Le mythe de la jambe derrière la tête #yoga

Je parle souvent de yoga sur ce blog finalement… Il faut reconnaître que c’est l’un des chemins les plus valables pour lutter contre une fâcheuse tendance à se disperser ^^ Ce n’est pourtant pas un chemin facile, loin de là.

Aujourd’hui, j’ai tout particulièrement envie d’en parler puisque je viens de débuter une formation de prof de yoga. En soi, ce n’est pas le meilleur moyen de cesser la dispersion parce que non, je ne compte pas enseigner…

Je ne dis pas non plus « jamais » (parce qu’il ne faut jamais dire jamais et) parce que peut-être cette formation révélera quelque chose de moi mais j’y crois peu.

Mon objectif est d’abord d’avoir un objectif i.e. trouver une porte pour sortir de cette fichue dépression. Les petits plans sur la comète que j’avais élaborés jusque-là se cassant consécutivement la gueule grâce à cette crise sanitaire de merde, j’ai décidé de revenir au fondamentaux – cette pratique qui me tient depuis 20 ans malgré mon irrégularité – et de me lancer dans une formation sur laquelle je lorgne depuis des lustres (enfin 1 lustre environ).

Eh bien, c’était génial !!!

Pourtant je m’en suis rendue préalablement malade : j’ai eu peur de ne pas être « au niveau », d’être ridicule, de ralentir le groupe, d’avoir été

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Le retour à la vie normale

Quelle semaine !

Commencée sur le pied de guerre dès lundi matin à l’aube, j’ai même été la première à commenter la récolte pour ce texte savamment orchestrée par Emilie.

Traverser la ville de part en part, flanquée d’un enfant, pour rattraper les divers rendez-vous annulés pendant le confinement : l’éclair jaune réfléchissant que vous avez vu griller tous les feux sur son vélo, c’était moi ! Pas moyen de risquer un retard mais je reste prudente, promis.

Terminer de mettre en boite tous ces abricots que le début d’été nous a donné : encore 4 pots de confiture et nous voilà sucrés pour l’hiver 🙂

Préparer les bagages (et ronger ainsi la majeure partie de mon temps libre) : faire des lessives, découvrir des piles de vêtements trop petits, courir acheter de maillots de bain, plier, ranger, zipper.

Ralentir pour les amis : une belle soirée partagées autour d’un apéro et de galettes confectionnées avec diligence par mon inséparable. Et au passage, se faire dévorer les mollets par des moustiques affamés.

S’inscrire à une formation de prof de yoga : c’est peut-être un coup de tête ou un remède à cette folle vie qui ne me laisse pas une minute ? L’avenir me le dira.

Et finir, dans la précipitation, par ficeler ce billet – en retard donc. La boucle est bouclée.

Ouf ! Les vraies vacances peuvent commencer…


C’était ma participation aux plumes chez Emilie, retrouvez les textes des autres participants ici.

Mes précédentes participations sont ici.

La sensibilité du sicaire

L’écho du grincement de la porte rebondit sur les meubles dodus, les bibelots colorés, les tapis épais et les cadres par milliers.

Alex observa quelques instants Ma en train de fleurir son capharnaüm, fredonnant l’ouverture 1812 de Tchaïkovsky (sa vénération pour ce compositeur dépassait l’entendement) : ses gestes ralentis par la sécheresse de l’été qui n’en finissait pas, le cliquetis des heures inexorables, la peine des êtres chers perdus il y a longtemps, le manque d’amour et de compagnie, la vieillesse. Une vie entière s’étalait là, dans cet amoncellement de tristesse poussiéreuse, dans l’effort payé à chaque souffle, dans la musique qui berçait ses mouvements las.

Le reflet du visage de Ma (un miroir fissuré encadré par un portrait de clown et un paysage de montagne) percuta la rétine d’Alex et une larme coula sur sa joue.

