Etre un père et une mère en temps de confinement… un défi ?!

Quand le confinement a commencé, je me suis spontanément tournée vers le bien-être de mes enfants : les occuper, les nourrir, leur expliquer, les défouler, faire la classe, trouver des jeux, etc.

Tout ça en télétravail !

Autant dire que ça n’a pas été optimal tout de suite…

Pendant que j’essayais de rassembler toute ma patience autour de la table du salon (un espace-école, un emploi du temps structuré, des activités par milliers, une imprimante accessible, des feutres, 2 paires de ciseaux et de la colle…) , mon inséparable a essayé de son côté de continuer à bosser comme si de rien n’était. Ils nous a aménagé deux bureaux confortables sommaires avec une demi-table d’appoint, une table de jardin et 2 chaises du salon : lui dans notre chambre, moi dans la chambre d’amis (entre les piles de linge à plier et les sacs de linge sale, comme ça, si je m’ennuie…).

Il y a un truc que je dois avouer aussi : j’ai une légèrement tendance maniaque… C’est une des raisons qui m’avaient fait vriller à l’issue de mon congé parental d’ailleurs : lorsque je reste « trop » chez moi, les moutons de poussière prennent la taille d’éléphants d’Asie, les coulures de sauce tomate sur le buffet de la cuisine se tentent de sang, les toiles d’araignées semblent prêtent à m’emprisonner, etc.

Je dois également avouer que faire 3 à 4 repas par jours me gonfle prodigieusement : trouver une idée, cuisiner, mettre le couvert, débarrasser… parce que les petit-déjeuner et goûter sont aussi des épreuves de force (noooooooon ! j’ai déjà eu des pains au lait hier matin !!!… j’aimeuh pas les barquettes à la fraise, je veux celles au chocolat !!!) …et puis voir inévitablement les innombrables miettes sous la table se mettre à ramper vers moi d’un seul mouvement, leurs dents acérées ouvertes sur un sourire sadique !

Bref, je ne suis pas tout à fait ce qu’on appelle une « femme d’intérieur ».

En revanche, je veux ce qu’il y a de mieux pour mes enfants et en ces temps de confinement, il n’y a pas vraiment le choix…

Seulement, alors que le déjeuner était en train de mijoter, après une heure d’école, une lessive (étendue), quelques activités musicales et Lire la suite « Etre un père et une mère en temps de confinement… un défi ?! »

Avoir des enfants, c’est apprendre la tolérance de l’intérieur

Je crois avoir toujours été plutôt tolérante et assez ouverte d’esprit. Tout est dans la nuance… En effet, mon éducation a infiltré en moi tout un tas de préjugés crasses dont je n’avais pas forcément conscience.

Mais le jour où ma fille est née, j’ai été électrocutée par cette idée : je l’aimerai (je dois l’aimer) quoi qu’il advienne.

Et surtout : elle deviendra une personne autonome, différente, unique qu’il me faudra aimer avec toutes ses imperfections et tous mes préjugés.

C’est inconditionnel et infini.

Ce n’est pas comme prétendre qu’on n’est pas raciste parce qu’on a un ami noir.

Ça part des tripes et c’est immense.

Par exemple, elle sera peut-être grosse.

J’ai j’avais une énorme

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Interruption du trafic

En septembre 2015 et sous le même titre, je publiais sur un autre blog (aujourd’hui fermé) les mots suivants :


Ce matin, aux infos : des migrants se sont introduits dans le tunnel sous la Manche. 6 trains ont été immobilisés ou déroutés. Le trajet de plusieurs centaines de personnes a été perturbé… Et alors ?

Quelle indécence ! Que sont ces quelques heures de patience, une nuit hors de chez soi ou un voyage annulé face à une vie de souffrance et de misère, un déracinement total et définitif ?

