Mon astuce magique contre les boutons (d’acné)

J’ai longuement hésité à écrire ce billet parce que c’est vraiment une astuce toute bête.

Lorsque j’en ai parlé pour la première fois à une amie, elle m’a rétorqué « Mais bien sûr, tu savais pas ?!? » et je me suis sentie stupide… Enfin, pas vraiment stupide, c’est plutôt que je me suis demandée comment j’avais pu souffrir aussi longtemps de grosses pustules acnéiques dégoûtantes si tout le monde savait !!!

Toutefois, l’histoire ne s’arrête pas là : l’autre jour, une personne relativement toxique de mon entourage s’est fendue d’un « Ta peau est pas mal en ce moment, tu fais quoi ?« 

Alors, il faut rester réaliste : ma peau a souffert de très longues années d’acné envahissante et de traitements hyper agressifs, j’ai beaucoup de points noirs et des cicatrices donc une bonne couche de fond de teint est indispensable avant de dire que « ma peau est pas mal »…

Mais j’en ai fini avec les gros boutons rouges et crémeux façon ado pré-pubère, ceux qui explosent sur le miroir après avoir tiraillé pendant plusieurs jours, ceux qui se nichent au fond du nez et font souffrir le martyre, ceux dont vous avez honte à chaque rendez-vous…

Alors je me dis que si je ne savais pas, d’autres, sûrement, ne savent pas. Et à ma petite échelle, je vais pouvoir changer le monde, leur monde en tout cas !

Il faut savoir que, pourtant, j’avais tout essayé : des séances à répétition chez le dermato avec prise de sang mensuelle, les crèmes hors de prix, les solutions naturelles, les antibiotiques, la torture chez l’esthéticienne…

TOUT !!!

Malgré ma persévérance, les boutons étaient toujours là et ma peau se dégradait à chaque nouvelle expérimentation.

Alors que la solution magique était là, sous mes yeux, depuis le début, dans la salle de bain…

(Je vous fais mariner, je voudrais bien que vous restiez un peu sur mon blog, que vous commentiez, partagiez, lisiez deux ou trois autres billets, et pourquoi pas, vous abonniez ? 😉

Bon bon, j’y viens :

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Parmi tout ce qui m’a fait mal ce qui m’a fait le plus mal

Cet ego surdimensionné.

Etre incapable de me satisfaire de l’effort fourni.

Vouloir exceller.

Vouloir attirer l’attention, magnétiser la professeure, surpasser l’assemblée.

Tenter d’être au centre sans pouvoir y prétendre.

Présomptueuse. Usurpatrice.

Réaliser que la persévérance me fuit.

De n’avoir jamais fait que ce pour quoi j’étais douée.

Jamais n’avoir eu à lutter pour un simple recoin dans la multitude.

Etre comme les autres ou moins bien.

Faire de son mieux.

Accepter que mon mieux soit médiocre.

Exister tout de même avec ça.

Le mythe de la jambe derrière la tête #yoga

Je parle souvent de yoga sur ce blog finalement… Il faut reconnaître que c’est l’un des chemins les plus valables pour lutter contre une fâcheuse tendance à se disperser ^^ Ce n’est pourtant pas un chemin facile, loin de là.

Aujourd’hui, j’ai tout particulièrement envie d’en parler puisque je viens de débuter une formation de prof de yoga. En soi, ce n’est pas le meilleur moyen de cesser la dispersion parce que non, je ne compte pas enseigner…

Je ne dis pas non plus « jamais » (parce qu’il ne faut jamais dire jamais et) parce que peut-être cette formation révélera quelque chose de moi mais j’y crois peu.

Mon objectif est d’abord d’avoir un objectif i.e. trouver une porte pour sortir de cette fichue dépression. Les petits plans sur la comète que j’avais élaborés jusque-là se cassant consécutivement la gueule grâce à cette crise sanitaire de merde, j’ai décidé de revenir au fondamentaux – cette pratique qui me tient depuis 20 ans malgré mon irrégularité – et de me lancer dans une formation sur laquelle je lorgne depuis des lustres (enfin 1 lustre environ).

Eh bien, c’était génial !!!