Le mandataire connaissait-il le lien si fort qui les unissait ?

Trop tard. Il tira une balle dans la nuque de la vieille. Son salaire parait les mouchoirs et les remords.


des mots une histoire olivia billingtonC’est ma participation au rendez-vous de Olivia Billington : Des mots, une histoire : une sélection de mots (en gras) à recaser dans un texte de fiction.

Cliquez sur le logo pour aller sur son site 😉

Retrouvez mes précédentes participations ici.

Et celles des autres blogueur.se.s .

A l’heure bleue

Le vent souffle fort : le moulin ne faiblit pas. Le meunier sifflote, sa mélodie emportée par le brouhaha et l’odeur de la farine. Il songe à fuir avec elle…

La récolte a été bonne et il aurait pu se régaler de cerises juteuses. Il faudra pourtant regagner le gîte et faire honneur au couvert : l’éternel fricot ! Un bec salé ne se décrète pas ! Il aurait pu même être abstème s’il avait réussi à négocier des fruits à tous les repas…

Mais maman mésange ne cédera pas : un ver de terre à chaque repas fera un oiseau fort et gras !


des mots une histoire olivia billingtonPour ma participation de cette semaine à l’atelier d’Olivia Billington : « des mots, une histoire« , j’ai joué avec un sens du mot « meunier » que j’ai découvert à cette occasion.

ORNITH. Nom usuel de la mésange bleue.

J’ai découvert aussi les mots fricot (une viande grossièrement cuisinée) et abstème (qui ne boit pas de vin).

 

Nos distractions en temps de confinement

Même si l’issue du confinement commence à se faire sentir, nous avons commencé à spéculer hier soir : « T’imagine si on était confinés et qu’on n’avait pas internet ?!? »

Euh, non, en fait… j’ai vraiment du mal à imaginer… mais oui, un peu : on lirait davantage, on ferait plein de jeux de sociétés, on se doucherait une seule fois par semaine, on s’éclairerait à la bougie…

En réalité, on a bien profité (et on profite encore, on ne compte pas revenir « au temps d’avant » du jour au lendemain…) de cette parenthèse pour ressortir de vieilles BD, remplir nos liseuses de nouveaux ouvrages, regarder de (trop ?) nombreuses séries, déballer le matériel de couture et de tricot, redécouvrir des merveilles de loisirs créatifs et ranger le fond de nos placards !

La lecture

Je lis, je lis, je lis… j’ai toujours un livre avec moi et je n’éteins jamais la lumière de ma lampe de chevet sans avoir parcouru quelques pages. J’ai toujours aimé lire et je ne suis jamais rassasiée.

Bien sûr, il y a les livres de recettes (puisqu’on pâtisse en famille et qu’on végétérianise la plupart de nos repas aussi) et les livres de jardinage. Il y a quelques revues et des BD. Il y a les livres de méditation et d’éducation. Il y a des livres sur les surdoués et des romans, des biographies, des autobiographies, des récits, des nouvelles,…

Des milliers de pages chaque année et encore davantage par les temps qui courent 🙂

Les jeux (de société)

Sans enfant, nous aurions passé beauuucoup de temps à jouer. C’est une activité qui nous rapproche et à laquelle nous ne nous adonnons jamais assez !

En réalité, les enfants sont trop petits pour les « vrais » jeux genre Seven Wonders, Race for the Galaxy ou Code Name (en vrac et au hasard) et quand ils sont couchés, on a un peu de mal à se motiver…

Alors disons que côté jeux, c’est plutôt 7 familles et Uno mais c’est déjà pas mal 🙂 En dehors de ça, on passe aussi un temps Lire la suite « Nos distractions en temps de confinement »

Ce qu’elle a dans le ventre

Quarante huit jours. Et autant de nuits. Entre les médicaments et les larmes, il lui fallait tenir le compte sur un carnet. Noter chaque étape de ce parcours au fond d’elle-même.

