Le féminisme ne devrait pas être un rattrapage

La morosité ambiante m’incite à rêver. A rêver une société équitable, respectueuse, accueillante, viable, vivable…

J’en suis au point ou je préférerais que notre civilisation s’effondre plutôt que de remonter dans le train d’un quotidien intenable. Oui, en toute sincérité.

Et dans mon rêve, forcément, les femmes seraient à leur place.

Mais quelle place méritent les femmes ?

Non, elles ne sont pas dignes d’obtenir une part égale d’une infecte tarte létale. Et d’ailleurs, je ne leur souhaite pas. Il faut tout changer, tout péter, reprendre à la base et construire un monde nouveau !

Un certain courant du féminisme contient l’idée que la valeur de l’homme est supérieure à celle de la femme et que celle-ci a quelque-chose à rattraper. Un peu comme les pays « sous-développés » devraient à terme égaler le modèle des pays « développés » puisque c’est ce qui est bien, désirable, l’idéal même…

Les pays du Sud ont a apprendre de nos sociétés occidentales.

Les femmes ont a apprendre des hommes.

Les pays qui ne donnent pas également accès à la (sur)consommation à tous leurs citoyens doivent encore progresser.

Tant que les femmes pleureront en public, accorderont (parfois) davantage d’importance à leurs enfants qu’au travail, perdront du temps en activités secondaires (i.e. pas directement et exclusivement marchandes), elles resteront des individus

subalternes de nos sociétés.

Les pays dont les représentants politiques ne sont pas les otages de l’économie doivent encore apprendre des grandes démocraties.

Les femmes qui ne sont pas capables de vivre toutes les relations sociales comme des rapports de force, qui n’ont pas la compétition chevillée à l’âme doivent s’endurcir.

Cette position n’est pas tenable.

Donc, tu crois en l’écoféminisme ?

Parce que notre planète ne contient tout simplement pas suffisamment de ressources pour que les êtres humains vivent tous comme des Américains.

Parce que notre mode de vie fait d’injonctions, d’urgence et de priorités, de « toujours plus » et d’insatisfaction permanente, tue les hommes autant que les femmes.

Nous ne pouvons pas continuer comme ça.

L’écueil est forcément l’essentialisme (i.e. dire que la solution est de revenir à la nature, à la terre ; de renvoyer les femmes à leur fécondité et au foyer – aspects vus comme « l’essence » de la vie) mais ce serait nier les apports scientifiques et économiques du développement humain. Ce que personne ne souhaite.

Alors la réponse n’est ni immédiate, ni simple. Et c’est pour ça que c’est intéressant.

La réponse est quelque part « entre deux », une voie du milieu encore à débroussailler, une voix à faire entendre.

On peut sans doute commencer par revaloriser ce qui actuellement cantonné au féminin : le soin, la lenteur, la solidarité, etc. Juste dire que c’est bien et pas « moins bien que ».

Ce serait déjà un premier pas.


D’autres idées pour changer la société ?

3 commentaires sur “Le féminisme ne devrait pas être un rattrapage

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  1. Oui, on semble souhaiter que les femmes soient des hommes comme les autres et sous couvert de féminisme, on les incite par exemple de plus en plus à aimer le foot (pour créer de nouveaux marchés plutôt), ou la boxe ou à nier leur nature cyclique pour entrer dans le monde de la compétition comme les hommes….

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