Deuxième enfant. Je me mets à 80%. J’ai envie de consacrer du temps à mes enfants. Mon boulot ne me passionne pas mais il m’est nécessaire – pour le salaire, le lien social, mon équilibre mental. C’est un compromis acceptable.

Oui mais… comment profiter de mon mercredi ? Comment faire que ce soit la journée des enfants et pas celle du ménage et des lessives ? Comment ne pas se stresser le mardi soir sur la « réussite » de la journée du lendemain ? Comment terminer son mercredi le sourire aux lèvres et pas les nerfs à vif ?

Hier soir, je ne sais pas trop où était mon cœur : plaisir d’avoirpassé la journée avec eux, d’avoir vu ma puce s’extasier lors de sa première séance de musique, d’avoir endormi mon bébé au sein pour la sieste, d’avoir consolé leurs pleurs et accompagné leurs jeux.

Mais aussi : tension au maximum avec la chaleur qui nous est tombée dessus comme une chape de plomb. Enfants levés trop tôt, fatigués et coléreux. Bout2joie a chigné TOUTE la journée. MiniJoie n’a voulu coopérer à AUCUN moment.

J’ai eu droit à un pipi à la culotte, une crise pour utiliser la chaise haute du petit frère, une série de chamaillerie à propos des jouets puis des dessins, un refus catégorique de marcher…

J’ai – à peu près –  réussi à contenir mon exaspération. Mais j’ai souffert. Je n’ai pas bien « profité » de ces moments. Je les ai trouvés difficiles. J’ai eu chaud – et ça m’a rappelé de très mauvais souvenirs.

Le plus terrible dans ces journées est certainement de se mettre un objectif de rentabilité : il est impossible de passer la journée à marteler « il faut que ce soit une douce journée, je ne dois pas m’énerver, on est heureux et les heures nous sont comptées » et parvenir en même temps à en profiter réellement.

C’est comme quand tu te dis « ne pense pas à une girafe ». Inévitablement, tu penses à une girafe. Ou l’inverse d’ailleurs… mais bon… tu vois l’idée 😉

Et pourtant, c’est vrai que je veux conserver de beaux souvenirs de ces journées, je veux préserver notre harmonie, soigner le bonheur qui nous est donné et il n’est pas moins vrai que ces jours-là passent encore plus vite que les autres.

Il faudrait être capable d’accepter et de laisser couler. Les moments d’énervement et les contrariétés seraient d’autant plus faciles à accepter que je serais capable de les laisser glisser pour me concentrer sur les meilleurs morceaux ! Il parait que ça se travaille, qu’il existe des exercices quotidiens très efficaces – en particulier, noter chaque soir, 3 ou 4 souvenirs heureux de la journée – pour modifier notre cerveau et améliorer définitivement notre perception des choses.

Mais d’abord faut-il réussir à trouver ce temps pour positiver !

En dehors de ça, je crois être en passe d’accomplir une chose : je ne me fixe aucun objectif « ménage » ou « administratif ». Je pense que c’est encore pire que de se fixer un objectif « bonheur » parce qu’on passe la journée à essayer d’accomplir sa to-do-list, sans y parvenir bien entendu [toujours trop longue] et en construisant petit à petit de la rancœur vis-à-vis de ces enfants qui nous y en empêche…

J’ai mis les choses au point avec Papaidi. J’ai choisi de travailler 4 jours sur 5 pour moi bien sûr, mais aussi – surtout même – pour les enfants. Parce que je crois bon pour eux de passer du temps avec leurs parents plutôt qu’avec leur nounou – même si elle est très bien au demeurant. Je pense que Papaidi aurait pu envisager aussi le 80% s’il n’avait pas changé de boite. De ce fait, c’était exclu et c’est moi qui le fait.

Ensuite, on doit se mettre d’accord sur le fait comme pense ce choix comme positif collectivement et que donc le temps de qualité demeure plus important que le nettoyage de l’appart. Si on n’y arrive pas – collectivement s’entend – je retournerai bosser le mercredi.

Du coup, Papaidi et moi passons une partie de notre mardi soir à préparer la journée du lendemain : on range l’appart, réfléchit au menu, prépare les vêtements et/ ou les sacs pour les sorties prévues, etc. Il ne passe pas le mercredi entier avec nous – il revient tout de même pour déjeuner – mais contribue à son succès !

Là où je pêche encore beaucoup, c’est mon désir de bien faire côté cuisine. Ce n’est pas ma spécialité mais je ne peux pas m’empêcher de profiter de ce jour pour essayer de « faire mieux » : de bons produits, des recettes maison, moins de viande… et ça me prend une bonne partie de mon temps, de mon énergie et de ma patience. C’est un sujet qui monopolise globalement beaucoup de mes forces – et de mon porte-monnaie – ces temps-ci : le mieux manger. J’espère parvenir à faire mieux dans les mois à venir, sans y sacrifier trop de ces rares heures que je voudrais pleines et heureuses…

C’est compliqué mais je voudrais que ce choix soit le bon, je ne voudrais pas terminer mes mercredis épuisée et avoir hâte de voir venir le suivant. Je voudrais trouver le bon équilibre et mettre beaucoup de joie dans ma journée de Maman.

Et toi, tu as des astuces pour des mercredis réussis ? Allez, partage, on sera nombreuseux à te remercier 🙂

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