Recherche

Je me disperse

Essais & erreurs à la recherche de qui je suis

L’écho du vide

Un silence. Quelques mots projetés entre une bouche et une oreille. Attentive.

Réaction. Questions. Compassion.

Ecouter et ne pas seulement vouloir toujours se raconter.

Il m’a dit : « Les gens se confient à toi, Euphrosyne. C’est que tu as une qualité d’écoute particulière ! »

Je ne me connaissais pas cette qualité. C’est bien, les qualités. Toute qualité a son revers pourtant… Celui de l’écoute assortie d’une grande empathie, c’est de faire l’éponge à tous les tracas, les soucis, les problèmes, les ennuis, les états d’âme, etc. de son entourage professionnel, amical, familial…

Ça en fait du monde ! Ça en fait des heures Lire la suite

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Le B.A. – BA sur le choc toxique

Non, ce n’est pas un blog santé et mon propos aujourd’hui n’a pas de valeur médicale. C’est encore une fois mon expérience mais il me semble important de la partager.

D’abord, le « choc toxique », c’est quoi ?

Dit comme ça, ça fait un peu science-fiction ou film catastrophe. En fait, c’est un syndrome dont on entend parler pour la première fois avec l’arrivée des premières règles. Alors on se questionne sur les tampons et il y a quelqu’un pour vous dire avec un air mystérieux et à voix basse : « il faut faire attention au choc toxique… »

Ça a peut-être évolué (j’espère), mais c’était comme ça pour moi, il y a 25 ans ^^

Finalement, la présentation est restée succincte : il ne faut pas garder un tampon plus de 6 à 8 heures sinon, tu risques Lire la suite

Le pied sur lequel il faudrait danser

Il y a ces moments si rares où le soleil brille, le vent dans les voiles et certains efforts qui portent leurs fruits,… Le verre à moitié plein. Et puis d’autres, ceux où la pluie semble ne jamais vouloir cesser de tomber, les soucis récurrents, butés, des nouvelles et des propos qui blessent,… Le verre à moitié vide.

Objectivement, rien n’a vraiment changé. Même que peut-être fondamentalement, les choses vont mieux. Alors pourquoi ? Pourquoi ne penser qu’à ce texto qui n’arrive pas ? Pourquoi avoir arrêté d’écrire ? Pourquoi se sentir découragée ?

Je suis sur le point de renoncer à Lire la suite

Les pierres fines

Il a débarqué comme une apparition : j’ai levé les yeux et il me toisait. J’ai senti mon sang subitement se réchauffer.

Puis, une fois relevée, j’ai croisé ses yeux. Vairons. Son regard m’a aussitôt traversée, déshabillée, atteint mon âme et sondé mes désirs les plus profonds.

Il a profité de mon étonnement pour tirer une balle de précision.

Avec son tir, une rafale de vent sur l’univers tout entier. Les cheveux se soulèvent. Les poumons se remplissent. Les nuages s’écartent. La teinte du monde sature.

L’éclat du soleil soudain plus intense.

L’instant d’après, le souffle retombe. Sous le choc, la balle s’est logée à la périphérie de mon cœur. Là où ça fait mal mais où ça ne tue pas.

Elle est là : bleue et verte, ronde et lisse, minuscule. Une turquoise dense et lumineuse.

Pour le moment, elle me gêne, coupe un peu ma respiration quand les pensées s’agrègent autour d’elle, pèse dans ma poitrine à chaque fois que j’essaie de projeter mon regard plus loin et d’inspirer plus profondément.

Mais je sais qu’un cal se formera insensiblement autour d’elle, à chaque inspiration plus dur. A chaque expiration, plus souple. Finalement assimilé, il structurera la forme spécifique de mon âme.

Un cailloux de plus sur mon sentier.

Les mots

Le blog se tait. Alors que mon cœur vibre à chaque instant de tout ce que je pourrais dire mais ne sors pas.

Pourtant des mots, il y en a. Mon stock de brouillons bruisse même d’une existence propre. Tout un monde en gestation ou en putréfaction, pleins de sujets avortés, ébauchés, oubliés. Mon âme par bribes de moments consignés à la va-vite.

