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Je me disperse

Essais & erreurs à la recherche de qui je suis

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Salariée (dé)motivée

Parce qu’il faut bien gagner sa vie…

Tout effacer et recommencer (à chaque fois)

Revenir sur ce blog est à chaque fois un peu douloureux, à chaque fois un peu plus douloureux.

Laisser en jachère ce bout de moi qui a tant vécu : des soirées de griffonnages (comment dire griffonnage numérique ? tapotage ? me fait davantage penser à une séance de massage… mes scribouillages seraient-ils un massage de l’âme ? l’idée me plait !), des efforts soutenus pour comprendre les secrets du blogging, des heures de connexion sur les réseaux, des amitiés virtuelles espérées et avortées, des dizaines de brouillons laissés à l’abandon, la flamme de l’écriture encore vacillante étouffée par manque d’oxygène…

J’aime écrire (avec ou sans lecteurs, cf. les centaines de pages constellées d’une écriture fine et furieuse, les innombrables journaux et carnets entamés et délaissés, retrouvés au fond d’un carton de déménagement). J’aime fouiller mon Lire la suite

J’ai tout déchiré !

Le manque de confiance en moi est une marque de fabrique. Je crois que c’est d’ailleurs une des lignes rouges de ce blog, comme celle de ma vie et de mes choix.

Dans le travail comme dans tout le reste, je me fais le plus souvent discrète, je n’affirme jamais, m’y reprends toujours à deux fois, ou à mille. Je n’avance jamais un argument sans l’avoir consolidé au préalable et je finis souvent par m’écraser dans les débats et passe alors illico du rang d’ingénieure à celui de secrétaire : « Tu nous feras un petit compte-rendu de tout ça, hein, Euphrosyne ?!? »

Cela me cause bien des torts puisque j’exerce une profession où le faire-savoir peut s’avérer plus utile encore que le savoir-faire…

Pourtant, je suis compétente. Dans mon domaine d’expertise, je peux sans rougir affirmer que je suis efficace, synthétique et claire. Mes résultats donnent toujours satisfaction et là où je suis souvent oubliée, je tiendrais pourtant honnêtement une place d’experte. Lire la suite

Séance de torture

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ! »

Je devais avoir à peine 10 ans quand j’ai entendu cette sentence pour la première fois. En sixième sûrement, alors que je venais de rentrer au collège avec une grosse année d’avance, laissant mes copines à l’école primaire et m’accablant d’une pression à la réussite complètement démesurée.

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ! » lança-t-elle sur un ton pincé, à la fois agacé et déçu. Le livre claque, elle me le tend.

« Tu ne la sais pas. Appelle-moi quand tu la sauras. »

La porte se referme.

Je pourrais sûrement lui dire que « savoir » n’est pas « comprendre ».

Je pourrais lâcher l’affaire puisque de toute Lire la suite

Equilibre vie pro – vie perso (à temps partiel)

J’ai rejoins le projet collectif Maternités féministes pour parler de temps de travail. Si le thème vous interpelle, vous trouverez d’autres témoignages sur le site.

Retrouvez mon billet en cliquant sur l’image !

 

maternites_feministes_temps de travail

Bonne lecture !

Quitter son job

Je voudrais claquer la porte. Repartir à zéro. Faire autre chose.

Oui mais ça demande du courage. Et du courage, je n’en ai pas. Je dois le reconnaître.

J’ai un boulot confortable à défaut d’être passionnant. Je n’ai que très peu de pression sinon celle que je me mets toute seule : il parait que ça s’appelle la conscience professionnelle.

J’aime le travail bien fait. En toutes occasions. Alors je fais bien ce qu’on me demande.

Mais je n’en fais pas plus. Jamais ou quasiment. Je reste à mon bureau, planquée derrière mon blog dès que possible…

Mon chef ne me surveille pas. Mes collègues immédiats Lire la suite

*souffrir* la comparaison

J’étais déjà installée quand elle est entrée dans la salle. Elégante et confiante.

Je l’avais déjà croisée et remarquée, je ne savais pas qui c’était.

Elle s’est présentée et j’ai percutée. Big boss.