Elle écrivait ses sentiments, ses émotions, ses hallucinations, ses tremblements et ses joies hystériques. Deux cycles qu’elle n’observait qu’elle-même : ses choix, ses envies, ses ratés, les embûches et les succès.

Dans un jour ou deux, Yannick viendrait lever les scellés, lui rendre les clefs et l’autoriser à sortir. Elle lui avait fait promettre d’attendre, malgré ses cris, ses protestations, ses lamentations. Ne la libérer qu’à la fin des deux cycles. La laisser toute entière au silence et à la solitude pour cheminer vers ce qu’elle avait de plus sincère en elle.

C’était Angèle qui lui avait fourni les drogues : des accélérateurs d’introspection, des catalyseurs de sensations. Et puis, le geste était devenu mécanique : recueillir les 2 gélules au creux de sa main et les porter à sa bouche, un grand verre d’eau. A chaque fois que la réalité semblait à nouveau percer les brumes de sa conscience.

Pour les heures qui lui restaient à tenir, elle se répéta la citation de cette sorte de chaman sud-américain qui l’avait initiée au parcours : « En toi est la lumière ». Elle l’avait marouflée sur une toile en face de son canapé, pour la répéter encore et encore, à chaque vague de lucidité.

La gentillesse de cette homme l’avait portée suite au deuil et elle avait voué une totale confiance en son rituel de régénération pour tourner la page de cette épreuve indicible.

***

Yannick avait marqué d’une croix au feutre rouge le calendrier cartonné accroché à la porte de sa cuisine : le 5 février, il devait aller libérer Anaïs. Il était inquiet. Bien sûr, cette femme était bizarre, complètement barrée auraient affirmés d’anciennes connaissances. Mais la tristesse qui l’avait envahie suite à la disparition légitimait maintenant toutes ses fantaisies, ses délires ou même ses folies.

C’était une créative, une artiste, une illuminée et ce chaman l’avait soutenue comme aucun de ses amis n’avaient été capable de le faire. Mais ce rituel avait tout du sordide suicide organisé.

Pendant ces presque deux mois, il n’avait cessé de penser qu’il n’aurait pas dû accepter. Il s’était mille fois vu se précipiter chez elle et faire céder la porte : la trouver encore en vie peut-être, si faible. Il voyait son corps flotter dans des rêves poisseux, éviscéré sans doute, gisant au milieu de son appartement dévasté, les murs badigeonnés de coups de pinceau ensanglantés.

Il fit le tour du pâté de maison pour se donner du courage. Il s’attendait au pire, bien sûr, se demandant comment il avait pu en arriver à faire un truc aussi stupide. Ses genoux lui paraissaient grippés en gravissant les escaliers. Il se surprit même à humer l’air à la recherche d’une odeur de décomposition.

Le cliquetis de la serrure lui fit accélérer le cœur. Les yeux clos, il laissa la porte couiner comme dans un mauvais film d’horreur. Mais le soleil baignait un appartement impeccable où flottait une douce odeur de lavande.

Anaïs se jeta dans ses bras pour une étreinte puissante. Sa préférence était allée à la vie.

***

des mots une histoire

C’est ma première participation au rendez-vous de Olivia Billington : Des mots, une histoire. (Cliquez sur le logo pour en savoir plus 😉

Vivre d’imaginaire et d’eau fraiche

Il y a ce que je vis, bien sûr : des rencontres, des événements minuscules, des projets d’envergure, un quotidien harassant. Et puis, il y a tout ce à quoi donne naissance ces détails insignifiants : un feu d’artifice de pensées, de possibles, d’autres vies en somme.

Il y a dans ma tête des forêts mystérieuse, des lutins fantasques et des loups terrifiants, des champignons méconnus et des refuges douillets. Il y a des lacs paisibles, entourés de montagnes majestueuses, parfois gelés et des mers démontées.

Il y a un paradis et de nombreux enfers. C’est un univers complexe fait de trous noirs sordides et d’étoiles éblouissantes.

Il est peuplé de personnages insaisissables et multiples. Ces gens que je connais y deviennent tout autres, se parent de qualités magnifiques ou révèlent des instincts effroyables.

J’y évolue sans complexe et comme une reine en son royaume, je décide de tout : quoi dire, quoi faire, qui et comment aimer, qui laisser vivre et qui doit mourir. J’y fais pousser les fleurs puis les laisse jouer au vent ou en déchiquette les pétales un à un sans retenue.

Les couleurs y sont plus vives, plus tranchées. Les formes mal délimitées. Le soleil ne s’y couche jamais vraiment : il y a des lueurs perpétuelles pour me laisser explorer à toutes heures cette terra incognita.

Les mots

Le blog se tait. Alors que mon cœur vibre à chaque instant de tout ce que je pourrais dire mais ne sors pas.

Pourtant des mots, il y en a. Mon stock de brouillons bruisse même d’une existence propre. Tout un monde en gestation ou en putréfaction, pleins de sujets avortés, ébauchés, oubliés. Mon âme par bribes de moments consignés à la va-vite.

Et puis, des mots de chaque jour et ces livres formidables : le dernier tome d’Elena Ferrante. Perplexe de la double lecture. Yasmina Kadra et ses anges morts de nos blessures : des larmes rondes et lourdes tombées sur mes mains dans le métro à la lecture des derniers paragraphes. Clémence Debré, Play-Boy, avalé d’une traite, reçu comme un uppercut.

Et les mots fléchés. Toujours. Jamais rassasiée.

Les mots surtout de cette lettre qui, pour une fois, n’a pas fini sur le blog mais dans la boite aux lettres de son destinataire. Stupéfaction partagée. Ebahie encore de l’effet de ces mots dans la vie réelle. Entre toute puissance et terreur. Contradiction.

De ces autres mots aussi, échangés par mail avec le fantôme d’une autre vie. L’esquisse des possibles émerge des nimbes de mes regrets. Comme un univers sombre immense qui se découvre attirant comme un trou noir.

En travers de tout ça, les mots d’un récit dense et vital qui peinent à s’empiler.

Des mots en nuées dans ma tête qui s’écrasent parfois sur le blog et parfois ne trouvent pas la sortie. Des mots qui me portent ou m’enfoncent. Des mots et des concepts trop abstraits pour mon cœur. Une énergie contenue et sa déflagration violente.

La vie en caractères taille 72.

Carte postale #27 – Avignon

Par un court week-end de Novembre, un grand besoin d’air nous a soufflé jusqu’en Avignon… et nous n’avons pas été déçus !

Temps mitigé, vent puissant, paysages sublimes et palais somptueux. Deux journées vivifiantes en famille pour terminer l’année sur une note positive  🙂

avignon

En nous souhaitant de nombreux week-ends surprises pour 2018 😉

Euphrosyne.

PS: et toi, c’est quoi ta dernière destination « coup de tête » ?


cartes postales euphrosyne

Les cartes postales, c’est un rendez-vous mensuel occasionnel mais toujours le premier samedi du mois ^^

Découvre d’autres destinations en cliquant sur le macaron…

Carte Postale #26 – Ecosse

L’Ecosse au mois d’août, quelle idée !

Pourtant, une parenthèse de fraîcheur qui nous aura fait le plus grand bien : pas de wifi, nuits complètes, grandes balades et fish & chips.

J’avais aussi posé une option sur le soleil radieux mais elle n’a pas été validée :-/

Heureusement, nous ne nous sommes pas laissé décourager par la bruine ou les averses. Nous avons enfilé polaires et parkas et nous avons été récompensés par des paysages sauvages, des châteaux hantés, des cerfs et Lire la suite « Carte Postale #26 – Ecosse »

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