Dire à mon mari et à mes enfants que je les aime, je le fais tout le temps… presque trop finalement, si bien que ça devient quasiment « mécanique » et que la déclaration perd de sa substance.

Je me suis beaucoup interrogée sur la façon de communiquer mes sentiments à mes enfants en cette période difficile. J’ai l’impression de crier sans arrêt et d’éroder ainsi notre amour réciproque. J’essaie régulièrement de leur rappeler que, malgré la fatigue, les nerfs qui lâchent et le manque de patience, je les aime inconditionnellement. Mais la fatigue justement, les nerfs à vif encore et la patience épuisée tordent mes mots qui semblent alors ne pas atteindre leur cible.

Comme souvent, j’ai fini par me rabattre sur un bouquin. Je me dit que ce support extérieur – s’il ne remplace pas les histoires « avec la bouche » (comme dit MJ, par opposition avec les histoires des livres 😉 c’est-à-dire celles venues du cœur avec mes expressions à moi – permet d’apporter un peu de sérénité dans certaines situations difficiles ou tendues. Avant qu’elles ne se bloquent complètement…

J’ai choisi ce très joli album conseillé par une fille du même nom :

mon amour albin michel jeunesse

Titre : Mon amour
Edition : Albin Michel Jeunesse (mai 2015)
Auteur : Astrid Desbordes
Illustrateur : Pauline Martin
Format : 200 mm x 232 mm
40 pages
EAN13 : 9782226315243
Prix : 9.90 €

Mots choisis de l’éditeur : Un tendre inventaire des moments de vies partagés entre une mère et son enfant, où tout devient prétexte à s’aimer.
Le message de cet irrésistible album est simple et limpide : l’amour est constant et sans condition. Mais c’est dans la toute dernière phrase que se cache le véritable secret : « Je t’aime parce que tu es mon enfant / mais que tu ne seras jamais à moi. »

 

mon amour littérature jeunesse #defiouecrit2016

MiniJoie a été ravie dès les premières pages, posant mille et une questions sur les dessins très doux et sur les situations suggérées, répétant à l’envi « bonne nuit, mon amour ». J’ai senti rapidement quelques nœuds se défairent. Sa demande de raconter l’histoire avec une petite fille a la place du héros (au profil très « androgyne » d’ailleurs) m’a conforté dans l’efficacité du propos.

La délicatesse du texte m’a aussi beaucoup touchée : les formules sont subtiles et entrouvrent des portes sur les contradictions du quotidien. Je l’ai lu comme un poème qui nous a bercé et soulagé de beaucoup de peine.

Je recommande vivement cette lecture pour les parents qui doutent de leur capacité à dire Je t’aime.


C’est ma participation au défi imaginé par Agoaye pour cette semaine sur le thème « Dire qu’on aime ». N’oubliez pas de voter chaque semaine pour les participations de la semaine précédente !

#defiouecrit2016

Je me suis aussi essayée intérieurement aux deux premiers petits cœurs. C’est difficile et je chemine lentement. Je le garde pour moi pour le moment…


Sur le thème du mois de Janvier « renouer avec son passé, retrouvez mes participations de la semaine dernière :

C’est l’histoire d’une fille… (écrit)

Le droit à l’erreur (défi)

Et celle de la première semaine :

101 choses pour 2016 (écrit)

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