Le retour à la vie normale

Quelle semaine !

Commencée sur le pied de guerre dès lundi matin à l’aube, j’ai même été la première à commenter la récolte pour ce texte savamment orchestrée par Emilie.

Traverser la ville de part en part, flanquée d’un enfant, pour rattraper les divers rendez-vous annulés pendant le confinement : l’éclair jaune réfléchissant que vous avez vu griller tous les feux sur son vélo, c’était moi ! Pas moyen de risquer un retard mais je reste prudente, promis.

Terminer de mettre en boite tous ces abricots que le début d’été nous a donné : encore 4 pots de confiture et nous voilà sucrés pour l’hiver 🙂

Préparer les bagages (et ronger ainsi la majeure partie de mon temps libre) : faire des lessives, découvrir des piles de vêtements trop petits, courir acheter de maillots de bain, plier, ranger, zipper.

Ralentir pour les amis : une belle soirée partagées autour d’un apéro et de galettes confectionnées avec diligence par mon inséparable. Et au passage, se faire dévorer les mollets par des moustiques affamés.

S’inscrire à une formation de prof de yoga : c’est peut-être un coup de tête ou un remède à cette folle vie qui ne me laisse pas une minute ? L’avenir me le dira.

Et finir, dans la précipitation, par ficeler ce billet – en retard donc. La boucle est bouclée.

Ouf ! Les vraies vacances peuvent commencer…


C’était ma participation aux plumes chez Emilie, retrouvez les textes des autres participants ici.

Mes précédentes participations sont ici.

Ces petits riens auxquels on s’accroche pour retenir le temps

Ces jours-ci, je suis seule à la maison (et en plus, je suis dans la phase lutéale de mon cycle hormonal…) donc le hamster tourne à pleine vitesse dans sa roue !

Lorsque je cogite intensément, je finis irrémédiablement par tourner autour des questions de rangement de la maison, de tri des placards engorgés et de l’organisation des divers objets qui nous encombrent.

(ranger autour de soi quand il est difficile de ranger à l’intérieur de soi, me dira-t-on…) 

J’ai déjà fait énormément de tri dans les dernières années et on respire beaucoup mieux (d’autant que notre surface de vie a presque doublée grâce à un déménagement Paris – Province !) mais malgré mes efforts, je nous trouve toujours envahis d’objets inutiles….

Et le pire dans tout ça ?

Les vêtements trop petits, les jouets de bébé, le matériel de puériculture… 4 ou 5 gros bacs en plastique de fringues, 2 énormes cartons, un lit à barreaux et un parc, une table à langer, une poussette, etc. encombrent encore notre garage.

Se débarrasser de tout ça, c’est faire le deuil du troisième enfant. Non que j’ai envie d’en avoir un : pour diverses raisons, je pense sincèrement que nous nous arrêterons là.

D’abord, nous avons eu une fille et un garçon. Cela ne génère donc aucune frustration (la féministe en moi grince un peu des dents mais c’est dit…).

Maintenant, je suis terrassée par l’idée que faire des enfants est mauvais pour notre planète et Lire la suite « Ces petits riens auxquels on s’accroche pour retenir le temps »

L’affaire du vinaigre blanc

Parmi mes produits de prédilection (en cuisine, en ménage), le vinaigre blanc est sûrement mon incontournable ! Je l’utilise partout, tout le temps et je ne saurais plus m’en passer.

J’ai déjà parlé de ma passion récente pour le marc de café mais là, c’est autre chose : le vinaigre blanc, ça fait plus de 10 ans que ça dure !

  1. Anticalcaire

Bon, ok, je partais de loin… mais, à l’époque, j’utilisais un produit commercial assez cher qui se présente sous forme de liquide gélifié et qui ne donne pas de résultats fantastiques 😦 Je ne sais plus qui m’a présenté le vinaigre blanc mais la révélation fût  immédiate : pour quelques centimes (ou quelques francs en ces temps reculés, je ne sais plus) et en quelques minutes, j’ai réussi à détartrer efficacement ma robinetterie, mes verres ternis par le lave-vaisselle, la bouilloire, etc.

Une anecdote d’ailleurs : un matin, mal réveillée, je titube jusqu’à ma bouilloire pour préparer un thé. Je la soulève, perçois à son poids qu’il y a suffisamment d’eau pour ma tasse et lance le chauffage. Tasse, sachet de thé ébouillanté, je me carre confortablement dans mon canapé quand Pouah !

Je crache, tousse, peste… Le thé au vinaigre blanc macéré toute la nuit pour Lire la suite « L’affaire du vinaigre blanc »

Communication parent-enfant : 5 astuces pour revenir aux fondamentaux

La période que nous venons de traverser (et que nous traversons encore) nous a confronté à nos enfants : H24, semaines complètes, enseignement compris. J’imagine que peu de parents ont signé pour ça ! En tout cas, pas moi… Et s’il y a une chose en laquelle je crois profondément, c’est l’adage qui dit que

« il faut tout un village pour élever un enfant ».

