Communication parent-enfant : 5 astuces pour revenir aux fondamentaux

La période que nous venons de traverser (et que nous traversons encore) nous a confronté à nos enfants : H24, semaines complètes, enseignement compris. J’imagine que peu de parents ont signé pour ça ! En tout cas, pas moi… Et s’il y a une chose en laquelle je crois profondément, c’est l’adage qui dit que

« il faut tout un village pour élever un enfant ».

Cela pose souvent des cas de consciences : les gens qui nous entourent, ceux auxquels on est susceptibles de confier nos enfants, ne cochent pas nécessairement toutes les cases (bienveillance, tolérance, ouverture d’esprit, patience, etc.). Et pourtant, j’ai fini par me résigner à laisser mes enfants se faire leur propre opinion. D’abord parce que je suis loin d’être parfaite et que les laisser s’éloigner me permet de recharger les batteries et de revenir meilleure.

Ensuite parce qu’il s’est agi très vite – en ce qui me concerne – de les confier à leurs grands-parents : en y réfléchissant bien, j’ai crains que l’effet papillon d’une rupture avec eux serait une idéalisation future de la part de mes enfants pour leur aïeux bien-aimés…

Ensuite, aussi parce que le choix des nounous se fait en quelques minutes alors que les enfants passent avec elles des journées entières et finalement, parce que j’ai choisi l’école publique avec son cortège d’avantages et d’inconvénients…

Le fait est que je me rends compte que certaines attitudes que je réprouve chez les adultes qui les accompagnent sont identifiées, analysées et discutées en famille et apportent finalement beaucoup de choses à leur éducation !

Bref, le fait est que le village a été confiné et que nous avons dû faire face à leur éducation à 100% pendant 7 semaines…

Il y a eu des jours où j’ai trouvé ça dur, très dur.

Dans ces cas-là, j’essaie de reprendre les basiques, ces « astuces » que j’ai glanées depuis que je suis

Maman et qui m’ont donné le sentiment de progresser dans mes relations avec mes enfants.

  1. Accepter leurs émotions

Nos propres émotions sont parfois difficiles à identifier, à éprouver, à canaliser. Comment faire alors quand on est le réceptacle des émotions parfois si vives de nos enfants ? C’est un défi de chaque jour et en fonction de la personnalité de nos rejetons, cela peut devenir un véritable fardeau…

Alors j’essaie déjà d’arrêter tout : je fais « pouces », je m’assoie, je me tais, je les regarde, je respire. L’objectif est de sortir de la spirale de mauvaise humeur et de comportements destructeurs.

Un simple « je comprends » permet souvent de désamorcer pas mal de frustration. Se mettre à leur hauteur, voire à leur place, permet de s’aligner sur leurs besoins et réaliser parfois l’absurdité de nos propres exigences.

Reformuler leurs sentiments, mettre des mots sur les tempêtes qui les assaillent les aide ensuite à progresser dans leur propre développement et nous donne des clefs mutuelles de compréhension.

2. Faire un câlin

Tout est dans le titre : quand on est à leur hauteur et qu’on n’a plus rien à dire, reste seulement à les serrer dans nos bras !

Les résistances cèdent et nos cœurs se mettent au diapason. C’est souvent le meilleur moyen de désamorcer les tensions et une soirée qui s’annonce mal.

3. Mettre en perspective (du temps et du retrait)

A ce moment-là, je réalise souvent que je suis en train de leur demander quelque chose de tout simplement inaccessible : aller trop vite, faire trop de choses alors qu’ils ont faim, sont exténués…

Demander à nos enfants de s’accorder à notre rythme est une ineptie. C’est déjà difficile pour nous et il est clair que ce que la société nous impose nous broie lentement. Mais on l’oublie plusieurs fois par jour et on formate nos enfants dans ce moule de contraintes invivables.

Alors j’essaie juste de revoir mon programme au plus simple : une histoire, un repas chaud, un gros dodo. Les rangements attendront, le coup de fil à Mémé sera pour demain, la lessive n’est pas si urgente et le téléphone est passé en mode silencieux…

Je prends aussi le temps de me demander pourquoi je dis « non ». Parfois, il faut choisir ses combats et ceux du moment n’en valent pas du tout la peine !

Je m’éloigne aussi un peu : mon propre stress est contagieux alors s’ils ont démarré un jeu, je les laisse faire et je me mets en retrait. J’essaie de prendre en compte mes propres besoins en vue de tenir le coup jusqu’à la fin de la soirée…

4. Passer le relais

Voilà, c’est bien joli mais si ça ne marche pas, si les crises s’enchaînent, si notre propre réservoir de patience est complètement à sec ?

Cela arrive certaines soirées de semaine, lorsque j’ai la tête encore pleine de sujets stressants au boulot et que les enfants ont leur cœur vide de présence parentale… Ces soirs-là, les conflits me paraissent inextricables et on joue le grand huit de la relation familiale : des cris, des câlins, des pleurs, des mots doux… Rien que du très malsain à mon sens alors dès que possible (et si c’est possible), je dis à leur Papa de prendre la main et je lâche l’affaire.

5. Les regarder dormir

Finalement, même après les pires soirées, je retourne les voir dans leurs petits lits d’enfants sous leurs draps blancs, quand le sommeil les a gagné et que mon propre malaise s’est apaisé.

Le visage détendu, posé sur leurs adorables petits poings fermés, la respiration fluide, ils ont laissé envoler leurs costumes de diablotins. Leur vulnérabilité m’envoie en plein cœur mon rôle de Maman et la nécessité de restaurer chaque jour ce qui aurait pu être abîmé par des journées compliquées.


Annexe : Mes livres de chevet

faber et mazlish

Titre : Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent

Autrices : Adèle Faber et Elaine Mazlich

Editions du Phare, 408 pages

Je me suis procuré ce livre très vite après la naissance de mon premier enfant. Il fait figure de référence dans l’univers de la parentalité ‘positive’ ou ‘bienveillante’. Dans un premier temps, il ne m’a pas paru pertinent parce que je trouvais ma fille trop petite et je ne voyais pas comment le mettre en application. Maintenant, il est devenu ma référence : je le relis régulièrement et j’ai même imprimé certaines pages, affichées littéralement au-dessus de ma table de chevet. Il y a de nombreux exemples et des ‘exercices’ de mise en situation. Je ne pense pas qu’il se substitue aux ateliers du même nom mais il est indubitablement une ressource indispensable !

isabelle filliozat j ai tout essaye couverture du livre

Titre : J’ai tout essayé !

Autrice : Isabelle Filliozat

Editions Marabout, 256 pages

Encore un grand classique parmi les ressources parentales mais incontestablement un ouvrage pertinent. Il est utilisable aussi avec les tout-petits et donne des clefs pour avancer dans une relation constructive et épanouie.

Point commun : ces deux livres s’appuient sur des dessins (sous forme de BD) permettant de mettre en situation les difficultés parentales et les réactions typiques des enfants. C’est ludique, c’est parlant, c’est efficace.

Et vous, quels sont vos livres ressources ?

2 commentaires sur “Communication parent-enfant : 5 astuces pour revenir aux fondamentaux

Ajouter un commentaire

N'oublie pas de laisser un message avant de partir !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :