Leur sélection de podcasts enfants (4 – 8 ans)

Aujourd’hui, un billet spécial grandes vacances ! Avis aux parents, je vais vous donner la meilleure astuce de l’année pour avoir LA PAIX !

La liste ci-dessous, c’est la garantie de passer des moments calmes et silencieux et, depuis le confinement, c’est même devenu un véritable rituel du début d’après-midi. Mes enfants {qui sont pourtant TOUJOURS réticents pour mettre leurs chaussures, passer à table, se laver les mains, s’habiller, etc.} se précipitent dans leur chambre dès qu’ils entendent le générique de leurs émissions préférées : un pipi, on enlève le pantalon, on se glisse sous les draps et c’est parti pour une heure de bonheur !

Les dents et dodo

les dents et dodo podcast BFM TVLe format de ce podcast est pensé pour accompagner le brossage des dents : 3 minutes pendant lesquelles on apprend pleins d’histoires vraies, parfois liées à l’actualité, parfois loufoques, toujours amusantes. Les enfants apprennent vraiment plein de choses avec un vocabulaire adapté et un niveau de contextualisation. correct pour des petits.

Maintenant, les enfants nous expliquent régulièrement des anecdotes étonnantes auxquelles nous réagissions – au début – avec des « nooon ! vraiment ? tu crois ? tu as bien compris ? » et bien oui, ils comprennent et ils adorent !

Au passage, le narrateur répète Lire la suite « Leur sélection de podcasts enfants (4 – 8 ans) »

Pandore avait une boite

Lorsque Pandore débarqua chez Epiméthée, sous son châle de soie jaune, elle ne portait qu’une boite (une boite en carton scotchée sur toutes ses faces) confiée par Hermès à ses bons soins.

Elle ignorait pourquoi Zeus l’avait créée (elle et sa boite) et pourquoi il avait concédé cette union au frère de Prométhée – qu’il semblait pourtant exécrer : elle était belle et douce, habile et mélomane, cette transaction ressemblait davantage à un cadeau !

Tous les dieux avaient salué son départ, un petit air de satisfaction plaqué sur le visage : leur création plaisait au chef et l’équipe au complet s’était congratulée lorsque Pandore était sortie de glaise des mains d’Héphaïstos.

Aucun d’eux ne lui avait expliqué son rôle ni les enjeux de ce mariage. Mais elle avait surpris une conversation mentionnant le vol du feu par Prométhée et la rage dans laquelle Zeus était plongé depuis. Elle était rusée et ne manquerait pas de trouver le lien entre ces événements…

Il faudrait interroger Epiméthée pour comprendre ce qui l’avait poussé à accepter cette offre alors que Prométhée lui avait fait jurer de refuser le moindre geste de Zeus, fut-il décoré de pâte à sucre. Celui-là serait facile à contraindre : sa plus grande faiblesse n’était pas dans la béquille qui servait à soutenir une jambe blessée mais dans son désir violent pour la jeune fille.

Découvrir le contenu de la fameuse boite serait plus difficile maintenant que son époux l’avait confisquée et dissimulée dans ses appartements. Elle songea qu’à la nuit venue, elle pourrait fureter à sa guise : il suffirait de ses charmes et d’un charme pour épuiser le bonhomme et d’un outil adéquat pour ouvrir n’importe quelle porte !

Sa curiosité (savamment attisée par Hermès au moment de sa création) était telle que rien ne semblait pouvoir lui résister. Parvenue à ses fins, elle libéra le secret : une vengeance totale faite de tous les maux de l’humanité.

La Maladie, les Conflits, la Faim, la Misère, les Péchés, la Vieillesse, les Douleurs, la Passion, les Folies et l’Orgueil.

Pandore se jeta sur le carton pour tenter de retenir l’évasion de ces malheurs. En vain. De ses délicates mains blanches, elle venait d’oppresser l’humanité pour l’éternité.


 

C’est ma participation aux ‘Plumes’ chez Emilie.

Retrouvez ma précédente participation ici.

Communication parent-enfant : 5 astuces pour revenir aux fondamentaux

La période que nous venons de traverser (et que nous traversons encore) nous a confronté à nos enfants : H24, semaines complètes, enseignement compris. J’imagine que peu de parents ont signé pour ça ! En tout cas, pas moi… Et s’il y a une chose en laquelle je crois profondément, c’est l’adage qui dit que

« il faut tout un village pour élever un enfant ».

