Comment reconnaître un *pratiquant avancé* de yoga ?

Un beau jour, dans le planning du studio de yoga que je fréquente est apparu un cours *avancé*. Jusque là tous les cours étaient indiqués *tous niveaux* alors forcément, je me suis demandée si je pouvais y assister…

Et puis, avec quelques mois de disponibilité devant moi, j’ai envisagé de postuler à une formation de prof de yoga. Mais avais-je le niveau ?

Je me suis alors beaucoup observée : je n’ai plus un corps de 20 ans, je n’ai jamais été très sportive, pas particulièrement endurante ou souple. Il m’arrive de terminer certains cours de vinyasa littéralement épuisée.

Et puis, surtout, il y a tout un tas d’asanas qui ne me sont pas (encore) accessibles.

Mais me le seront-ils un jour ?

Je pensais que mon niveau de yoga dépendait pour beaucoup de la réponse à cette question.

Pourtant, il y a quelque chose qui me dérangeait beaucoup dans cette idée somme toute réductrice et qui ne collait pas à ma quête intellectuelle : cheminer sur cette voie se limiterait à la performance des postures les plus complexes ?

Je comprends l’intérêt qu’il y a à chercher l’effort et à négocier avec les aptitudes de son enveloppe charnelle : ce travail oblige à habiter son corps, à se concentrer sur le moment présent, à lâcher les pensées, etc.

Mais pour qui est à la recherche d’une certaine forme de spiritualité, cette réponse est loin d’être satisfaisante…

Cependant, entourée de pratiquantes plus jeunes, plus souples, plus volontaires, j’ai tout de même cherché à tirer sur mon corps pour atteindre certaines figures jusque là inaccessibles. J’ai beau savoir que c’est l’ego qui me tyrannise, je ne parviens pas à sortir complètement de la comparaison.

Au final, j’ai fait quelques progrès mais surtout, je me suis fait mal. Rien de grave mais suffisamment pour me dégoûter un peu de la pratique, sensation aggravée par ces p*t***s de séances en visio !

Néanmoins, je crois avoir, depuis le début de ma formation, trouvé quelques clefs pour saisir la vraie nature du *pratiquant avancé* (ou P.A.) que je voudrais partager ici :

Lire la suite « Comment reconnaître un *pratiquant avancé* de yoga ? »

Ahimsa, le vœu de non-violence

Les photos lumineuses qui parsèment mon fil Instagram de yogi.nis à la silhouette parfaite ne sont qu’un écran de fumée. Elles voilent le véritable chemin, celui, aride et têtu, qui permet d’entrevoir autre chose que les apparences (du monde, de la vie, des biens matériels, des corps souples et sculpturaux…)

Une des toutes premières choses à comprendre lorsqu’on dépasse une pratique superficielle du yoga est la philosophie des Yamas et Niyamas, ces règles de vie de la société autant que de l’intériorité interrogent profondément notre rapport au monde et l’empreinte de notre passage sur Terre.

Et aux questions, lesquels vous sont déjà familiers ? lesquels souhaitez-vous cultiver ? On a bien envie de répondre qu’on est déjà au max de sa bienveillance, de son altruisme, de sa positivité, etc. et d’ailleurs, est-ce qu’on n’est pas en train de pratiquer le yoga ? hein !? et que c’est le truc des gens-heureux-épanouis-respectueux, non ?

Alors bon, comme il fallait tout de même apporter une réponse plus nuancée, j’ai observé ces principes sous tous les angles et je crois pouvoir dire que je suis déjà bien investie dans Satya : je m’applique à être honnête et authentique dans mes relations avec les autres aussi bien qu’avec moi-même. Je nourrie également une grande lucidité qui me permet de déceler les failles (et parfois les forces ^^) dans nombre de situations… D’ailleurs, avoir assumé une certaine forme de vérité m’a conduite dans une situation très complexe au boulot mais je n’ai aucun regret car j’ai le sentiment profond d’avoir fait face à mes responsabilités. 

