Je pense souvent à « l’avenir » de mon blog. Je n’ai pas de véritable ambition mais comme toute perfectionniste qui se respecte, je prends soin de son design, de la cohérence de son contenu, du rythme des publications (tu ne t’en étais pas rendu compte… eh bien figure toi que cela me préoccupe aussi), de ma page à propos, de mon anonymat, etc. Et en ce moment, ça ne va pas ! Je veux tout changer !!

Enfin pas complètement tout, j’aime bien ce qu’il reflète de moi mais je voudrais modifier son look, peaufiner un peu ma ligne directrice, vérifier mes liens, reprendre mes titres, supprimer des billets obsolètes, en retravailler certains, changer les catégories, améliorer mon référencement…

En pensant à tout ça, je songe aussi que je pourrais tirer parti de ce nettoyage pour avoir mon nom de domaine et m’offrir un hébergeur. Et ensuite 

que je pourrais en profiter pour mixer les 2 blogs parce que, à mesure que Je me disperse gagne en profondeur, La plénitude du mot se retrouve complètement délaissé…

Alors je me renseigne, je surfe sur des forums de blogueurs voire de geeks du SEO. La technique m’intéresse, ça pique ma curiosité, j’aime bien coder… va savoir ! Mais en ce moment, non vraiment… pas le temps…

J’amorce des centaines de brouillons sans jamais les terminer. J’ai mille idées à la minute que je ne concrétise pas mais qui polluent mes pensées. Plus j’y pense, plus je voudrais mettre un coup de balai.

Voilà on touche un point crucial du perfectionnisme : quand quelque chose n’est pas « assez bien« , j’en viens rapidement à penser qu’il faut « recommencer à zéro« .

Comme je me dis que le chantier va me prendre du temps, je m’y prépare psychologiquement (et de préférence en farfouillant sur le web à la recherche de : « comment faire un blog de ouf en 5 minutes par jour ?« ) et en attendant, je ne fais rien. Les brouillons restent en chantier, mes réflexions continuent de reboucler sur elles-mêmes, j’hésite entre .fr et .com, je mets quelques bouts de phrases en gras, j’espère encore dénicher le thème parfait, je m’alarme du poids de mes photos, je me renseigne sur les meilleurs plugins…

Je ne sais pas faire de plan bis (ou de version light) : un truc moyen qui me permettrait de publier régulièrement tout en préparant une éventuelle migration…

C’est un peu comme quand, au boulot, j’ai une présentation Powerpoint à rendre pour dans 2 heures. Plus que 2 pages à rédiger. Je suis laaaaarge. Et là, malheur ! je m’aperçois qu’il y a un problème dans la numérotation automatique des slides… Voilà, c’est parti pour de longues minutes à chercher le pourquoi du comment, bidouiller le masque, consulter les forums, faire plusieurs tentatives… là où la numérotation manuelle de mes 17 diapositives aurait pris 2 minutes 40 ! Du coup, 5 minutes avant le gong, je suis contrainte d’aller annoncer du retard à mon chef en montant un énorme bobard pour ne pas trop perdre en crédibilité…

Le perfectionnisme, en entretien d’embauche, c’est le prototype du « faux défaut »… et pourtant, franchement, je ne mens pas quand je dis que c’est plus souvent un frein qu’un accélérateur !

Ceci dit, en ce moment, je sais que me focaliser sur les améliorations du blog me permet d’éviter (comme on ferait un immense arc de cercle pour être sûr.e de ne pas se faire attraper quand on joue à chat…) la véritable difficulté: je déménage ! et je dois impérativement, immédiatement et sans négociation possible, m’attaquer aux cartons…

perfectionniste perfectionnisme
Source paolobarzman

J’ai commencé à trier, à ranger, à étiqueter, à réfléchir à la nouvelle organisation, à la disposition dans notre nouvel appart mais je prends ce problème très trop au sérieux alors je voudrais profiter de l’occasion pour expurger mes vieux souvenirs comme je vide mes placards puis pour ordonner et compartimenter ma vie comme des bouteilles dans un casier…

En substance, j’aimerais que ce chantier me donne l’opportunité de mettre un grand coup de karcher dans mon matérialisme primaire, repenser mon rapport aux autres et au monde, redéfinir mes objectifs de vie et mes aspirations profondes…

Alors voilà, je suis finalement renvoyée de plein fouet au constat amer que je n’ai pas avancé d’un iota sur mon bilan professionnel. Rien n’est assez… enfin trop… ou plutôt… disons que d’abord…

Je me sens nulle en blogueuse, je me sens nulle en Maman, je me sens nulle dans le boulot… Je me regarde le nombril et rumine mes échecs. Je le fais avec autant d’application que mon perfectionnisme outrancier me le permet. Promis, ça ira mieux demain !

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