Cela pose souvent des cas de consciences : les gens qui nous entourent, ceux auxquels on est susceptibles de confier nos enfants, ne cochent pas nécessairement toutes les cases (bienveillance, tolérance, ouverture d’esprit, patience, etc.). Et pourtant, j’ai fini par me résigner à laisser mes enfants se faire leur propre opinion. D’abord parce que je suis loin d’être parfaite et que les laisser s’éloigner me permet de recharger les batteries et de revenir meilleure.

Ensuite parce qu’il s’est agi très vite – en ce qui me concerne – de les confier à leurs grands-parents : en y réfléchissant bien, j’ai crains que l’effet papillon d’une rupture avec eux serait une idéalisation future de la part de mes enfants pour leur aïeux bien-aimés…

Ensuite, aussi parce que le choix des nounous se fait en quelques minutes alors que les enfants passent avec elles des journées entières et finalement, parce que j’ai choisi l’école publique avec son cortège d’avantages et d’inconvénients…

Le fait est que je me rends compte que certaines attitudes que je réprouve chez les adultes qui les accompagnent sont identifiées, analysées et discutées en famille et apportent finalement beaucoup de choses à leur éducation !

Bref, le fait est que le village a été confiné et que nous avons dû faire face à leur éducation à 100% pendant 7 semaines…

Il y a eu des jours où j’ai trouvé ça dur, très dur.

Dans ces cas-là, j’essaie de reprendre les basiques, ces « astuces » que j’ai glanées depuis que je suis

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Nos distractions en temps de confinement

Même si l’issue du confinement commence à se faire sentir, nous avons commencé à spéculer hier soir : « T’imagine si on était confinés et qu’on n’avait pas internet ?!? »

Euh, non, en fait… j’ai vraiment du mal à imaginer… mais oui, un peu : on lirait davantage, on ferait plein de jeux de sociétés, on se doucherait une seule fois par semaine, on s’éclairerait à la bougie…

En réalité, on a bien profité (et on profite encore, on ne compte pas revenir « au temps d’avant » du jour au lendemain…) de cette parenthèse pour ressortir de vieilles BD, remplir nos liseuses de nouveaux ouvrages, regarder de (trop ?) nombreuses séries, déballer le matériel de couture et de tricot, redécouvrir des merveilles de loisirs créatifs et ranger le fond de nos placards !

La lecture

Je lis, je lis, je lis… j’ai toujours un livre avec moi et je n’éteins jamais la lumière de ma lampe de chevet sans avoir parcouru quelques pages. J’ai toujours aimé lire et je ne suis jamais rassasiée.

Bien sûr, il y a les livres de recettes (puisqu’on pâtisse en famille et qu’on végétérianise la plupart de nos repas aussi) et les livres de jardinage. Il y a quelques revues et des BD. Il y a les livres de méditation et d’éducation. Il y a des livres sur les surdoués et des romans, des biographies, des autobiographies, des récits, des nouvelles,…

Des milliers de pages chaque année et encore davantage par les temps qui courent 🙂

Les jeux (de société)

Sans enfant, nous aurions passé beauuucoup de temps à jouer. C’est une activité qui nous rapproche et à laquelle nous ne nous adonnons jamais assez !

En réalité, les enfants sont trop petits pour les « vrais » jeux genre Seven Wonders, Race for the Galaxy ou Code Name (en vrac et au hasard) et quand ils sont couchés, on a un peu de mal à se motiver…

Alors disons que côté jeux, c’est plutôt 7 familles et Uno mais c’est déjà pas mal 🙂 En dehors de ça, on passe aussi un temps Lire la suite « Nos distractions en temps de confinement »

Notre première sortie #confinement

Parmi ce qui me caractérise le plus profondément, je pourrais citer les éléments suivants :

  1. Ma patience n’est pas sans limite (loin de là).
  2. J’aime passer du temps seule, complètement seule, dans le silence.
  3. J’aime sortir, être dehors, marcher, sentir l’air et le soleil sur ma peau.
  4. Je développe une phobie sociale de plus en plus marquée.

Dans l’absolu, la situation de confinement ne me déplaît donc pas : je ne vois personne d’autre que mon mari et mes enfants (4) tout en profitant d’un petit jardin ensoleillé (3)…

Oui, mais voilà, mes enfants… J’ai beau les aimer de tous les pores de ma peau, ils sont encore jeunes, collants, bruyants, éparpillés, etc. (attention 2 !) et puis surtout 1…

Alors quand on a appris que le confinement se prolongerait 4 semaines, j’ai soudainement dézoomé sur la situation et surtout observé mon petit deuz avec l’acuité de cette patience déjà bien érodée : il était à bout d’excitation si bien qu’il sautillait en permanence. En mangeant, en coloriant, sous la douche, sur les toilettes… et je ne parle pas des attaques à l’épée (en mousse), au pistolet (en doigts), de requin (avec ses vraies dents) sur sa sœur de préférence mais aussi sur son Papa ou moi !