On fait témoigner des passagers qui osent déclarer avoir frôlé l’émeute… Vraiment ? Ils se seraient révoltés pour porter assistance à ces pauvres hères désincarnés ? Non. Et rassurons-nous, eux n’auront pas Lire la suite « Interruption du trafic »

Se blesser en pratiquant le yoga, c’est possible…

J’ai déroulé ma première salutation au soleil il y a presque 20 ans. Ma pratique a été (comme tout le reste, je dirais…) aléatoire. Au gré du temps disponible, des autres centres d’intérêts, des atomes crochus avec les profs, du niveau de stress à juguler…

J’ai aussi vu le public changer : réduit à quelques élu(miné).es au début, il s’est diversifié et considérablement développé. Différentes variantes se sont également répandues : au début, je trouvais seulement des enseignements de Hatha Yoga puis j’ai vu fleurir des cours de Ashtanga, Vinyasa, Yin, etc. A chaque pratiquant sa pratique, à chaque commerçant, son slogan…

Oui, c’est un peu dommage mais le yoga est vraiment devenu un business et là où j’entendais surtout ressourcement, je vois maintenant beaucoup de recherche de performance. Le phénomène me semble d’autant plus accentué que, avec l’engouement généralisé, l’âge moyen des professeurs a considérablement baissé et leur capacité de démonstration de force et de souplesse augmenté de façon (logiquement) inversement proportionnelle !

J’ai commencé avec des professeures plutôt âgées qui avaient souvent baroudé de longues années en Inde, attentives autant à l’introspection qu’aux effets bénéfiques sur le corps. J’assiste maintenant parfois les cours de professeur/es bien plus jeunes que moi qui ressemblent parfois davantage à des contorsionnistes qu’à de vieux/lles sages !

Je ne leur jette pas la pierre : devenir enseignant de yoga est un chemin et je ne doute pas que leurs capacités remettent le moins du monde en cause leur sincérité. Ce qui m’inquiète un peu plus, c’est de voir des néophytes tenter Lire la suite « Se blesser en pratiquant le yoga, c’est possible… »

Zéro déchet : peut-on espérer que les gens se compliquent la vie ET paient (beaucoup) plus cher ?!

Je voudrais amorcer ma transition vers le zéro déchet.

En terme d’écologie, j’ai encore beaucoup à faire mais j’ai de profondes convictions (et aussi beaucoup d’angoisses) quant à notre responsabilité et notre impact sur l’environnement.

J’essaie (en vrac) de manger moins de viande, de prendre le train plutôt que l’avion, de me déplacer en vélo, de limiter le plastique, de recycler, de consommer local, etc.

Et puis, je voudrais significativement réduire mes déchets alors je me renseigne.

La première chose à faire : se procurer une gourde. Facile, je l’ai déjà fait depuis des années. Nous avons des gourdes de toutes dimensions dans la maison : chacun la sienne, mini format pour les enfants, design pour la mienne, grande contenance pour les sorties familiales.

Shampoing solide, déo fait maison, débarbouillettes en tissus, j’ai déjà adopté pas mal d’astuces faciles, économiques et pratiques. J’ai également toujours un sac sur moi au cas où j’aurais besoin de faire une course imprévue.

Mais maintenant, je voudrais passer à la vitesse supérieure et faire des courses zéro déchet. Ce qui signifie en résumé : Lire la suite « Zéro déchet : peut-on espérer que les gens se compliquent la vie ET paient (beaucoup) plus cher ?! »

Nos enfants vivront comme nos grands-parents (ou l’art de se lever la nuit pour aller faire pipi)

Je ne sais plus qui m’a dit ça : « nos enfants vivront comme nos grands-parents ». La remarque est passée et si elle ne m’a pas laissée de marbre, je n’ai pas pour autant percuté tout de suite.

Et puis je suis partie quelques jours pratiquer le yoga dans un magnifique coin de la Drôme : habitat “naturel” (cabane en bois, tente de trappeur ou tipi), poêle à bois pour le chauffage, bassine et broc à remplir au chalet central (le puits) pour le lavage des mains, du visage, des pieds et… toilettes sèches ! Le comble de la tendance.

J’y étais.

