Une fois n’est pas coutume mais je vais parler cuisine, le sujet me titille depuis que j’ai vu passer plusieurs billets concernant les déceptions dues aux Thermomix – à commencer chez ma copinet’ Lo pour ne pas la dénoncer citer 🙂

J’ai commencé à m’intéresser au sujet des robots cuiseurs multifonction l’année dernière. MiniJoie mange maintenant comme nous (ou plutôt nous mangeons comme elle parce que pizzas, galettes complètes, croque-messieurs et mesdames en alternance, ce n’est pas vraiment recommandé pour nos petits bouts…). D’autant plus que j’ai vraiment à cœur d’éduquer leurs goûts et de leur faire découvrir un maximum de saveurs.

Bout2Joie, quant à lui, est quelque peu intolérant aux PLV et j’ai dû cuisiner moi-même pas mal de trucs que j’achetais tout prêts… On a beaucoup de surprises quand on commence à lire les étiquettes ! Je vous le déconseille d’ailleurs vivement, c’est le début des vraies emmerdes en cuisine ^^

Me voilà donc face à ces monstres de technologie : trop

gros, trop chers et pas franchement décos 🙂 Notre cuisine lyonnaise est bien plus grande que notre cagibi cuisine parisienne et comme nous n’avions alors aucun robot, je me suis dit que tant qu’à investir, autant le faire une fois pour toutes !!!

Alors, j’ai comparé, comparé et comparé…

Le match a d’abord opposé le Magimix Cook expert au Thermomix. Ils avaient l’air plus simples d’utilisation et on trouve beaucoup plus d’infos sur internet les concernant…

Je n’étais pas vraiment susceptible d’être invitée à une réunion pour la présentation du Thermomix dans ma région d’adoption et puis je voulais qu’il sache TOUT faire, y compris donc les carottes râpées !

Je sais que ça a l’air très con de vouloir faire des carottes râpées avec un robot à plus de 1000 euros mais sachez que avant cet achat, nous ne mangions jamais de carottes râpées et pourtant, cette entrée fait l’unanimité de 18 mois à 36 ans – ce qui n’est pas le cas des poireaux vinaigrette 😉

Je me suis alors rendue sur une foire pour voir la bête en face. Les techniques de marketing très efficaces ont failli fonctionner : il était beau (finalement), il sentait bon le velouté de carotte expédié en 5 minutes et on m’offrait tout un tas de bouqins et d’accessoires… mais je m’étais jurée de repartir sans rien parce que je me sais faible devant le vendeur expérimenté !

J’ai quand même hésité. J’ai appelé Papaidi (« je vais faire une connerie et je vais le regretter, empêche moi de me précipiter…« , « oui mais j’ai envie quand mêmeeeuh« , « oh et puis ce serait mon *cadeau* de reprise de taf, je me le paye si JE veux !« , j’en passe et des meilleures 🙂 et j’ai donc erré dans les allées du salon pour voir ce que devenait cette envie si pressante…

Et là, coup de foudre, je suis tombée sur le Cooking Chef de Kenwood. Un type qui avait davantage l’air d’un cuistot que d’un vendeur était en train de faire une démo.

J’ai traîné sur le stand et j’ai vraiment eu de bonnes impressions – concernant le robot, pas le démonstrateur ^^.

D’abord, je l’ai trouvé plus esthétique que le Magimix (argument à la noix mais on est cœur d’artichaut ou on ne l’est pas ;), le bol est beaucoup plus grand aussi – on nourrit facilement 4 adultes gourmands en une seule fournée et je pense qu’on peut aller jusqu’à 6 – et il avait l’air franchement solide et complètement polyvalent, susceptible donc de réaliser à ma place la pâte à galette qui me donnait une grosse suée à chaque fois…

Cependant, un truc m’a beaucoup embêté au premier abord : il faut salir 2 trucs pour faire une soupe moulinée, le bol et le blender.

Je sais que j’enchaîne les arguments stupides mais les objectifs étaient clairement de me faciliter la vie, de manger davantage de légumes et de s’assurer que la machine n’allait pas rester enfermée dans un placard !