J’avais déjà épuisé tous les exercices de gestion des émotions avec lui comme avec moi et j’en ai conclu qu’il ne restait qu’une chose à faire :

Sortir !

J’ai donc rempli consciencieusement les 3 attestations obligatoires, exigé des petits qu’ils se chaussent (mais où sont donc passées mes baskets ?) et nous avons franchi la porte de notre immeuble comme l’entrée d’un monde fantastique et mystérieux, encore inexploré…

Les enfants ont d’abord Lire la suite « Notre première sortie #confinement »

Info ou intox : le marc de café

Ici, les produits ont leur mode : il y a eu le bicarbonate, le vinaigre blanc, le citron et en ce moment, il y a le marc de café…

Cette préoccupation date d’avant le confinement et les risques de pénurie : c’est plutôt une idée de faire mieux avec moins, de moins polluer, d’utiliser ce que j’ai déjà plutôt que d’acheter… Loin de prétendre rentrer dans le moule étroit du « zéro déchet« , je pratique la politique des petits pas :

  • quand je termine un produit, je me demande s’il est vraiment utile que je le rachète
  • est-ce que je peux m’en passer ?
  • est-ce que je peux le remplacer par quelque-chose que j’ai déjà ?
  • si je conclus que je dois le racheter, est-ce que je peux trouver une version bio / avec impact environnemental plus faible ?
  • est-ce que je peux trouver un emballage non-plastique ?

Ainsi, de fil en aiguille, mon mode de consommation prend des chemins de traverse.

En ce moment, je focalise sur le marc de café. Notre cafetière moud le café et nous récupérons de belles galettes de poudre noire que je refuse de mettre à la poubelle : je pense aux impacts du sac en plastique qui les contient, du transport des poubelles, de leur incinération

Alors, primo, je réduis un peu ma consommation : les impacts écologiques de la culture, la production et le transport du café font débat et je juge nécessaire de limiter mon usage. Je le garde pourtant pour l’effet avéré de la caféine (bien supérieur à celui de la théine) sur les migraines et je n’ai pas renoncé à mon petit café matinal.

Néanmoins, je partage la cuisine avec mon inséparable (c’est-à-dire H24 en temps de confinement ^^) pour qui notre impact sur l’environnement est une préoccupation bien moins quotidienne et qui adore le café ! De ce fait, j’ai une quantité certaine de marc de café à écouler chaque semaine.

J’ai cherché sur le web comment en faire bon usage. On trouve du bon et du moins bon, on trouve des vertus cosmétiques, des idées pour la cuisine, des trucs pour le jardin et je n’ai pas forcément creusé pour savoir si ces recettes de grand-mère avait été scientifiquement testée (j’étais trop heureuse de trouver un moyen d’en faire quelque chose !). Aussi, j’en appelle à votre propre expérience et j’espère que vous me direz en commentaire quels sont vos propres astuces et ce qui fonctionne / ne fonctionne pas selon vous !

Exfoliant pour la peau

Une séance de gommage astringente de temps à autre : le marc de café remplace à merveille la bouteille en plastique qui traîne Lire la suite « Info ou intox : le marc de café »

Bien préparer son confinement

Je ne sais pas vous mais je l’avais vu venir ce confinement… La Chine d’abord mais c’était trop loin pour être complètement réaliste. Puis bim, l’Italie ! En quelques heures, le virus était au porte de notre pays. Sur notre terre, en Europe.

J’ai ressenti comme une vague inexorable qui allait nous emporter dans la tourmente. Et très tôt, j’ai commencé à psychoter sur l’issue que pourrait prendre cette situation : pendant les vacances de février, seule dans mon grand appartement, j’ai commencé à flipper sur la bouffe.

La nourriture (et le PQ)

Ni une ni deux, j’ai fait une grosse commande, essentiellement des conserves (et pas de PQ ^^) Il était encore « trop tôt » : mes collègues se sont bien gaussés à la cantine… mais au moins, mes placards étaient pleins et le supermarché a largement eu le temps de reconstituer le petit stock que j’avais prélevé. Quand l’anxiété a gagné mes concitoyens, je n’ai pas eu besoin d’aller prendre mon tour dans la file qui s’étendait jusqu’à l’extérieur du magasin ou déplorer les rayons vides… (sauf qu’on n’avait toujours pas racheté de PQ ^^)

Depuis, nous avons réussi à nous faire livrer 3 fois (avec du PQ la deuxième fois, ouf !) et on complète par des produits frais en provenance de la boutique de produit locaux située dans notre rue. L’approvisionnement est un peu irrégulier, les œufs manquent régulièrement (nous ne sommes manifestement pas les seuls à faire de la pâtisserie avec les enfants pour passer le temps 🙂 mais pas de pénurie pour le moment.