Et puis, des mots de chaque jour et ces livres formidables : le dernier tome d’Elena Ferrante. Perplexe de la double lecture. Yasmina Kadra et ses anges morts de nos blessures : des larmes rondes et lourdes tombées sur mes mains dans le métro à la lecture des derniers paragraphes. Clémence Debré, Play-Boy, avalé d’une traite, reçu comme un uppercut.

Et les mots fléchés. Toujours. Jamais rassasiée.

Les mots surtout de cette lettre qui, pour une fois, n’a pas fini sur le blog mais dans la boite aux lettres de son destinataire. Stupéfaction partagée. Ebahie encore de l’effet de ces mots dans la vie réelle. Entre toute puissance et terreur. Contradiction.

De ces autres mots aussi, échangés par mail avec le fantôme d’une autre vie. L’esquisse des possibles émerge des nimbes de mes regrets. Comme un univers sombre immense qui se découvre attirant comme un trou noir.

En travers de tout ça, les mots d’un récit dense et vital qui peinent à s’empiler.

Des mots en nuées dans ma tête qui s’écrasent parfois sur le blog et parfois ne trouvent pas la sortie. Des mots qui me portent ou m’enfoncent. Des mots et des concepts trop abstraits pour mon cœur. Une énergie contenue et sa déflagration violente.

La vie en caractères taille 72.

J’ai tout déchiré !

Le manque de confiance en moi est une marque de fabrique. Je crois que c’est d’ailleurs une des lignes rouges de ce blog, comme celle de ma vie et de mes choix.

Dans le travail comme dans tout le reste, je me fais le plus souvent discrète, je n’affirme jamais, m’y reprends toujours à deux fois, ou à mille. Je n’avance jamais un argument sans l’avoir consolidé au préalable et je finis souvent par m’écraser dans les débats et passe alors illico du rang d’ingénieure à celui de secrétaire : « Tu nous feras un petit compte-rendu de tout ça, hein, Euphrosyne ?!? »

Cela me cause bien des torts puisque j’exerce une profession où le faire-savoir peut s’avérer plus utile encore que le savoir-faire…

Pourtant, je suis compétente. Dans mon domaine d’expertise, je peux sans rougir affirmer que je suis efficace, synthétique et claire. Mes résultats donnent toujours satisfaction et là où je suis souvent oubliée, je tiendrais pourtant honnêtement une place d’experte. Lire la suite

Le même sourire mais l’envie en moins

Quand je l’ai rencontré, ses cheveux étaient un peu trop longs et de magnifiques boucles dorées se dessinaient au soleil de son sourire radieux. Un air bohème.

Je l’ai trouvé beau, sûr de lui, arrogant presque.

Puis je l’ai découvert rassurant, plein de doutes, ambitieux, artiste.

Je vois quand ses yeux se posent sur moi une admiration hésitante.

Je me rappelle cet instant si

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Se voiler la face

Mon blog parle pour moi : je ne vais pas bien.

Je traverse une période émotionnellement complexe. Je suis perdue dans les considérations philosophiques et existentielles. Je suis égarée dans une confusion de sentiments inextricables.

Je suis au fond du trou.

Mais ce que je laisse sur le blog, je ne suis pas capable de le montrer « en vrai ».

Quand je suis seule, mes yeux se remplissent de larmes, je sens mon visage se défaire, mes traits se tirer et mon regard s’assombrir à mesure que mes cogitations font osciller mes neurones. Mon ventre brûle d’anxiété. Ma posture s’affaisse. Je m’effondre lentement en moi-même.

Mais dès que je rentre dans une pièce occupée ou que Lire la suite

Citation éphémère #9

Au-delà d’un certain seuil, d’une certaine durée, on n’est plus rien, à part ce corps qui souffre.

Plus d’idées, de patience, d’envie de se marrer.

Quand on a vraiment mal, on n’a même plus d’endroit où pouvoir se réfugier.

On est exproprié.

Marie-Sabine ROGER.

Bon rétablissement

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