La saveur des jours tranquilles

Le quotidien avait pris le dessus : les regards qu’ils s’échangeaient maintenant étaient généralement impavides, libres de désir, sans peur, sans reproche. Quand un incident survenait, ils savaient l’ignorer. Quand un cadeau circulait, il était destiné aux enfants. Quand elle cuisinait un baba au rhum, ses parents venaient dîner. Quand il prenait son air ébaubi, ce n’était plus pour la faire rire. Quand elle faisait monter le chauffage, une soirée télé se préparait. Il parlaient du prix du pain et de la météo agréable du week-end.

L’inattendu était dorénavant une partie de leur jeunesse oubliée. Et ce n’était pas si mal.


Les mots en gras sont imposés. Merci à Emilie pour l’organisation de ce rendez-vous très stimulant ! Ce petit texte très court m’a tout de même demandé pas mal de travail 😉

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