En tout cas, cette rencontre m’avait mis le doute – en particulier sur le fait que la lame du Thermomix/ Magimix fasse office de « mélangeur » et ne change pas n’importe quel plat en hachis ^^- et je suis repartie de la foire sans délier ma bourse 🙂

Mais cette idée folle a continué à trotter dans ma tête. J’en ai beaucoup discuté avec Papaidi puisque dans le couple, c’est plutôt lui qui cuisine – enfin, c’était plutôt lui à l’époque où je lui donnais l’autorisation de mettre un gros morceau de barbaque dans mon assiette à chaque repas… Il est un peu moins créatif depuis que j’exige plus de vert dans mon assiette !

N’empêche, il était hors de question que je me retrouve à 100% aux fourneaux avec l’argument : « C’est TA machine ! »

Je ne suis pas très bonne cuisinière. Enfin, je dirais dans la moyenne : je suis la reine du poulet rôti du dimanche midi et de la béchamel, je me débrouille pas mal avec les plats en sauce (en gros, plus ça mijote, meilleur c’est 😉 mais j’ai quelques déconvenues quand je me lance dans des trucs trop techniques ou trop originaux vis-à-vis du standard steak-patates… Je ne me remets pas de la tête de Papaidi le jour où je lui ai préparé des endives au jambon 😦 Je crois que mon public ne me facilite pas la tache ^^

Bref, même si j’étais moteur dans l’aventure, pas moyen que Papaidi ne se désolidarise ! Je voulais que l’appareil lui plaise et comme il sait déjà (bien) cuisiner, j’ai considéré que ce modèle nous correspondait mieux puisqu’il est plutôt fait pour faciliter la tache aux cuisiniers qui ont déjà leurs recettes et leurs habitudes plutôt que pour guider de complets néophytes.

Après moultes tergiversations, j’ai sorti le carnet de chèque…

Et alors, j’en suis contente ?

La réponse est oui. Sans aucun doute. Même si c’est loin d’être une révolution.

D’abord, je ne m’en sers pas autant qu’il faudrait pour le rentabiliser. Il me fait globalement gagner du temps quand je cuisine (et surtout de la disponibilité puisque beaucoup de trucs peuvent se faire sans surveillance et *magie* je n’ai encore rien fait cramer 😉 mais je n’ai pas trouvé de solution-miracle pour éplucher et laver les légumes… je ne suis probablement pas très douée mais quelle que soit la recette, j’en prends souvent pour une bonne vingtaine de minutes !

Tout passe au lave-vaisselle et sa solidité est confirmée : Papaidi a essayé de me le bousiller en forçant comme un malade utilisant le mixer sur la sortie du blender mais il est ressorti (presque) indemne !

J’ai réussi quelques trucs sympas tout en faisant autre chose : le sabayon, la mayonnaise et la béchamel. Nos pommes de terre sautées ont maintenant toutes la même épaisseur et les carottes râpées *victoire* font fureur.

Il est surtout champion pour la pâtisserie et vous serez certainement déçu.e si ça ne fait pas partie de vos objectifs principaux. Et oui, finalement, je n’ai tenté que 4 ou 5 fois des plats en sauce qui ont franchement été des réussites incontestables !!! Les recettes tirées du livre offert vendu avec le robot sont délicieuses et nos recettes traditionnelles sont ressorties tout aussi savoureuses. Pourtant, il ne se substitue pas nécessairement à notre bonne vieille cocotte en fonte 😉

J’ai aussi eu mes gros ratés : la génoise et la brioche en tête de liste. Donc ce n’est pas miraculeux et la baguette magique qui transformera n’importe quel.le flemmard.e en cordon bleu n’a pas encore été inventée 🙂

Alors, pour résumer, comme toute blogueuse culinaire qui se respecte, je vous fais une synthèse :

LES +

  • Champion de la pâtisserie
  • Solide et puissant ^^ (qualité semi-professionnelle)
  • Lavable en machine (elle est vite remplie ceci dit…)
  • Chauffage par induction précis et efficace
  • Gain de temps / disponibilité lors des mélanges et cuissons
  • Possibilité d’adapter très facilement ses propres recettes

LES –

  • Gros budget à prévoir (et pire pour rajouter des accessoires complémentaires ^^)
  • Montage et démontage des accessoires pas toujours intuitif
  • Il faudrait 2 bols (exemple : pour un gâteau au chocolat contenant des blancs en neige…)
  • Les pesées se font sur une balance « à part » (moins pratique mais ça évite les erreurs parait-il)

Note : ce billet n’est pas sponsorisé (malheureusement), j’ai payé mon robot et je n’ai jamais utilisé les autres robots cités dans le billet.

Et toi, tu cuisines au robot ? Et tu l’aimes comment ton robot ?

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