J’ai grandi dans un milieu modeste à la campagne. La vraie campagne. Pas une maison à perte de vue. Pas de bruit de voiture mais le chant du coq qui brise la quiétude du sommeil dès l’aube. Pas celle qui leur fait dire “moi, tu sais, j’ai grandi en maison, j’étouffe en appartement”. La campagne profonde qui t’oblige à prendre la voiture pour acheter une baguette de pain, rouler longtemps pour atteindre l’école, solliciter un chauffeur dès que tu as besoin de faire quoi que ce soit et moins de 18 ans. Celle que j’ai désertée avec bonheur. Lire la suite « Nos enfants vivront comme nos grands-parents (ou l’art de se lever la nuit pour aller faire pipi) »

Tout effacer et recommencer (à chaque fois)

Revenir sur ce blog est à chaque fois un peu douloureux, à chaque fois un peu plus douloureux.

Laisser en jachère ce bout de moi qui a tant vécu : des soirées de griffonnages (comment dire griffonnage numérique ? tapotage ? me fait davantage penser à une séance de massage… mes scribouillages seraient-ils un massage de l’âme ? l’idée me plait !), des efforts soutenus pour comprendre les secrets du blogging, des heures de connexion sur les réseaux, des amitiés virtuelles espérées et avortées, des dizaines de brouillons laissés à l’abandon, la flamme de l’écriture encore vacillante étouffée par manque d’oxygène…

J’aime écrire (avec ou sans lecteurs, cf. les centaines de pages constellées d’une écriture fine et furieuse, les innombrables journaux et carnets entamés et délaissés, retrouvés au fond d’un carton de déménagement). J’aime fouiller mon Lire la suite « Tout effacer et recommencer (à chaque fois) »

Pré-révolution

Alors voilà, j’ai marché le 24 contre toutes les violences sexistes et sexuelles. C’est cool.

Mais comme je ne fais jamais rien sans cogiter à 200 000, après 3 h de marche, je n’étais plus tout à fait la même qu’avant…

(Si bien que ça m’a donné envie de revenir ici !)

Il y toujours la question de l’adhésion à l’entièreté de la cause, quand on manifeste. En quoi est-on légitime à se sentir solidaire de ceux avec qui on marche ?

J’ai besoin d’être 100% en phase sinon, je n’y vais pas. Autant dire que je n’y vais pas souvent…

En l’occurrence, je me sentais en phase. Alors j’ai marché.

Mais face aux slogans et aux discours, je me suis bien rendue compte que ma confrontation au sexisme n’est pas brutale. En effet, je n’ai jamais eu à me débattre pour éviter un rapport sexuel et je n’ai jamais été giflée.

En revanche, je ressens chaque jour des injustices et des violences liées à mon genre, davantage liées à des constructions sociales. Parce que s’il n’y a pas besoin d’user de force pour obtenir de moi de quelconques faveurs sexuelles, c’est qu’il suffit de jouer sur n’importe quelle fibre de culpabilité pour m’obliger.

C’est aussi dans le boulot, sans arrêt. J’évolue dans Lire la suite « Pré-révolution »

Le B.A. – BA sur le choc toxique

Non, ce n’est pas un blog santé et mon propos aujourd’hui n’a pas de valeur médicale. C’est encore une fois mon expérience mais il me semble important de la partager.

D’abord, le « choc toxique », c’est quoi ?

Dit comme ça, ça fait un peu science-fiction ou film catastrophe. En fait, c’est un syndrome dont on entend parler pour la première fois avec l’arrivée des premières règles. Alors on se questionne sur les tampons et il y a quelqu’un pour vous dire avec un air mystérieux et à voix basse : « il faut faire attention au choc toxique… »

Ça a peut-être évolué (j’espère), mais c’était comme ça pour moi, il y a 25 ans ^^

Finalement, la présentation est restée succincte : il ne faut pas garder un tampon plus de 6 à 8 heures sinon, tu risques Lire la suite « Le B.A. – BA sur le choc toxique »

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