Cette sombre passagère clandestine

C’est une présence constante, une partie de moi qui se distingue du tout sans jamais vraiment me lâcher, un morceau de mon cerveau qui pulse ses angoisses, ses trop-pleins, ses contrariétés…

Je lui parle souvent, comme à une sœur ennemie : proche et rivale à la fois. Esther.

Mais je ne lui dis pas tout, de peur qu’elle ne sorte de l’ombre pour me terrasser de longues journées durant. Elle a un don pourtant : celui de sentir tout ce qui est bancal en moi, tout ce qui me blesse ou me tiraille sans que je veuille le reconnaître.

La migraine.

Depuis 20 ans. Plusieurs jours par semaine. Une douleur qui peut m’abattre jusqu’à 5 ou 6 jours d’affilée.

C’est quoi la migraine ?

Non, ce n’est pas un simple mal de tête avec lequel on Lire la suite « Cette sombre passagère clandestine »

Les stats, mon blog et moi

Il faut croire que ce blog n’est pas mort… malgré l’absence de billets récents, malgré mon assiduité virtuelle qui s’effiloche et l’envie qui n’est plus tout à fait là.

J’empoigne aujourd’hui mon clavier parce que ce blog, je l’aime. Je l’aime mal mais je l’aime. Comme il est. Avec ses maladresses et ses rares pépites.

Il dit tant de moi… C’est davantage qu’un journal intime et beaucoup moins qu’un blog d’auteure. Juste une porte ouverte de mon cœur directement sur le monde et les autres, vous.

Comment ça a commencé ?

J’ai découvert la blogosphère parentale avec la naissance de ma fille, comme tant d’autres avant et après moi… et comme tant d’autres avant et après moi j’ai voulu y ajouter mes mots / maux : c’est libératoire, infiniment.

Je voulais beaucoup de visibilité forcément. J’ai pensé concours, tests produits et humour grinçant pour faire comme les autres.

Mais je ne suis pas comme les autres alors j’ai bifurqué.

Je n’aime pas vendre mon âme aux marques au diable et je trouve beaucoup trop jubilatoire d’être totalement vraie, c’est si rare.

Je ne sais pas faire les choses pour l’argent, pour les faveurs ou pour les autres. Ce que je fais, je le fais pour soigner mon enfant intérieur, il n’y a pas

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Préserver nos petites filles

Le nombril de MJ est un peu « raté ». Je ne sais pas si un nombril peut être joli… mais le sien ne l’est pas.

Et alors ? me direz-vous… ben ouais, ça aurait pu être pire, elle aurait pu être rousse… [ne me jugez pas à ce seul raccourci, allez lire ça]

Non, vraiment, ça n’a aucune importance sinon que déjà, elle se tracasse un peu : il ressort un peu et elle m’interroge souvent pour savoir pourquoi le mien n’est pas encore sorti 😉

Et elle l’appelle son zizi aussi… Rapport au petit frère, parce que lui, il a aussi un truc qui ressort 😀

Pourtant, voilà, sa Lire la suite « Préserver nos petites filles »

Je suis du matin (même après une mauvaise nuit)

J’ai tenu ma promesse du mois de février : pas de nouveau contenu depuis des mois donc (en dehors des cartes postales), j’ai seulement recyclé quelques brouillons qui avaient besoin de décanter. J’aime mon blog mais il me le rend mal. N’empêche, aujourd’hui le besoin d’écrire est trop violent.

 

Cher journal,

J’ai mal au crâne ce matin. Manque de sommeil, week-end décalé, bouche pâteuse et gueule de bois. J’ai même pas bu, tu sais bien… Mais un pan de ma vie s’est détaché de moi. C’est un peu douloureux. A la fois, je me sens allégée.

