Non, ce n’est pas un blog santé et mon propos aujourd’hui n’a pas de valeur médicale. C’est encore une fois mon expérience mais il me semble important de la partager.

D’abord, le « choc toxique », c’est quoi ?

Dit comme ça, ça fait un peu science-fiction ou film catastrophe. En fait, c’est un syndrome dont on entend parler pour la première fois avec l’arrivée des premières règles. Alors on se questionne sur les tampons et il y a quelqu’un pour vous dire avec un air mystérieux et à voix basse : « il faut faire attention au choc toxique… »

Ça a peut-être évolué (j’espère), mais c’était comme ça pour moi, il y a 25 ans ^^

Finalement, la présentation est restée succincte : il ne faut pas garder un tampon plus de 6 à 8 heures sinon, tu risques d’être hyyyper malade et ça peut même être mortel !

OK

Moi, je me suis bêtement dit que c’était sûrement causé par toutes les saletés chimiques qui devaient être contenues dans ces cylindres de cotons… Je ne sais pas : j’ai fait une association d’idée entre « toxique » et « chimique ». J’avais compris que plus les tampons étaient absorbants, plus le risque était grand. J’ai donc persisté dans cette idée : plus absorbant = plus de chimie = plus de risque. Je n’ai jamais lu en détail la notice des tampons et je me suis bien gardée de me renseigner davantage. Encore une réaction primaire : on a parfois l’impression que moins on en sait, moins on risque d’être atteint !

Et puis, il y a peu, j’ai entendu dire que ça pouvait aussi arriver avec les cups.

Quoi ?!? Les cups qui sont censées être tout ce qu’il y a de plus écolo, moins de déchets, moins de polluants, etc. Là, ça ne collait plus avec mon idée de base.

Je ne me suis pourtant pas renseignée plus que ça parce que de toute façon, la cup, pour le moment, je n’y arrive pas et puis bon, j’ai dû avoir autre chose à faire. Alors j’ai continué avec mes serviettes que je garde trop longtemps parce que mon flux est très peu abondant…

Erreur !

Finalement, j’ai fini par tomber sur un article traitant du problème et là, j’ai compris !

Ce n’est pas une histoire de chimie mais plutôt de biologie. C’est le sang contenu dans nos protections périodiques qui risque de provoquer ce choc toxique et nullement la protection en elles-mêmes ! Du coup, le risque existe avec les tampons, les cups ou même les serviettes (dans des proportions variables). C’est la présence de sang elle-même qui est à l’origine du syndrome : plus la quantité de sang contenu est grande et plus on le garde longtemps, plus le risque est élevé. D’où le lien avec les tampons… mais pas pour les raisons auxquelles je croyais ^^

Alors moi, comme une conne, en cherchant à ne pas changer de protection trop souvent, je faisais le contraire de ce que j’aurais dû !!!

Donc voilà, certaines d’entre vous vont sûrement me trouver débile mais comme manifestement je ne le suis pas et que, en plus, je suis globalement assez renseignée, je me suis dit que ma méprise n’était peut-être pas isolée. Je préfère avouer mon ignorance et me dire que peut-être, grâce à ce billet, j’éviterais à 2 ou 3 personnes de faire la même erreur !

Et peut-être même davantage si vous me faites le plaisir de le partager ^^

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