Une fille qui sait pas trop ce qu’elle attend de la vie. Enfin, elle sait mais elle n’ose pas se l’avouer.

Au fond, elle voudrait entrer dans la postérité. Un truc comme ça. Un petit truc simple.

Au fond, elle veut pas être juste « normale ». Enfin si, au fond, elle voudrait se fondre dans la masse. Mais avoir un truc en plus. Un truc qui fait que les gens murmurent dans son dos, l’admirent ou l’envient, la critiquent aussi. Discrètement plutôt.

Bref, un truc qui la démarque envers et contre elle-même. Comme une ado mal dans ses baskets.

Ceci dit, pour le moment, elle ne fait rien. Elle se laisse porter. Elle se pose beaucoup de questions. Beaucoup trop. Du genre qui glacent et qui paralysent. Qui liquéfient aussi parfois.

Finalement, elle passe par tous ces états et le temps passe. Les réponses à ses questions ne tombent pas.

L’angoisse de la mort et de l’inutilité de l’existence se fait plus pesante.

Et puis, un jour, quelqu’un lui suggère : « et si tu écrivais ta vie ? celle dont tu rêves… et ensuite, tu la vis ! »

Alors, elle prend la plume. Entre les enfants et le manque de sommeil, le temps manque mais elle s’accroche.

Au début, il faut se battre pour trouver quelques minutes. Puis l’exercice devient tellement libérateur… Les minutes deviennent des heures. La contrainte devient drogue.

Elle noircit des pages.

Creuser une idée, échafauder des plans, façonner petit à petit un personnage singulier.

La fille devient femme, abandonnant à jamais les débris de l’enfant dénigrée, défrichant avec obstination son chemin de vie.

Un an plus tard, elle pose le point final. Elle a écrit, relu, corrigé, barré, annoté, simplifié, retouché, complété, rectifié, enrichi, raturé, remanié…

Son texte est devenu roman.

La fille est devenue autrice.

C’est ma participation à la 2e semaine du projet #defiouecrit2016 de Agoaye pour la partie écrit : « Cette année, je le fais ! »

Retrouvez ici la partie défi.

 

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