Ce week-end, nous avons reçu un groupe d’amis. De vieilles connaissances maintenant. Le confort des habitudes, les discussions déliées : j’ai passé de bons moments, d’excellents précisément. Je ne sais pas tellement
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Entracte et points de suspension

Le blog n’est PAS en pause… J’ai 3 millions d’idées, des brouillons pour 2 années complètes de publications et une envie furieuse d’écrire mais les journées ne font toujours que 24 heures !

L’atmosphère a changé : paralysée par la canicule, chamboulée par l’arrivée d’un nouveau bébé et son lot d’imprévus, tourmentée par les ailes qui poussent sur le dos de l’aînée, harassée de fatigue… Le tourbillon des jours a érodé la plume et caché l’encrier !

Je ne m’excuse pas… (je trouve ça d’ailleurs assez prétentieux, les blogueurs et blogueuses « amateurs » qui s’excusent de leur(s) absence(s) !) et puis c’est parfaitement dans ma ligne éditoriale de manquer de régularité. Je m’éparpille par vocation ! (et procrastine beaucoup sur Facebook…).

orage
Source Images improbables 

N’empêche, je suis frustrée d’avoir tant de choses à dire et si peu de temps pour le faire… Alors, avis à mes fidèles lecteurs et lectrices : je suis toujours là ! Restez connectés et tenez-vous prêts pour la suite de mes errances !

Donner à son enfant le nom de son père

J’ai choisi de me marier, j’ai choisi de prendre le nom de mon mari. Uniquement son nom. Et j’ai aussi choisi de ne donner que ce nom à mes enfants.

Et tu te prétends féministe ??? Je sais que ce choix n’est plus très en vogue… Oui, oui, c’est mon côté réac’ !

Pourtant, je ne suis pas certaine que ça change grand chose dans les mentalités. On pourra facilement me rétorquer que c’est un symbole de la domination masculine et du patriarcat. Que modifier cet état de fait est déjà faire un pas vers l’égalité…

J’ai envie de répondre que d’affubler notre progéniture de noms de famille à rallonge, qui ne rentreront jamais dans les formulaires et finiront par être tronqués me semble une mauvaise façon de faire bouger les choses…

D’ailleurs, savez-vous que, en Espagne, tout le monde porte 2 noms et les enfants prennent à la fois le premier nom du père et le premier nom de la mère ? Certes, le nom qui se transmet est celui d’un homme mais au regard de l’enfant, c’est le nom de son père et celui de sa mère. Cela fait-il de l’Espagne un pays moins machiste que la France ? Je n’en suis pas convaincue (mais absolument pas pire ceci dit…)

transmettre son patronyme

Si j’avais transmis mon nom de jeune fille, en réalité j’aurais transmis le nom de mon père. Je ne suis pas certaine que cette démarche aurait fait de moi une féministe radicale ! C’est d’ailleurs très drôle de voir cet argument ressortir régulièrement chez les partisans du double patronyme : « ce sera le seul garçon de la famille alors c’est important de perpétuer le nom… » Il y a là un énorme paradoxe ou c’est moi qui n’ait encore rien compris ?!?

Il faudrait peut-être pouvoir choisir. Mais, dans ce cas, on pourrait choisir n’importe quoi : pourquoi pas le nom de jeune fille de ma belle-mère ? C’est signer l’arrêt de mort des généalogistes 😉 … et surtout repenser la filiation ! La question me semble déjà assez complexe (et comme elle recouvre bien davantage d’enjeux, infiniment plus intéressante…) dans les cas où un enfant a 2 papas, 2 mamans et / ou une mère porteuse, un.e donneur/se etc. Pourquoi se compliquer la vie quand on est dans un schéma familial traditionnel ?

Je crois qu’il s’agit seulement d’un symbole visible, comme une statue qu’on voudrait déboulonner. Et il me semble qu’il y a des combats plus importants. D’autant que je ne suis pas sûre que ces noms résistent à une deuxième génération de collages : on devrait potentiellement juxtaposer 4 patronymes (sans compter qu’ils peuvent être eux-mêmes composés…) !!!