Pourtant je m’en suis rendue préalablement malade : j’ai eu peur de ne pas être « au niveau », d’être ridicule, de ralentir le groupe, d’avoir été

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Virtuose en tout – Just kids de Patti Smith

Ma très chère Patti,

Merci. Merci pour la générosité avec laquelle tu soulèves le voile sur une relation si inspirante. Merci pour ta dévotion à l’art. Merci de donner un sens plus profond à l’existence.

Je te connaissais mal : certes, j’ai très tôt beuglé « Because the night » en yaourt mais en dehors de ça ? J’ignorais tout de la poétesse, de l’autrice, de la performeuse, de l’amoureuse. L’artiste totale.

Attention, cette vidéo est un choc d’une puissance redoutable !

C’est cet amour puissant qui m’a le plus frappée : amour de l’art, amour d’autrui, dans l’humilité et la confiance. Ton âme est belle.

Tu as mis en lumière cette certitude : être artiste est une évidence, un secret murmuré par les Dieux à celleux qu’il a choisi. Le courage tient dans le fait d’embrasser ce chemin par-delà les difficultés, avec modestie et conviction.

Mais, secrètement, je savais que j’avais été transformée, bouleversée par la révélation que les êtres humains créent de l’art et qu’être artiste, c’est voir ce que les autres ne peuvent voir.

Je voudrais que – en cette période troublée pour moi autant que pour le monde – tes mots m’aident à me défaire

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Dead to me – le goût amer de l’amour

Je ne saurais pas vraiment vendre ce qui m’a accroché dans cette série : le scenario n’a rien d’extraordinaire, la réalisation n’est pas bluffante, le propos n’est pas percutant, les acteurs ne sont pas particulièrement charismatiques.

Je dois juste accorder quelques touches de pédagogie féministe assez subtile et bien amenée, idéale pour les non-initié.es.

Non, ce qui m’a retenue est très personnel et ne vaudra probablement pas pour tout le monde : il s’agit du personnage de Jen.

Jennifer Harding (interprétée par Christina Applegate) est une mère de 2 garçons de 15 et 9 ans environ. Jen s’est démenée pour leur offrir une belle vie : c’est son boulot d’agent immobilier qui a fait tourner la marmite pendant de longues années et qui a permis à son mari (le père de ses enfants) de vivre son rêve de rock star. Oui mais voilà, Ted est tué dans un accident de voiture et elle se trouve seule, triste et mère célibataire.

Et Jen est en colère. Ce n’est pas seulement la colère du deuil. Jen a toujours été en colère.Et les circonstances font de Jen une femme toujours plus en colère.

Ses échecs professionnels, ses incompétences, ses faiblesses, ses absences… Rien ne lui est épargné : ses fils, sa belle-mère, son associé et même indirectement son défunt mari lui reprochent sans cesse sa colère et les impasses dans lesquelles elle la mène.

Mais Jen peut-elle être autre chose que colère ? C’est comme ça qu’elle fonctionne, c’est comme ça qu’elle s’est construite, c’est comme ça qu’elle survit. Ce que les gens ont un jour aimé chez vous, ils finissent par vous le reprocher…

J’aime ce personnage parce que je m’y reconnais (non que je fasse bouillir la marmite mais pour la colère ^^).

I feel sorry for her and so connected to her feelings.

J’aimerais l’aider et je me sens impuissante comme elle semble l’être – désarmée pour elle comme pour moi.

Elle n’est pas méchante. Non, absolument pas.

Elle n’est pas bonne non plus : pas une bonne mère, pas une bonne voisine, pas une bonne épouse, pas une bonne belle fille, pas une bonne collègue. Elle est juste elle, pleine et entière. Touchante. Maladroite. Dépassée. En colère.

Une anti-héroïne parfaite.

Son personnage est

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Ma gueule de bonne poire

J’ignore pourquoi mais j’ai comme un plan de Paris imprimé sur mon visage… Il se passe rarement une sortie sans que quelqu’un m’interpelle pour me demander une indication !