Cela pose souvent des cas de consciences : les gens qui nous entourent, ceux auxquels on est susceptibles de confier nos enfants, ne cochent pas nécessairement toutes les cases (bienveillance, tolérance, ouverture d’esprit, patience, etc.). Et pourtant, j’ai fini par me résigner à laisser mes enfants se faire leur propre opinion. D’abord parce que je suis loin d’être parfaite et que les laisser s’éloigner me permet de recharger les batteries et de revenir meilleure.

Ensuite parce qu’il s’est agi très vite – en ce qui me concerne – de les confier à leurs grands-parents : en y réfléchissant bien, j’ai crains que l’effet papillon d’une rupture avec eux serait une idéalisation future de la part de mes enfants pour leur aïeux bien-aimés…

Ensuite, aussi parce que le choix des nounous se fait en quelques minutes alors que les enfants passent avec elles des journées entières et finalement, parce que j’ai choisi l’école publique avec son cortège d’avantages et d’inconvénients…

Le fait est que je me rends compte que certaines attitudes que je réprouve chez les adultes qui les accompagnent sont identifiées, analysées et discutées en famille et apportent finalement beaucoup de choses à leur éducation !

Bref, le fait est que le village a été confiné et que nous avons dû faire face à leur éducation à 100% pendant 7 semaines…

Il y a eu des jours où j’ai trouvé ça dur, très dur.

Dans ces cas-là, j’essaie de reprendre les basiques, ces « astuces » que j’ai glanées depuis que je suis

Lire la suite « Communication parent-enfant : 5 astuces pour revenir aux fondamentaux »

Lola Lafon – La petite communiste qui ne souriait jamais #lecture

Ce livre m’a fascinée. Je ne savais pour ainsi dire rien de Nadia Comanesci. J’ai passé des heures à chercher des vidéos sur YouTube, des photos, des portraits. Comme je ne voulais pas déflorer le roman, je n’ai pas cherché d’autres sources pour comprendre sa vie… mais je vais m’y atteler de ce pas !

L’écriture de Lola Lafon est multiple. Généralement très fluide, le livre se lit rapidement. Certains passages sont plus obscurs : on ressent l’intention de montrer la confusion des personnages, les moments de doutes et le trouble des sentiments. En ce sens, c’est réussi mais j’ai souvent buté sur ces extraits qui ont nécessité 2 voire 3 lectures successives.

L’auteur excelle dans la description du régime communiste et surtout de la vie ordinaire sous un régime communiste. Elle ne juge pas, ne caricature pas, ouvre des perspectives et met en lumière, en creux, toute l’ambivalence de notre propre société. Une mise en abîme fictive – faite d’échanges téléphoniques avec l’héroïne – permet de pointer habilement du doigts les excès partagés.

Le sujet de l’image féminine se dessine en filigrane tout au long du roman. Encore une fois, l’auteur n’élude pas les difficultés : on perçoit le désir malsain du corps de l’enfant  au travers du prisme opaque du dégoût du corps de la femme. C’est gênant, c’est ambiguë, c’est écœurant.

Ce livre est une réussite. Je ne connaissais pas Lola Lafon, je la recommande !


Aujourd’hui, je vous propose 2 bonus 🙂

Pour entendre ma voix, un court extrait de lecture en cliquant sur le logo juste ici :

euphrosyne_lit_minicast.jpg

Et quelques images de ses performances sportives :


Et si l’expérience audio vous a plu, n’hésitez pas à me le faire savoir 🙂

Proust aurait-il été bouddhiste ?

Comment peut-on prétendre aimer les classiques et ne pas avoir lu « la Recherche » ?

Peut-être parce que chaque oeuvre classique est un pavé, d’une exigence souvent supérieure à la prose de nos contemporains et que je n’avais pas reçu le déclic qui m’incite à choisir celui-là plutôt que celui-ci. Parce qu’il ne suffirait pas d’une vie pour tout lire et qu’il y a forcément des impasses. Peut-être qu’il y a un temps pour certaines œuvres et un temps pour d’autres… Toujours est-il que cette lacune est en train d’être réparée !!!

