Si vous me suivez ici ou sur les réseaux sociaux, vous n’êtes pas sans savoir que mes relations avec les grand-parents de mes enfants ne sont pas roses tous les jours…

D’un côté, un passé compliqué reste lourd à transcender et la confiance nécessaire est difficile à mettre en place. De l’autre, des valeurs radicalement opposées font sourdre une tension indicible.

Pourtant, je considère les grand-parents comme une béquille indispensable à l’éducation de MiniJoie et de Bout2Joie. J’ai grandi très proche des miens et malgré quelques conflits principalement dus à l’écart générationnel, j’en garde une grande richesse.

D’abord pour le soutien concret qu’ils peuvent apporter dans la garde, parfois prolongée, des enfants. Je sais que cela sera incontournable à terme, tout simplement parce que nous n’avons pas suffisamment de congés pour « couvrir » l’ensemble des vacances scolaires.

Ils constituent également le point de convergence des rassemblements entre cousin.es et j’espère sincèrement que mes enfants construiront de beaux souvenirs de ces réunions familiales.

Ensuite, la famille élargie – j’inclue là également les oncles et tantes – forme un socle solide dans la construction psychologique de nos enfants : ne dit-on pas qu’il faut tout un village pour élever un enfant ? 

Passé la toute petite enfance, resserrer l’éducation à la famille nucléaire parait sinon dangereux du moins étouffant et j’imagine que cela doit se payer un jour ou l’autre… Même si j’ai encore beaucoup de mal à l’envisager, mes enfants auront besoin de se livrer à des personnes de confiance qui ne soit ni leur père, ni leur mère !

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Et pourtant, malgré ces convictions profondes, je reste terriblement inquiète de tout ce qui pourrait émerger de cet attachement : les valeurs sont discordantes et les principes éducatifs parfois carrément opposés. Alors, je dois me faire violence pour laisser ces relations se construire au-delà de moi et de mon contrôle.

Par exemple, je fais très attention à valoriser les tentatives de mes enfants en toutes choses et à respecter leurs sentiments. Et je sais que de petites phrases se glisseront irrémédiablement dans les commentaires des grands-parents : « C’est trop difficile pour toi ! », « Tu n’es pas belle comme ça ! » (Beaucoup plus rare avec « beau »…), « Arrête de pleurer, c’est rien ! », etc. Cela peu paraître anodin mais ça a laissé de profondes marques dans ma façon d’être – et je n’ai pas besoin de prêcher auprès des adeptes de l’éducation bienveillante.

Je ne suis pas parfaite et mes paroles ne collent pas toujours à mes intentions mais j’essaie d’assumer mes erreurs, je ne veux en aucun cas avoir à (sup)porter celles de l’entourage…

Outre le fait qu’ils mangent n’importe quoi 😉 j’ai aussi peur que mes enfants ramènent des idées misogynes ou racistes contre lesquelles je suis vigilante [sans imaginer une seule seconde être infaillible…]. Je le suis déjà offusquée lorsque le grand-père de MiniJoie a dit qu’il ressortirait son train électrique si elle avait un petit frère… en vain ! Nos devrons attendre que Bout2Joie grandisse pour qu’elle ait l’opportunité d’y jouer :-/

Malgré ces réticences, je confierai mes enfants à leur grands-parents. D’abord parce que je n’aurai pas le choix, ensuite parce que je lutte contre ma tendance à tout maîtriser et finalement, parce que je sais que c’est bon pour eux. Je dois donc faire confiance à mes enfants pour intégrer les valeurs que j’estime importantes, à utiliser les clefs que je vais leur donner… et à se faire leur propre jugement – par le contre-exemple peut-être.

Encore une fois, à moi d’apprendre à les laisser grandir et éventuellement devenir autre chose que ce que je souhaiterais pour eux

Et chez toi, ça se passe comment avec les grands-parents ?


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C’est ma participation aux Jeudis éducation initiés par WonderMômes.

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