#UrgenceClimatique – le déni

Je suis dans une phase bizarre de ma vie. La crise de la quarantaine ?

Une drôle de crise alors… Moi qui pensait que ça impliquait forcément de prendre un amant et s’offrir une nouvelle voiture… Je suis très loin de ça !

Le point que je ne parviens pas à réconcilier en ce moment est plutôt d’ordre professionnel. Pour faire court : j’ai fait un burn-out, je suis au chômage, je dois reprendre une activité.

Mon métier est intéressant, je ne suis pas opposée à l’exercer de nouveau (dans de meilleures conditions, certes) et je devrais commencer à m’y mettre.

Oui mais voilà : mes convictions sur notre avenir écologique, le tournant que nous devons prendre avant qu’on ne soit envoyés dans le décor, l’urgence climatique… Tout ça me laisse penser que mon métier est obsolète, inutile, anachronique. J’ai le sentiment qu’y retourner serait me remettre des œillères pour continuer à faire tourner la machine capitaliste, productiviste et consumériste. Je ne peux m’empêcher de penser que tout ce que je ferais dans les prochains mois sera risible dans quelques années, voire même que je m’en voudrais d’avoir contribué à nier les évidences.

Mais alors, qu’est-ce que je souhaite au fond ?

Au fond, je voudrais me préparer à l’effondrement : développer les compétences qui seront utiles alors, me former à la permaculture, connaitre les herbes médicinales, apprendre à coudre, à tricoter, à vivre et cuisiner avec moins d’eau, passer au zéro déchet, etc. Je voudrais faire

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Le féminisme ne devrait pas être un rattrapage

La morosité ambiante m’incite à rêver. A rêver une société équitable, respectueuse, accueillante, viable, vivable…

J’en suis au point ou je préférerais que notre civilisation s’effondre plutôt que de remonter dans le train d’un quotidien intenable. Oui, en toute sincérité.

Et dans mon rêve, forcément, les femmes seraient à leur place.

Mais quelle place méritent les femmes ?

Non, elles ne sont pas dignes d’obtenir une part égale d’une infecte tarte létale. Et d’ailleurs, je ne leur souhaite pas. Il faut tout changer, tout péter, reprendre à la base et construire un monde nouveau !

Un certain courant du féminisme contient l’idée que la valeur de l’homme est supérieure à celle de la femme et que celle-ci a quelque-chose à rattraper. Un peu comme les pays « sous-développés » devraient à terme égaler le modèle des pays « développés » puisque c’est ce qui est bien, désirable, l’idéal même…

Les pays du Sud ont a apprendre de nos sociétés occidentales.

Les femmes ont a apprendre des hommes.

Les pays qui ne donnent pas également accès à la (sur)consommation à tous leurs citoyens doivent encore progresser.

Tant que les femmes pleureront en public, accorderont (parfois) davantage d’importance à leurs enfants qu’au travail, perdront du temps en activités secondaires (i.e. pas directement et exclusivement marchandes), elles resteront des individus

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Mourir sous les masques

Je vais commencer par insister sur une évidence (au cas où la suite de mon billet laisserait poindre une quelconque confusion) : porter un masque est indispensable, porter un masque n’est pas une privation de liberté mais simplement du respect pour notre communauté et nos proches, porter un masque diminue considérablement le risque de contamination au Covid et chacun se doit de participer à l’effort collectif.

Se protéger les uns les autres, c’est une belle façon de faire société.

Pourtant, j’entends beaucoup râler : « On ne peut pas respirer, c’est horrible ! ».

On pourrait rétorquer : « Essaie donc avec un respirateur, tu verras si c’est mieux… »

Ceci dit, c’est vrai que c’est désagréable :

  • quand on parle
  • quand on fait un effort physique et qu’on est essoufflé

Oui, c’est vraiment désagréable ; ce n’est pas non plus « horrible« .

Il est aussi particulièrement désagréable de téléphoner à quelqu’un qui porte un masque, de téléphoner avec un masque, de parler avec quelqu’un dont le visage est recouvert d’un masque : il va falloir réapprendre à articuler et peut-être (ce ne serait pas forcément un mal) nous faire parfois avares de mots lorsqu’ils ne sont pas indispensables…

Mais quoi ? Est-ce que tout ça est vraiment « horrible » ?

Il semble ne plus faire de doutes que le port du masque soit une barrière efficace contre la transmission : même mal utilisé, il permet évidemment de bloquer les postillons, il limite nos interactions visage-main (berk ! berk !) et nous met sous le nez en permanence la réalité de la situation sanitaire. C’est bien.

Cette mesure est utile mais clairement, ce fichu masque rend nos interactions sociales

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L’affaire du vinaigre blanc

Parmi mes produits de prédilection (en cuisine, en ménage), le vinaigre blanc est sûrement mon incontournable ! Je l’utilise partout, tout le temps et je ne saurais plus m’en passer.

