J’ai longtemps considéré les cadeaux comme des objets sacrés. EnEn fait, je les considère encore… je suis juste sur le chemin pour m’en détacher…

Je n’ose jamais dire que ça ne me plait pas, j’accroche un sourire crispé et m’enthousiasme avec véhémence.

Mais le pire, c’est que je suis incapable de m’en séparer : je les entasse au fond d’un placard et tente avec plus ou moins de succès de les oublier. Quand je tombe dessus, mon estomac se serre et je me fais la promesse de les utiliser… pour les laisser retomber dans l’oubli aussi vite.

Je fonctionne à l’identique pour les vêtements qu’on m’a prêté pour les enfants. Je ne songe pas une seule seconde à refuser un sac de fringues qui ne me plairaient pas. C’est pour moi une offrande qu’il serait totalement déplacé de refuser…

En revanche, ces dons-là, je les utilise. Ma fille a ainsi porté une grande majorité de vêtements prêtés et / ou donnés. Sur le principe, je suis hyper contente d’avoir évité des achats inutiles, d’avoir recyclé des habits très peu utilisés, ça rentre à plein dans ma démarche écolo et je recommencerais avec plaisir !

Le problème, c’est que j’en suis arrivée à négliger totalement mes goûts et mon plaisir : j’ai réalisé il y a quelques semaines seulement [essentiellement grâce à la lecture de ce livre bizarre que j’ai tout de même lu jusqu’au bout !] que j’avais ainsi vu ma fille pendant presque 3 ans dans des vêtements que je trouvais moches la plupart du temps…

A vrai dire, je ne m’étais même pas posé la question : je l’ai dit, pour moi un cadeau s’accepte avec abnégation. Je ne me suis quasiment pas interrogée sur mes goûts en matière de mode enfantine. J’ai pris, lavé, repassé, utilisé… Parfois, en délaissant les quelques pièces que j’avais moi-même choisies et que j’aimais davantage.

C’est futile et stupide. Rien de grave là-dedans mais une démonstration de l’immense capacité que j’ai à me gâcher la vie. Je voudrais juste prendre les choses du bon côté, à la légère aussi et profiter.

Prendre un cadeau raté avec désinvolture et
le ré-offrir
le donner
le jeter
le casser
le vendre (le brader !)
le perdre
et puis surtout, finalement, l’oublier

Et toi, tu fais quoi des cadeaux que tu aurais préféré ne pas recevoir ?

cadeau
Source julian wylegly 
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