de mon amour et c’est finalement ce qui me fait le plus de mal… ça fait quelques jours qu’elle réclame son père ou ses grands-parents comme si n’importe qui était mieux que moi. C’est vrai que je suis tendue et que je démarre un peu au quart de tour mais c’est tellement dur à entendre, je pense que ça me sape encore un peu plus le moral…

      Aimé par 1 personne

      1. Comme tous les enfants… Ils doutent de notre amour quand on est fatigué, malade, pas disponible, quand ils font une bêtise… C’est ainsi et il faut s’y habituer et les rassurer sans se froisser ou croire que l’on est une « mauvais mère »! Le livre dont je te parlais est vraiment très bien pour amorcer une discussions à ce propos. Le papa Noël pourra peut-être le glisser sous le sapin 😉

        Aimé par 1 personne

  12. Je crois que tu te poses et t’imposes trop de questionnements. Je parle d’expérience, j’ai voulu moi aussi cette perfection,.. Être une mère parfaite est épuisant ! Tu veux un conseil ? Suis ton instinct, n’intellectualise plus ta relation à tes enfants, suis ton instinct et si tu dois te fâcher, fais le … Mais surtout accorde toi du temps à toi. Prends du temps pour toi, sans culpabiliser en en profitant. Fais garder tes enfants et profite de cette liberté ! Vous n’en serez que plus heureux de vous retrouver…
    Ne te laisse pas submerger. Il suffit parfois d’un après midi pour se retrouver.
    Et ensuite suis ton instinct il te mènera dans la bonne direction 💜

    Aimé par 1 personne

    1. Dès que j’arrive à m’accorder un peu de temps « inutile », je suis reboostée pour plusieurs jours mais en ce moment, chaque minute est tellement précieuse que c’est un véritable défi !!! Après, c’est certain que je me prends trop la tête sur tout mais j’ai infiniment peur d’être nocive à mes enfants (et de reproduire un certain schéma…) que je n’arrive pas à me laisser aller « à l’instinct » comme tu dis…

      J'aime

N'oublie pas de laisser un message avant de partir !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :