Le retour à la vie normale

Quelle semaine !

Commencée sur le pied de guerre dès lundi matin à l’aube, j’ai même été la première à commenter la récolte pour ce texte savamment orchestrée par Emilie.

Traverser la ville de part en part, flanquée d’un enfant, pour rattraper les divers rendez-vous annulés pendant le confinement : l’éclair jaune réfléchissant que vous avez vu griller tous les feux sur son vélo, c’était moi ! Pas moyen de risquer un retard mais je reste prudente, promis.

Terminer de mettre en boite tous ces abricots que le début d’été nous a donné : encore 4 pots de confiture et nous voilà sucrés pour l’hiver 🙂

Préparer les bagages (et ronger ainsi la majeure partie de mon temps libre) : faire des lessives, découvrir des piles de vêtements trop petits, courir acheter de maillots de bain, plier, ranger, zipper.

Ralentir pour les amis : une belle soirée partagées autour d’un apéro et de galettes confectionnées avec diligence par mon inséparable. Et au passage, se faire dévorer les mollets par des moustiques affamés.

S’inscrire à une formation de prof de yoga : c’est peut-être un coup de tête ou un remède à cette folle vie qui ne me laisse pas une minute ? L’avenir me le dira.

Et finir, dans la précipitation, par ficeler ce billet – en retard donc. La boucle est bouclée.

Ouf ! Les vraies vacances peuvent commencer…


C’était ma participation aux plumes chez Emilie, retrouvez les textes des autres participants ici.

Mes précédentes participations sont ici.

Leur sélection de podcasts enfants (4 – 8 ans)

Aujourd’hui, un billet spécial grandes vacances ! Avis aux parents, je vais vous donner la meilleure astuce de l’année pour avoir LA PAIX !

La liste ci-dessous, c’est la garantie de passer des moments calmes et silencieux et, depuis le confinement, c’est même devenu un véritable rituel du début d’après-midi. Mes enfants {qui sont pourtant TOUJOURS réticents pour mettre leurs chaussures, passer à table, se laver les mains, s’habiller, etc.} se précipitent dans leur chambre dès qu’ils entendent le générique de leurs émissions préférées : un pipi, on enlève le pantalon, on se glisse sous les draps et c’est parti pour une heure de bonheur !

Les dents et dodo

les dents et dodo podcast BFM TVLe format de ce podcast est pensé pour accompagner le brossage des dents : 3 minutes pendant lesquelles on apprend pleins d’histoires vraies, parfois liées à l’actualité, parfois loufoques, toujours amusantes. Les enfants apprennent vraiment plein de choses avec un vocabulaire adapté et un niveau de contextualisation. correct pour des petits.

Maintenant, les enfants nous expliquent régulièrement des anecdotes étonnantes auxquelles nous réagissions – au début – avec des « nooon ! vraiment ? tu crois ? tu as bien compris ? » et bien oui, ils comprennent et ils adorent !

Au passage, le narrateur répète Lire la suite « Leur sélection de podcasts enfants (4 – 8 ans) »

Ces petits riens auxquels on s’accroche pour retenir le temps

Ces jours-ci, je suis seule à la maison (et en plus, je suis dans la phase lutéale de mon cycle hormonal…) donc le hamster tourne à pleine vitesse dans sa roue !

Lorsque je cogite intensément, je finis irrémédiablement par tourner autour des questions de rangement de la maison, de tri des placards engorgés et de l’organisation des divers objets qui nous encombrent.

(ranger autour de soi quand il est difficile de ranger à l’intérieur de soi, me dira-t-on…) 

J’ai déjà fait énormément de tri dans les dernières années et on respire beaucoup mieux (d’autant que notre surface de vie a presque doublée grâce à un déménagement Paris – Province !) mais malgré mes efforts, je nous trouve toujours envahis d’objets inutiles….

Et le pire dans tout ça ?

Les vêtements trop petits, les jouets de bébé, le matériel de puériculture… 4 ou 5 gros bacs en plastique de fringues, 2 énormes cartons, un lit à barreaux et un parc, une table à langer, une poussette, etc. encombrent encore notre garage.

Se débarrasser de tout ça, c’est faire le deuil du troisième enfant. Non que j’ai envie d’en avoir un : pour diverses raisons, je pense sincèrement que nous nous arrêterons là.

D’abord, nous avons eu une fille et un garçon. Cela ne génère donc aucune frustration (la féministe en moi grince un peu des dents mais c’est dit…).

Maintenant, je suis terrassée par l’idée que faire des enfants est mauvais pour notre planète et Lire la suite « Ces petits riens auxquels on s’accroche pour retenir le temps »

L’affaire du vinaigre blanc

Parmi mes produits de prédilection (en cuisine, en ménage), le vinaigre blanc est sûrement mon incontournable ! Je l’utilise partout, tout le temps et je ne saurais plus m’en passer.