Note pour plus tard : avoir une poule. acheter un livre de desserts vegan.

Pourtant, les repas commencent sérieusement à se ressembler… J’ai un mal fou à trouver l’inspiration pour renouveler nos recettes alors je confie la mission à mon inséparable mais on retombe un peu sur les mêmes choses, surtout que passer 3 heures en cuisine – même si ça peut être agréable – n’est pas notre priorité.

En ce qui concerne le pain, centre ville oblige, nous sommes cernés par 4 boulangeries. Malgré tout, 2 d’entre elles ont dû fermer et les 2 autres ne sont ouvertes que le matin… Oui, ça fait bizarre quand on est habitué à pouvoir acheter du pain frais tous les jours jusqu’à 20h.

Les masques

J’ai aussi flippé assez tôt sur les masques : dès janvier, je me suis posée la question d’aller en acheter quelques-uns… Je suis anxieuse certes, lucide aussi il faut croire.

Seulement, alors que je m’apprêtais à passer à la pharmacie, j’ai rencontré (un soir au théâtre… oui, nous allions au théâtre en ce temps-là…) une soignante proche des milieux d’infectiologie à Lyon et elle a été assez péremptoire : en plus de devoir les utiliser selon un protocole contraignant, les masques chirurgicaux n’empêchent en rien d’attraper le virus.

C’était alors le seul bénéfice que j’y voyais, je n’ai pas acheté. J’ai compris aujourd’hui qu’elle avait certes raison, mais qu’un masque – même en tissu – permet d’éviter de se toucher le visage (les yeux, la bouche) et de projeter des trucs sur ton voisin.

De toute façon, laisse tomber : si j’avais débarqué au boulot avec ça en février, les collègues qui me prennent déjà parfois pour une allumée m’auraient envoyée direct me faire soigner !!!

Donc voilà, pas de masques et finalement, on l’a attrapé : je ne sais pas exactement par où il est passé mais le Coronavirus est Lire la suite « Bien préparer son confinement »

Etre un père et une mère en temps de confinement… un défi ?!

Quand le confinement a commencé, je me suis spontanément tournée vers le bien-être de mes enfants : les occuper, les nourrir, leur expliquer, les défouler, faire la classe, trouver des jeux, etc.

Tout ça en télétravail !

Autant dire que ça n’a pas été optimal tout de suite…

Pendant que j’essayais de rassembler toute ma patience autour de la table du salon (un espace-école, un emploi du temps structuré, des activités par milliers, une imprimante accessible, des feutres, 2 paires de ciseaux et de la colle…) , mon inséparable a essayé de son côté de continuer à bosser comme si de rien n’était. Ils nous a aménagé deux bureaux confortables sommaires avec une demi-table d’appoint, une table de jardin et 2 chaises du salon : lui dans notre chambre, moi dans la chambre d’amis (entre les piles de linge à plier et les sacs de linge sale, comme ça, si je m’ennuie…).

Il y a un truc que je dois avouer aussi : j’ai une légèrement tendance maniaque… C’est une des raisons qui m’avaient fait vriller à l’issue de mon congé parental d’ailleurs : lorsque je reste « trop » chez moi, les moutons de poussière prennent la taille d’éléphants d’Asie, les coulures de sauce tomate sur le buffet de la cuisine se tentent de sang, les toiles d’araignées semblent prêtent à m’emprisonner, etc.

Je dois également avouer que faire 3 à 4 repas par jours me gonfle prodigieusement : trouver une idée, cuisiner, mettre le couvert, débarrasser… parce que les petit-déjeuner et goûter sont aussi des épreuves de force (noooooooon ! j’ai déjà eu des pains au lait hier matin !!!… j’aimeuh pas les barquettes à la fraise, je veux celles au chocolat !!!) …et puis voir inévitablement les innombrables miettes sous la table se mettre à ramper vers moi d’un seul mouvement, leurs dents acérées ouvertes sur un sourire sadique !

Bref, je ne suis pas tout à fait ce qu’on appelle une « femme d’intérieur ».

En revanche, je veux ce qu’il y a de mieux pour mes enfants et en ces temps de confinement, il n’y a pas vraiment le choix…

Seulement, alors que le déjeuner était en train de mijoter, après une heure d’école, une lessive (étendue), quelques activités musicales et Lire la suite « Etre un père et une mère en temps de confinement… un défi ?! »

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