Je m’attaque au gigantesque Proust avec une certaine appréhension. Certes, les descriptions sont longues et les phrases souvent alambiquées. Mais l’observation du monde est d’une précision, d’une minutie extrême… Elle incite à mettre tous les sens en éveil et à ne négliger aucune des profondeurs de l’âme pour capter ce qui nous entoure. Je savoure cette capacité à être au monde proche de la méditation de pleine conscience…

Ce rapprochement m’amuse et pourtant, je crois qu’il y a quelque chose d’assez juste là-dedans… D’une scène somme toute ordinaire, Proust cherche à tout capter : ce qu’elle laisse à voir bien sûr mais aussi ce qu’elle ne montre pas et les sons, les odeurs, les sensations qu’elle suscite… Une véritable perception, une présence totale au monde : la conscience éveillée attrape tout ce qu’elle est en mesure de percevoir. Lire la suite « Proust aurait-il été bouddhiste ? »

Un petit tour (du monde) et puis revient

cherche et trouve autour du monde geant auzouEn lisant le billet de Stéphanie sur le thème du Voyageons ludique de rentrée, je me suis dit : « Ah mais c’est bien sûr !! le cherche et trouve géant ! » Encore un des must have de notre bibliothèque !

De nouveau aux éditions Auzou mais pas de Loup dans cet ouvrage-là : une double page par continent (Amérique du Nord, du Sud, Europe, Moyen Orient, Afrique, Asie, Océanie mais aussi les Pôles et les Océans) avec des illustrations très amusantes et des clins d’œil géniaux.

MiniJoie est encore un peu petite puisque les images fourmillent de détails et il est assez difficile de trouver les éléments qui sont parfois très bien cachés. Mais c’est une activité qui a Lire la suite « Un petit tour (du monde) et puis revient »

Voyager à travers le monde (en restant chez soi)

 

A « troizanémi », le monde parait bien vaste… enfin, il se mesure difficilement à vrai dire : aller chez ses cousines en avion ou chez Mamie en voiture, rejoindre son Papa à pied, rendre visite à ses grands-parents en train, aller se balader au Parc de la Tête d’Or à vélo…

Tout cela s’appréhende par un temps de trajet qui est très variable en fonction du moyen de transport…

Visualiser un point sur une carte et s’y projeter dans l’espace et le temps doit mettre de longues années à s’acquérir ! Je ne suis pas sûre de toujours y parvenir… c’est une des raisons pour lesquelles j’aime tant voyager en train : je ressens la distance dans mon corps et matérialise l’éloignement, le temps du voyage, le dépaysement en somme !

Bref, MiniJoie regarde ce grand planisphère-poster et demande : « Où habitent mes grands-parents ? Où habitons-nous ? etc. » Les réponses se chevauchent à cette échelle…

Je lui montre un point

Lire la suite « Voyager à travers le monde (en restant chez soi) »

Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour

Dire à mon mari et à mes enfants que je les aime, je le fais tout le temps… presque trop finalement, si bien que ça devient quasiment « mécanique » et que la déclaration perd de sa substance.

Je me suis beaucoup interrogée sur la façon de communiquer mes sentiments à mes enfants en cette période difficile. J’ai l’impression de crier sans arrêt et d’éroder ainsi notre amour réciproque. J’essaie Lire la suite « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour »

Le Père Castor serait-il un vieux con réac ?

Vous connaissez ce livre ?Les histoires du père Castor

Je ne sais pas si il s’agit d’un classique mais en tout cas, « les histoires du Père Castor » sonnent comme un air de déjà vu… Je ne sais pas non plus dire depuis quand cette collection existe mais le livre que je tiens entre les mains date sa première édition de 2005, pas franchement le Moyen-âge, on est d’accord ?!

Et pourtant, ce bouquin enchaîne clichés sur clichés si bien qu’on a l’impression d’entendre ma grand-mère lire des histoires à ses enfants…

C’est Maman qui gère (mais il est où le père ???)

Dans 10 histoires sur 17, c’est la Maman (ou assimilé cf. Loly la lutine) qui accompagne l’enfant au lit… Et ce sont plus souvent des animaux (souris, loup, mouton) qui se chargent du coucher que le père !!!

Les histoires du père Castor

Dans la seule et unique où c’est le Papa qui Lire la suite « Le Père Castor serait-il un vieux con réac ? »

La chronique du petit rat bibliothéquophile #5

Nous bibliothéquons plus ou moins régulièrement et je chronique avec encore moins d’assiduité… Mais nous revoilà, MiniJoie et moi, avec de belles trouvailles !

Le coup de cœur de Maman:

Titre: Pingouin.
Collection: Collection Kaléidoscope. Ecole des loisirs.
Auteur: Polly Dunbar

Pingouin - Polly Dunbar

L’histoire: Ben n’arrive pas à faire parler son pingouin tout neuf : malgré l’insistance du petit héros et des trésors d’imagination déployés pour susciter des réactions, son nouvel ami reste Lire la suite « La chronique du petit rat bibliothéquophile #5 »

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