The end of the f***ing world, c’est déjà fini ?

Ça a juste l’air d’une série pour ados, légèrement ténébreuse, un rien désabusée… c’est en réalité une oeuvre géniale qui ne signe pas la fin du monde mais le change un peu !

En psychopathe auto-proclamé qui se respecte, James veut tuer Alyssa. Il se trouve que Alyssa veut fuir son quotidien et se jette dans la gueule du loup (timide et décalé). Ces deux-là ne vont plus se lâcher et s’embarquent furieusement dans un road trip morbide à l’humour grinçant.

OK, j’adore les séries britanniques. OK, j’adore le rock anglais. OK, l’accent de Jessica Barden est délicieusement badass. OK, Alex Lawther a un faux air de Hugh Grant jeune (ça me rappelle ma propre adolescence…) mais il y a aussi cette atmosphère façon Tarantino, une esthétique plus proche d’un grand film que d’une banale série.

D’ailleurs le format est surprenant : 8 épisodes courts (autour de 20 minutes) pour chaque saison qui auraient donc pu tenir sans problème dans un film de 2h30 (donc plutôt un film court, d’après la tendance actuelle ^^) mais que je n’aurais pas eu le plaisir de découvrir puisque je ne mate plus que des séries !

Les personnages sont à la fois denses et subtils, attachants et excentriques. Malgré leur jeune âge, ils ont déjà de lourdes histoires à traîner qui les singularisent sans pour autant tomber dans le cliché ni le pathos. On sent bien ici que leur passé, glauque certes, n’a rien de sensationnel : juste du malheur ordinaire. Ils sont solitaires et bizarres, comme des adolescents douloureux.

Les personnages secondaires sont également très forts mais je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler les chanceux qui ont encore tout à découvrir 🙂

Les décors et les costumes nous plongent dans une ambiance délicieusement vintage. Le tout est souligné par une playlist géniale. J’ai pu d’ailleurs découvrir la sublime chanson « We might be dead by tomorrow » de Soko.

Je ne manquerais pas de souligner les habiles touches féministes qui parsèment le scénario, l’empreinte de la créatrice Charlie Covell à n’en pas douter.

Je ne raconterai pas la scène du consentement (à mettre entre toutes les mains ! saison 1 épisode 3) mais celle où le héros se confie à un policier et que celui-ci, embarrassé, tente un :

« Tu préfères parler à une femme ? »

James se retourne, médusé : « Non ! Pourquoi ? »

Ben, ce sont les femmes qui prennent en charge les émotions, tu le savais pas !?!?

Depuis que j’ai rencontré ces personnages et suivi les 2 saisons de leurs péripéties, la bande son tourne chez moi en boucle et je ne cesse de recommander cette mini-série à mes amis.

Une véritable pépite à ne manquer pour rien au monde !

FICHE PRATIQUE :

Acteurices principaleux :
Alex Lawther
Jessica Barden
Créatrice : Charlie Covell
Nombres de saison : 2
Nombre d’épisodes : 16
Durée moyenne des épisodes : 22 minutes
Langue : anglais
Pays d’origine : Royaume-Uni
Media : Netflix

Il n’y aura pas de saison 3.

2 commentaires sur “The end of the f***ing world, c’est déjà fini ?

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