Je finirai tout seul. Inévitable.

Je ne sais pas si c’est mon destin, cette promesse faite à moi-même de bosser pour réussir, réussir dans la vie, être reconnu et estimé qui est en train de prendre le goût de la fatalité. Peut-être est-ce simplement que j’ai fait les mauvais choix.

Certes, je marche bien, je n’ai pas à me plaindre. Je vais atteindre les objectifs que je me suis fixés dans le boulot. Mais ailleurs ? Que dire d’une vie de labeur acharné ? Comment justifier ces priorités au regard du temps qui passe ?

Toujours seul. Je me couche seul. Je pars en vacances seul. Je prends mon petit dej avec mon téléphone. Personne à mon chevet lorsque je suis malade.

Seul.

Je pourrais sûrement encore trouver quelqu’un pour partager ça. Une jolie poupée simple et amoureuse, qui me laisserait vivre ma vie sans trop poser de questions. Elle me ferait des enfants, des petits plats et la lessive. Il n’est pas trop tard pour ça.

Je continuerais à bosser jours et nuits, je prendrais des maîtresses pour débrouiller mes pulsions, je partirais des jours ou des semaines pour mes trails, mon boulot ou les femmes. Elle ne dirait rien, se chargerait de tout. Elle m’aimerait inconditionnellement. J’ai déjà eu des candidates.

Pas comme Pauline qui ne supportait plus les horaires à rallonge, ne jamais savoir quand j’allais rentrer, l’odeur d’une autre sur mes chemises. Cinq ans de ma vie foutu en l’air par insouciance. Bien sûr je l’ai aimée, pas comme elle aurait voulu mais quand même beaucoup. J’ai eu trop vite confiance en Lire la suite