J’ai déjà parlé de ma passion récente pour le marc de café mais là, c’est autre chose : le vinaigre blanc, ça fait plus de 10 ans que ça dure !

  1. Anticalcaire

Bon, ok, je partais de loin… mais, à l’époque, j’utilisais un produit commercial assez cher qui se présente sous forme de liquide gélifié et qui ne donne pas de résultats fantastiques 😦 Je ne sais plus qui m’a présenté le vinaigre blanc mais la révélation fût  immédiate : pour quelques centimes (ou quelques francs en ces temps reculés, je ne sais plus) et en quelques minutes, j’ai réussi à détartrer efficacement ma robinetterie, mes verres ternis par le lave-vaisselle, la bouilloire, etc.

Une anecdote d’ailleurs : un matin, mal réveillée, je titube jusqu’à ma bouilloire pour préparer un thé. Je la soulève, perçois à son poids qu’il y a suffisamment d’eau pour ma tasse et lance le chauffage. Tasse, sachet de thé ébouillanté, je me carre confortablement dans mon canapé quand Pouah !

Je crache, tousse, peste… Le thé au vinaigre blanc macéré toute la nuit pour Lire la suite « L’affaire du vinaigre blanc »

Info ou intox : le marc de café

Ici, les produits ont leur mode : il y a eu le bicarbonate, le vinaigre blanc, le citron et en ce moment, il y a le marc de café…

Cette préoccupation date d’avant le confinement et les risques de pénurie : c’est plutôt une idée de faire mieux avec moins, de moins polluer, d’utiliser ce que j’ai déjà plutôt que d’acheter… Loin de prétendre rentrer dans le moule étroit du « zéro déchet« , je pratique la politique des petits pas :

  • quand je termine un produit, je me demande s’il est vraiment utile que je le rachète
  • est-ce que je peux m’en passer ?
  • est-ce que je peux le remplacer par quelque-chose que j’ai déjà ?
  • si je conclus que je dois le racheter, est-ce que je peux trouver une version bio / avec impact environnemental plus faible ?
  • est-ce que je peux trouver un emballage non-plastique ?

Ainsi, de fil en aiguille, mon mode de consommation prend des chemins de traverse.

En ce moment, je focalise sur le marc de café. Notre cafetière moud le café et nous récupérons de belles galettes de poudre noire que je refuse de mettre à la poubelle : je pense aux impacts du sac en plastique qui les contient, du transport des poubelles, de leur incinération

Alors, primo, je réduis un peu ma consommation : les impacts écologiques de la culture, la production et le transport du café font débat et je juge nécessaire de limiter mon usage. Je le garde pourtant pour l’effet avéré de la caféine (bien supérieur à celui de la théine) sur les migraines et je n’ai pas renoncé à mon petit café matinal.

Néanmoins, je partage la cuisine avec mon inséparable (c’est-à-dire H24 en temps de confinement ^^) pour qui notre impact sur l’environnement est une préoccupation bien moins quotidienne et qui adore le café ! De ce fait, j’ai une quantité certaine de marc de café à écouler chaque semaine.

J’ai cherché sur le web comment en faire bon usage. On trouve du bon et du moins bon, on trouve des vertus cosmétiques, des idées pour la cuisine, des trucs pour le jardin et je n’ai pas forcément creusé pour savoir si ces recettes de grand-mère avait été scientifiquement testée (j’étais trop heureuse de trouver un moyen d’en faire quelque chose !). Aussi, j’en appelle à votre propre expérience et j’espère que vous me direz en commentaire quels sont vos propres astuces et ce qui fonctionne / ne fonctionne pas selon vous !

Exfoliant pour la peau

Une séance de gommage astringente de temps à autre : le marc de café remplace à merveille la bouteille en plastique qui traîne Lire la suite « Info ou intox : le marc de café »

Nos enfants vivront comme nos grands-parents (ou l’art de se lever la nuit pour aller faire pipi)

Je ne sais plus qui m’a dit ça : « nos enfants vivront comme nos grands-parents ». La remarque est passée et si elle ne m’a pas laissée de marbre, je n’ai pas pour autant percuté tout de suite.

Et puis je suis partie quelques jours pratiquer le yoga dans un magnifique coin de la Drôme : habitat “naturel” (cabane en bois, tente de trappeur ou tipi), poêle à bois pour le chauffage, bassine et broc à remplir au chalet central (le puits) pour le lavage des mains, du visage, des pieds et… toilettes sèches ! Le comble de la tendance.

J’y étais.

J’ai grandi dans un milieu modeste à la campagne. La vraie campagne. Pas une maison à perte de vue. Pas de bruit de voiture mais le chant du coq qui brise la quiétude du sommeil dès l’aube. Pas celle qui leur fait dire “moi, tu sais, j’ai grandi en maison, j’étouffe en appartement”. La campagne profonde qui t’oblige à prendre la voiture pour acheter une baguette de pain, rouler longtemps pour atteindre l’école, solliciter un chauffeur dès que tu as besoin de faire quoi que ce soit et moins de 18 ans. Celle que j’ai désertée avec bonheur. Lire la suite « Nos enfants vivront comme nos grands-parents (ou l’art de se lever la nuit pour aller faire pipi) »

La recette de la mère parfaite version 2017

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Éplucher ses légumes (bio), faire un truc avec les épluchures. A minima, les mettre dans le lombricomposteur sur le balcon.