Heureusement, la loi a prévu qu’un seul des 2 noms soit transmis. Alors, le(s)quel(s) choisir ? A savoir si ça ne reviendra pas à demander à l’enfant devenu adulte si il préfère son père ou sa mère…

Et vous, vous avez choisi quoi pour votre (vos) enfant(s) ?

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Si l’aspect « psy » de la transmission du nom de la mère vs. le nom du père vous intéresse, il y a quelques éléments ici.

Le conflit : la femme OU la mère

Le conflit. La femme et la mère. Elisabeth Badinter. Flammarion.Après en avoir entendu parler souvent, pour avoir soulevé des opinions divergentes (il en a d’ailleurs déjà été question sur les Vendredis Intellos: ici,  ou ), je voulais me faire mon propre avis sur Le conflit/ La femme et la mère d’Elisabeth Badinter.

 

Je livre ici mes impressions.

 

Le désir d’enfant

Dans ce livre polémique, l’auteur interroge le désir d’enfant : ce qui me frappe dans cette analyse est l’absence de considération « psy« . Je sais bien que l’auteur est philosophe et que son angle d’attaque n’est donc pas nécessairement psychanalytique…

Mais faire un enfant, c’est, selon moi, tout sauf rationnel. Elle le dit d’ailleurs au début du livre en démontrant que le désir d’enfant est « injustifié ». En effet, je pense qu’il est d’abord et surtout une réparation. Celle de notre enfance, des projets que nous n’avons pas réussi à mener à bout, etc. Elle répond à notre complexe d’œdipe et notre désir de faire plaisir à notre père, etc. En cela, il faudrait 10 ans d’analyse au bas mot pour être capable de synthétiser ce désir en une seule phrase.

Tout choix suppose une réflexion sur les motifs et les conséquences. Mettre un enfant au monde est un engagement à long terme qui implique de donner la priorité à celui-ci. C’est la décision la plus bouleversante qu’un être humain est amené à prendre dans sa vie. La sagesse commanderait donc qu’il y regarde à deux fois et s’interroge sérieusement sur ses capacités altruistes et le plaisir qu’il peut en tirer. Est-ce toujours le cas ?

Et de fait, il n’est pas simplement question d’épanouissement mais plutôt de construction. Il me semble que la plupart des femmes ne sont pas capables d’objectiver leur vision d’une vie réussie au point d’être capable de dire posément qu’une carrière professionnelle brillante suffit parce qu’elle comblera ce qui a manqué à l’enfant tant dans sa relation à sa mère que dans sa relation à son père. Non, la vie se bâtit lentement une pierre après l’autre, à force d’essais et d’erreurs.

Le fantasme de la maternité

Dans la première partie de cet ouvrage, l’auteur démolie le fantasme de la maternité : à travers l’exemple d’une écrivain presque exclusivment [Eliette Abecassis, Un heureux évènement], elle extrapole les difficultés Lire la suite « Le conflit : la femme OU la mère »

Moi, par moi-même

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. J’ai 33 ans (et comme je me prends un peu pour le Christ, j’ai peur de mourir cette année… meuh nooon… c’est seulement que j’aime pas trop vieillir…). Une occasion en or de parler de moi !

Source bixintx https://www.flickr.com/photos/lecourtzabala/
Source bixintx

En forme de j’aime / j’aime pas (et dans le désordre), voilà certaines de mes singularités et de mes petits travers…

J’aime:

les jeux de société, sentir le soleil briller sur ma peau, lire, me sentir utile, les papeteries, respirer mon Bébé, les framboises, avoir raison et dire « tu vois, je te l’avais dit« , les bibliothèques et leur ambiance feutrée, partir en voyage, chanter fort et mal les tubes de variété française des années 80 dans ma salle de bain, me sentir appréciée, les films de Darren Aronofsky, le chocolat noir à 70%, le calme des cimetières, Lire la suite « Moi, par moi-même »

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