J’ai aussi progressé dans le respect de mon énergie – Brahmacharya – depuis quelques mois : j’ai appris à déceler les situations qui consomment trop d’énergie et profiter de celles dans lesquelles je me sens confortable. Je peux ainsi

Lire la suite « Ahimsa, le vœu de non-violence »

La phase de relaxation

Nous voilà fin janvier et je n’ai pas posté de message de nouvelle année. Je n’ai pas fait de bilan de 2020. Je n’ai pas posté de bonnes résolutions. Je n’ai rien posté depuis la mi décembre. Je ne suis ni une blogueuse talentueuse ni une blogueuse assidu.

J’en prends acte.

Et pourtant j’aime bien mon blog.

Il y a beaucoup d’autres choses cette année qui ne se sont pas passées comme je les avais idéalisées. Des choses que pourtant je ne peux pas ignorer, oublier ou recommencer à zéro. Et malheureusement, je n’ai jamais cru que le basculement d’une année sur l’autre me permettrait d’effacer une ardoise et d’en démarrer une nouvelle.

Alors je vais continuer à tirer mes casseroles et mes ratés dans cette vie qui continue, ce mois de janvier qui n’est que la continuation des mois précédents avec leurs imperfections, leurs espoirs, leurs déceptions.

Un pavé s’est néanmoins posé sur mon chemin il y a quelques semaines et je vous en fait part ici – en paraphrasant :

« il ne peut y avoir qu’une seule priorité »

Je ne sais plus vraiment d’où ça vient ni comment c’était formulé à l’origine mais moi qui me disperse, j’ai tourné cette idée longuement dans ma tête avant de placarder cette pseudo-évidence au-dessus de mon bureau.

La seule priorité qui me parait évidente serait « être heureuse » ou plutôt « cultiver le bonheur ».

Mais comment donc ?

Je ne sais pas vraiment être heureuse, je n’ai pas la recette, je me disperse trop : bonne mère ? influenceuse ? dessinatrice ? ingénieure ? yogini ? autrice ? lama ? couturière ?

Ça part dans tous les sens si bien que ça perd tout son sens.

Certes, me cantonner à l’un de mes personnages ne me permettrait pas de m’épanouir. Cependant, continuer à se disperser implique d’accepter la médiocrité : hormis de très rares êtres extraordinaires, je crois que l’excellence n’est accessible qu’en se focalisant sur un objectif unique et central, en persévérant, en s’accrochant, en y croyant, en oubliant le reste…

Je fais tout un peu, je fais tout mal.

Et il y a tant de choses que je ne suis pas prête à lâcher que je suis matériellement incapable de FOCALISER…

J’ai donc essayé (comme depuis des mois) de comprendre ce qui méritait (en ce moment, dans mon état d’esprit actuel, avec les contraintes et les moyens à ma disposition) d’être mis au centre de ma vie.

Et j’ai trouvé une réponse ! (avec une durée de validité sûrement courte… à voir…)

TADAAM !!

Le yoga.

Si tu me suis un peu par ici, tu sais sûrement que j’ai entamé une formation de prof de yoga. Pas tant pour enseigner que pour approfondir ma pratique, comprendre ce que je cherche et donner un sens à ce cheminement autour duquel je louvoie depuis de longues années.

Voilà donc : mon « vrai » travail est en pause, mes enfants grandissent, mes angoisses existentielles s’amplifient et… je fais du yoga !

Il est donc logique – si je veux appliquer un minimum ce merveilleux principe de « la priorité unique » – que je parle de yoga ici.

Exclusivement ? ça m’étonnerait… mais l’avenir nous le dira.

Toujours est-il que j’en viens (enfin) à l’objet initial de ce billet : la phase de relaxation.

Pour celleux qui pratiquent un peu ou beaucoup le yoga, vous savez sûrement de quoi je parle : cette séquence finale qui permet de décontracter son corps, d’infuser les bénéfices de la pratique dans son corps et dans son âme, de faire une coupure entre la séance et la vraie vie…

Je vous propose donc 2 séquences audio (mini-podcasts) pour approfondir ces aspects :

J’espère que ces enregistrements vous plairont. N’hésitez pas à me faire des retours sur le contenu, la qualité du son, votre ressenti, etc. Ce sont juste des essais dans le cadre de ma formation et j’espère que vous serez indulgents 😉

Bonne écoute, bonne journée et bonne pratique.

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