Faire cuire les légumineuses qu’on aura préalablement pensé à faire tremper pendant 12 heures (en boite, c’est beurk !)

Enfourner un gâteau aux légumes et préparer une salade de fleurs (et croiser les doigts pour ne pas être la seule à en manger…)

Renoncer définitivement à se faire livrer des sushis (ou alors, aller les chercher avec ses tupperwares… et ça perd quand même tout son intérêt 😉

Consulter le tableau des fruits et légumes de saison.

Sortir le blender pour un

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Me laver les cheveux… Pour quoi faire ? – NoPoo #2

Je n’ai pas lavé mes cheveux depuis plus d’une semaine !!! Et voilà : je ne sens pas mauvais, je ne me dégoûte pas quand je me regarde dans le miroir, mon cuir chevelu ne me gratte pas… Tout va bien 😀

Je ne pensais pas avoir besoin d’autant de temps pour obtenir ces résultats lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette aventure. J’avais fait un petit tour de la blogosphère sur ce thème (un exemple sympa ici) et de nombreux billets donnent l’impression que c’est fastoche : on jette tous nos produits toxiques à la poubelle, on a les cheveux un tout petit peu graisseux pendant une dizaine de jours et hop ! on est admise dans le clan NoPoo.

En fait, il faut s’accrocher un peu plus que ça…

D’ailleurs, je n’arrive toujours pas à me laver les cheveux moins d’une fois par semaine avec régularité. J’y arrive parfois. J’y arrive très bien en vacances : peut-être que lorsque mes cheveux sont plus détendus, ils sont moins sales… Sans doute qu’il y a moins de pollution… Certainement que mon tic de me grattouiller Lire la suite « Me laver les cheveux… Pour quoi faire ? – NoPoo #2 »

Je m’en sers aussi pour ça… Le vinaigre blanc

Il n’y a pas si longtemps, je savais à peine que ça existait… Maintenant, j’en achète plusieurs litres par mois !
C’est écolo, ça coûte rien, ça marche super bienPourquoi se priver ?

Le vinaigre blanc n’a rien de naturel : il est issu d’un procédé d’industrialisation très poussé à partir du sucre de betterave ou de maïs. En revanche, il n’est pas toxique contrairement à bon nombre de produits ménagers…

Je me suis souvenue avoir commencé à l’utiliser il y a trèèès longtemps pour nettoyer la cage de mon lapin (ouioui, un vrai avec des dents qui pointent et des petites crottes par milliers…).
Je l’ai aussi utilisé dilué sur les feuilles de mes orchidées pour enlever les « tâches » de calcaire et les faire briller (à une époque où je n’avais que ça à faire, il faut croire…).

Le vinaigre blanc, écolo et indispensable

Détartrant

C’est sa vertu première. On peut l’utiliser Lire la suite « Je m’en sers aussi pour ça… Le vinaigre blanc »

T’es une fille et t’as pas de shampoing ? NoPoo #1

Le sujet d’aujourd’hui est berk berk berk (mais non, tu vas voir, ça va bien se passer…) et mon titre sera complètement has-been d’ici peu (s’il ne l’est pas déjà…).

Voilà donc comment je me suis lancée dans une (folle ?) aventure. Je pense depuis longtemps – et encore plus fort depuis la naissance de MiniJoie : consommation responsable, préservation de la planète, limitation des rejets toxiques…
Une merveilleuse expérience de sérendipité m’a conduit jusqu’au blog d’Antigone XXI qui explique en détail ici le no-poo. (Ce blog est une mine d’infos, il FAUT aller y faire un tour !!!)

En gros, l’idée est de se laver les cheveux de moins en moins souvent pour finalement ne faire des shampoings que occasionnellement (parfois même à l’eau seulement !) avec des cosmétiques fait maison.

Je ne vais donc pas refaire le cour mais parler de moi et de mes cheveux donc, depuis que j’ai commencé cette expérience, il y a 3 ou 4 mois.

Première étape: j’ai acheté une nouvelle brosse. En effet, j’avais une brosse à picot cra-cra et pis c’est tout. Au vu des instructions, ça n’allait pas du tout. J’ai donc investi dans une jolie brosse toute neuve.
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Pourtant, ce genre de brosse fait exploser ma tignasse: le volume double en quelques instants façon crêpage de chignon… N’empêche, c’est un élément clef: en me brossant beaucoup les cheveux (plusieurs minutes par jour, tête en bas, sur le côté, etc.), j’ai réussi immédiatement à espacer les shampoings. Sans avoir l’impression Lire la suite « T’es une fille et t’as pas de shampoing ? NoPoo #1 »

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