J’ai déjà parlé de ma passion récente pour le marc de café mais là, c’est autre chose : le vinaigre blanc, ça fait plus de 10 ans que ça dure !

  1. Anticalcaire

Bon, ok, je partais de loin… mais, à l’époque, j’utilisais un produit commercial assez cher qui se présente sous forme de liquide gélifié et qui ne donne pas de résultats fantastiques 😦 Je ne sais plus qui m’a présenté le vinaigre blanc mais la révélation fût  immédiate : pour quelques centimes (ou quelques francs en ces temps reculés, je ne sais plus) et en quelques minutes, j’ai réussi à détartrer efficacement ma robinetterie, mes verres ternis par le lave-vaisselle, la bouilloire, etc.

Une anecdote d’ailleurs : un matin, mal réveillée, je titube jusqu’à ma bouilloire pour préparer un thé. Je la soulève, perçois à son poids qu’il y a suffisamment d’eau pour ma tasse et lance le chauffage. Tasse, sachet de thé ébouillanté, je me carre confortablement dans mon canapé quand Pouah !

Je crache, tousse, peste… Le thé au vinaigre blanc macéré toute la nuit pour Lire la suite « L’affaire du vinaigre blanc »

Pandore avait une boite

Lorsque Pandore débarqua chez Epiméthée, sous son châle de soie jaune, elle ne portait qu’une boite (une boite en carton scotchée sur toutes ses faces) confiée par Hermès à ses bons soins.

Elle ignorait pourquoi Zeus l’avait créée (elle et sa boite) et pourquoi il avait concédé cette union au frère de Prométhée – qu’il semblait pourtant exécrer : elle était belle et douce, habile et mélomane, cette transaction ressemblait davantage à un cadeau !

Tous les dieux avaient salué son départ, un petit air de satisfaction plaqué sur le visage : leur création plaisait au chef et l’équipe au complet s’était congratulée lorsque Pandore était sortie de glaise des mains d’Héphaïstos.

Aucun d’eux ne lui avait expliqué son rôle ni les enjeux de ce mariage. Mais elle avait surpris une conversation mentionnant le vol du feu par Prométhée et la rage dans laquelle Zeus était plongé depuis. Elle était rusée et ne manquerait pas de trouver le lien entre ces événements…

Il faudrait interroger Epiméthée pour comprendre ce qui l’avait poussé à accepter cette offre alors que Prométhée lui avait fait jurer de refuser le moindre geste de Zeus, fut-il décoré de pâte à sucre. Celui-là serait facile à contraindre : sa plus grande faiblesse n’était pas dans la béquille qui servait à soutenir une jambe blessée mais dans son désir violent pour la jeune fille.

Découvrir le contenu de la fameuse boite serait plus difficile maintenant que son époux l’avait confisquée et dissimulée dans ses appartements. Elle songea qu’à la nuit venue, elle pourrait fureter à sa guise : il suffirait de ses charmes et d’un charme pour épuiser le bonhomme et d’un outil adéquat pour ouvrir n’importe quelle porte !

Sa curiosité (savamment attisée par Hermès au moment de sa création) était telle que rien ne semblait pouvoir lui résister. Parvenue à ses fins, elle libéra le secret : une vengeance totale faite de tous les maux de l’humanité.

La Maladie, les Conflits, la Faim, la Misère, les Péchés, la Vieillesse, les Douleurs, la Passion, les Folies et l’Orgueil.

Pandore se jeta sur le carton pour tenter de retenir l’évasion de ces malheurs. En vain. De ses délicates mains blanches, elle venait d’oppresser l’humanité pour l’éternité.


 

C’est ma participation aux ‘Plumes’ chez Emilie.

Retrouvez ma précédente participation ici.

La sensibilité du sicaire

L’écho du grincement de la porte rebondit sur les meubles dodus, les bibelots colorés, les tapis épais et les cadres par milliers.

Alex observa quelques instants Ma en train de fleurir son capharnaüm, fredonnant l’ouverture 1812 de Tchaïkovsky (sa vénération pour ce compositeur dépassait l’entendement) : ses gestes ralentis par la sécheresse de l’été qui n’en finissait pas, le cliquetis des heures inexorables, la peine des êtres chers perdus il y a longtemps, le manque d’amour et de compagnie, la vieillesse. Une vie entière s’étalait là, dans cet amoncellement de tristesse poussiéreuse, dans l’effort payé à chaque souffle, dans la musique qui berçait ses mouvements las.

Le reflet du visage de Ma (un miroir fissuré encadré par un portrait de clown et un paysage de montagne) percuta la rétine d’Alex et une larme coula sur sa joue.

Le mandataire connaissait-il le lien si fort qui les unissait ?

Trop tard. Il tira une balle dans la nuque de la vieille. Son salaire parait les mouchoirs et les remords.


des mots une histoire olivia billingtonC’est ma participation au rendez-vous de Olivia Billington : Des mots, une histoire : une sélection de mots (en gras) à recaser dans un texte de fiction.

Cliquez sur le logo pour aller sur son site 😉

Retrouvez mes précédentes participations ici.

Et celles des autres blogueur.se.s .

Communication parent-enfant : 5 astuces pour revenir aux fondamentaux

La période que nous venons de traverser (et que nous traversons encore) nous a confronté à nos enfants : H24, semaines complètes, enseignement compris. J’imagine que peu de parents ont signé pour ça ! En tout cas, pas moi… Et s’il y a une chose en laquelle je crois profondément, c’est l’adage qui dit que

« il faut tout un village pour élever un enfant ».

Cela pose souvent des cas de consciences : les gens qui nous entourent, ceux auxquels on est susceptibles de confier nos enfants, ne cochent pas nécessairement toutes les cases (bienveillance, tolérance, ouverture d’esprit, patience, etc.). Et pourtant, j’ai fini par me résigner à laisser mes enfants se faire leur propre opinion. D’abord parce que je suis loin d’être parfaite et que les laisser s’éloigner me permet de recharger les batteries et de revenir meilleure.

Ensuite parce qu’il s’est agi très vite – en ce qui me concerne – de les confier à leurs grands-parents : en y réfléchissant bien, j’ai crains que l’effet papillon d’une rupture avec eux serait une idéalisation future de la part de mes enfants pour leur aïeux bien-aimés…

Ensuite, aussi parce que le choix des nounous se fait en quelques minutes alors que les enfants passent avec elles des journées entières et finalement, parce que j’ai choisi l’école publique avec son cortège d’avantages et d’inconvénients…

Le fait est que je me rends compte que certaines attitudes que je réprouve chez les adultes qui les accompagnent sont identifiées, analysées et discutées en famille et apportent finalement beaucoup de choses à leur éducation !

Bref, le fait est que le village a été confiné et que nous avons dû faire face à leur éducation à 100% pendant 7 semaines…

Il y a eu des jours où j’ai trouvé ça dur, très dur.

Dans ces cas-là, j’essaie de reprendre les basiques, ces « astuces » que j’ai glanées depuis que je suis

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Ma gueule de bonne poire

J’ignore pourquoi mais j’ai comme un plan de Paris imprimé sur mon visage… Il se passe rarement une sortie sans que quelqu’un m’interpelle pour me demander une indication !

Au fond, ça ne me dérange pas du tout, hein. Bien au contraire même : j’aime plutôt rendre service, il se trouve que j’ai plutôt un bon sens de l’orientation et que j’aurai souvent la réponse à votre question 🙂

Mais le problème se situe ailleurs : sur le mode d’interpellation même. J’ai déjà été interrogée dans toutes les situations : avec les Lire la suite « Ma gueule de bonne poire »

Lola Lafon – La petite communiste qui ne souriait jamais #lecture

Ce livre m’a fascinée. Je ne savais pour ainsi dire rien de Nadia Comanesci. J’ai passé des heures à chercher des vidéos sur YouTube, des photos, des portraits. Comme je ne voulais pas déflorer le roman, je n’ai pas cherché d’autres sources pour comprendre sa vie… mais je vais m’y atteler de ce pas !

L’écriture de Lola Lafon est multiple. Généralement très fluide, le livre se lit rapidement. Certains passages sont plus obscurs : on ressent l’intention de montrer la confusion des personnages, les moments de doutes et le trouble des sentiments. En ce sens, c’est réussi mais j’ai souvent buté sur ces extraits qui ont nécessité 2 voire 3 lectures successives.

L’auteur excelle dans la description du régime communiste et surtout de la vie ordinaire sous un régime communiste. Elle ne juge pas, ne caricature pas, ouvre des perspectives et met en lumière, en creux, toute l’ambivalence de notre propre société. Une mise en abîme fictive – faite d’échanges téléphoniques avec l’héroïne – permet de pointer habilement du doigts les excès partagés.

Le sujet de l’image féminine se dessine en filigrane tout au long du roman. Encore une fois, l’auteur n’élude pas les difficultés : on perçoit le désir malsain du corps de l’enfant  au travers du prisme opaque du dégoût du corps de la femme. C’est gênant, c’est ambiguë, c’est écœurant.

Ce livre est une réussite. Je ne connaissais pas Lola Lafon, je la recommande !


Aujourd’hui, je vous propose 2 bonus 🙂

Pour entendre ma voix, un court extrait de lecture en cliquant sur le logo juste ici :

euphrosyne_lit_minicast.jpg

Et quelques images de ses performances sportives :


Et si l’expérience audio vous a plu, n’hésitez pas à me le faire savoir 🙂

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