Au fond, ça ne me dérange pas du tout, hein. Bien au contraire même : j’aime plutôt rendre service, il se trouve que j’ai plutôt un bon sens de l’orientation et que j’aurai souvent la réponse à votre question 🙂

Mais le problème se situe ailleurs : sur le mode d’interpellation même. J’ai déjà été interrogée dans toutes les situations : avec les Lire la suite « Ma gueule de bonne poire »

Mieux vaut cajoler que jamais

Bercer mon enfant mal-aimé

Et lui offrir un libre envol

Un désir de vie essaimer

Bercer mon enfant mal-aimé

Au son d’une sombre farandole

Trouver des caprices à clamer

Bercer mon enfant mal-aimé

Et lui offrir un libre envol


challenge_ecriture_2020

C’est ma participation au challenge d’écriture #19 de Marie Kléber : le triolet, forme de poème fixe composé de huit vers sur deux rimes. Les vers n°1, 4 et 7 ainsi que les vers n°2 et 8 sont identiques. Les vers sont habituellement octosyllabique (8 pieds).

Pour retrouver ma précédente participation, c’est ici.

Notre première sortie #confinement

Parmi ce qui me caractérise le plus profondément, je pourrais citer les éléments suivants :

  1. Ma patience n’est pas sans limite (loin de là).
  2. J’aime passer du temps seule, complètement seule, dans le silence.
  3. J’aime sortir, être dehors, marcher, sentir l’air et le soleil sur ma peau.
  4. Je développe une phobie sociale de plus en plus marquée.

Dans l’absolu, la situation de confinement ne me déplaît donc pas : je ne vois personne d’autre que mon mari et mes enfants (4) tout en profitant d’un petit jardin ensoleillé (3)…

Oui, mais voilà, mes enfants… J’ai beau les aimer de tous les pores de ma peau, ils sont encore jeunes, collants, bruyants, éparpillés, etc. (attention 2 !) et puis surtout 1…

Alors quand on a appris que le confinement se prolongerait 4 semaines, j’ai soudainement dézoomé sur la situation et surtout observé mon petit deuz avec l’acuité de cette patience déjà bien érodée : il était à bout d’excitation si bien qu’il sautillait en permanence. En mangeant, en coloriant, sous la douche, sur les toilettes… et je ne parle pas des attaques à l’épée (en mousse), au pistolet (en doigts), de requin (avec ses vraies dents) sur sa sœur de préférence mais aussi sur son Papa ou moi !

J’avais déjà épuisé tous les exercices de gestion des émotions avec lui comme avec moi et j’en ai conclu qu’il ne restait qu’une chose à faire :

Sortir !

J’ai donc rempli consciencieusement les 3 attestations obligatoires, exigé des petits qu’ils se chaussent (mais où sont donc passées mes baskets ?) et nous avons franchi la porte de notre immeuble comme l’entrée d’un monde fantastique et mystérieux, encore inexploré…

Les enfants ont d’abord Lire la suite « Notre première sortie #confinement »

Le pied sur lequel il faudrait danser

Il y a ces moments si rares où le soleil brille, le vent dans les voiles et certains efforts qui portent leurs fruits,… Le verre à moitié plein. Et puis d’autres, ceux où la pluie semble ne jamais vouloir cesser de tomber, les soucis récurrents, butés, des nouvelles et des propos qui blessent,… Le verre à moitié vide.

Objectivement, rien n’a vraiment changé. Même que peut-être fondamentalement, les choses vont mieux. Alors pourquoi ? Pourquoi ne penser qu’à ce texto qui n’arrive pas ? Pourquoi avoir arrêté d’écrire ? Pourquoi se sentir découragée ?

Je suis sur le point de renoncer à Lire la suite « Le pied sur lequel il faudrait danser »

Se voiler la face

Mon blog parle pour moi : je ne vais pas bien.

Je traverse une période émotionnellement complexe. Je suis perdue dans les considérations philosophiques et existentielles. Je suis égarée dans une confusion de sentiments inextricables.

Je suis au fond du trou.

Mais ce que je laisse sur le blog, je ne suis pas capable de le montrer « en vrai ».

Quand je suis seule, mes yeux se remplissent de larmes, je sens mon visage se défaire, mes traits se tirer et mon regard s’assombrir à mesure que mes cogitations font osciller mes neurones. Mon ventre brûle d’anxiété. Ma posture s’affaisse. Je m’effondre lentement en moi-même.

Mais dès que je rentre dans une pièce occupée ou que Lire la suite « Se voiler la face »

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