Je ne l’aurais pas imaginé. Sa blondeur ? Peut-être. Son sourire ? Aussi. Sa féminité ? Sans doute. Son genre ? Certainement.

Je suis victime des stéréotypes.

Mais ce qui m’a frappée, c’est sa jeunesse.

Vite vite, j’ai googlé son nom. Niveau d’étude Lire la suite

Je suis perfectionniste jusqu’à la paralysie

Je pense souvent à « l’avenir » de mon blog. Je n’ai pas de véritable ambition mais comme toute perfectionniste qui se respecte, je prends soin de son design, de la cohérence de son contenu, du rythme des publications (tu ne t’en étais pas rendu compte… eh bien figure toi que cela me préoccupe aussi), de ma page à propos, de mon anonymat, etc. Et en ce moment, ça ne va pas ! Je veux tout changer !!

Enfin pas complètement tout, j’aime bien ce qu’il reflète de moi mais je voudrais modifier son look, peaufiner un peu ma ligne directrice, vérifier mes liens, reprendre mes titres, supprimer des billets obsolètes, en retravailler certains, changer les catégories, améliorer mon référencement…

En pensant à tout ça, je songe aussi que je pourrais tirer parti de ce nettoyage pour avoir mon nom de domaine et m’offrir un hébergeur. Et ensuite 
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Je pars (entre enthousiasme et nostalgie)

Voilà, un projet de longue date se concrétise : Papaidi à trouvé du travail sur Lyon. En 2016, nous vivrons là-bas : des nouveaux objectifs professionnels, un nouvel appartement, des retrouvailles, des espaces à découvrir, des rencontres… Un temps de trajet réduit, plus de verdure, une surface habitable plus grande… Cette nouvelle m’a donné une pêche d’enfer !

J’aime faire des projets, penser à l’avenir, sortir de ma zone de confort aussi… Cette situation me redynamise et je me sens plus efficace : avoir un but me permet de faire de plus grand pas dans la direction que je me suis fixée. J’en aurai presque retrouvé l’envie d’aller au boulot 😉

Pourtant, à la pensée de ce que je vais laisser, une immense nostalgie s’empare de moi. La plupart Lire la suite

Ce qu’on fait pour les femmes est bon pour l’entreprise

Ce billet est resté trèèès longtemps dans mes brouillons. Sa mise en forme a été laborieuse quoique très instructive : surtout pour la teneur des propos, mais aussi pour la technique de retranscription du langage oral et la nécessité de structurer l’argumentation. Je ne suis finalement pas vraiment satisfaite du résultat mais comme je pense que le contenu en vaut la peine, je vous le partage quand même…

Les citations de ce billet sont tirées de l’émission radiophonique Du Grain à Moudre (France Culture) du 05/06/14 : Les femmes sont-elles des patrons comme les autres ?

En introduction de l’émission, Hervé Gardette rappelle les faits suivants:

Trop autoritaire : Anne Baldassari, la présidente du musée Picasso, a été révoquée le 13 mai dernier, sur décision de la ministre de la Culture. Trop intransigeante : Natalie Nougayrède n’aura passé qu’une année à la tête du Monde : le 14 mai, elle démissionne, poussée vers la sortie par les actionnaires du journal. Trop clivante : sa consœur du New-York Times, Jill Abramson, est débarquée le même jour. Elle dirigeait le quotidien new-yorkais depuis septembre 2011.

Étonnant hasard que cette succession de départs forcés, à chaque fois attribués à la façon trop brutale qu’avaient ces femmes de diriger leurs équipes.

En soi, rien d’illogique à ce que des patronnes finissent par quitter leur poste sous la contrainte : de mieux en mieux représentées dans la hiérarchie des entreprises (près d’un tiers de femmes dans les conseils d’administration du CAC 40), il est assez naturel qu’elles subissent elles aussi le sort de certains de leurs collègues masculins.

Mais ce qui frappe ici, c’est la nature des reproches qui leur sont adressés : davantage liés à leur façon d’être qu’à leurs résultats. Comme si l’autoritarisme était d’autant moins supporté qu’il est porté par une patronne.

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