Les limites de l’auto-édition

parite education feminisme parentsParité de l’éducation ou l’utile féminisme des parents : j’ai acheté ce livre alors que mon budget lecture est proche de zéro (je garde tout pour la littérature jeunesse 😉

Pourquoi alors ? Parce que ce sujet m’intéresse et me tient à cœur. Parce que l’auteur avait été invitée à l’excellente émission de France Inter : Les femmes, toute une histoire. Parce que le titre est bien trouvé. Parce que je ne peux que soutenir une démarche qui me semble infiniment nécessaire.

Et j’ai été déçue. Certes, le livre fourmille de références historiques, de statistiques (non référencées) et surtout d’idées pertinentes sur le féminisme mais tout reste à faire ! La qualité du texte laisse vraiment à désirer…

C’est un brouillon. Il est difficile de suivre la thèse de Véronique Coyon d’un bout à l’autre de chaque chapitres (impossible donc d’un bout à l’autre du livre…) : les propos semblent jetés ça et là, le lien entre argumentaire et exemples reste généralement mystérieux et surtout, malgré une sensibilisation à la cause féministe qui pourrait être efficace, l’aspect éducatif manque…

J’aurais tellement voulu aimer ce livre, inconditionnellement. J’aimais déjà le titre… Je l’ai lu en entier, difficilement. Mais je ne pourrais pas le recommander. Je ferai néanmoins un billet pour en extraire les meilleures idées…

En prime, le bouquin est bourré de fautes d’orthographe et de syntaxe !!! Et ça, j’ai vrrraiment du mal… ma concentration lâche malgré moi.

fifty shades cinquante nuances greyBref, si je l’ignorais, je sais maintenant à quoi sert un éditeur. J’ai compris aussi que s’auto-éditer est gratifiant mais que si les éditeurs refusent votre texte, ce n’est pas forcément injustifié…

En tant qu’auteur, il est parfois difficile voire impossible de se juger correctement, de s’affranchir de notre ego, de nos émotions et de nos intentions pour évaluer un texte à sa juste mesure.

Certes, il y a de beaux succès dans l’auto-édition comme Fifty shades of grey mais pour celui-là aussi, je me suis demandé tout du long si je n’avais pas récupéré un autre texte que l’original tant vanté (tournures bancales, style adolescent, histoire creuse et attendue… et même pas franchement affriolant !) (Après, chacun ses goûts… J’imagine que c’est la raison pour laquelle il a si bien marché alors il y a que ça a dû exciter au moins un petit peu… Hein les filles, dites-moi tout 😉 Bref, j’ai vérifié, le contenu était le bon :-/ Mais je me suis arrêtée au tome 1 sans regret !

C’est dommage, la prochaine fois, je garderai mes sous.

Et vous, quelle est votre expérience de l’auto-édition ? Est-elle positive ou plutôt mitigée ?

Et sinon, vous auriez un bouquin sur l’éducation anti-sexiste à me conseiller ?

En d’autres termes : commente, siltepléééééééééééé… J’ai pas d’éditeur, alors je voudrais avoir un retour extérieur sur mes écrits 😉

10 commentaires sur “Les limites de l’auto-édition

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  1. Je comprends ta déception, en plus quelqu’un qui est invité sur France Inter n’est pas exactement une inconnue qui ne peut pas se faire ouvrir les portes d’une maison d’édition. Et l’orthographe et la grammaire, c’est le minimum. Quand je retrouve une faute après coup dans un de mes billets amateurs, le rouge me monte aux joues!

    Il me semble qu’entre un livre publié par une maison d’édition, et un brouillon qu’absolument personne n’a relu (même pas un membre de ta famille!), il y a toute une palette de solutions possibles.
    Les raisons pour une maison d’édition de refuser un manuscrit peuvent être très variées et parfois indépendantes de la qualité du livre (pas assez « vendeur », trop audacieux, l’auteur ne porte pas le bon prénom 😛 )

    Comme contre-exemple (et source d’inspiration), je te conseille Frances Thompson (http://www.asthebirdfliesblog.com/). Elle s’auto-publie, et explique que c’est le seul moyen pour elle de s’approcher de son rêve (écrire des romans et en vivre).
    Pour autant, elle fait relire et critiquer ses nouvelles avant de les publier – y compris aux abonnés de sa newsletter en échange de petits bonus 😉 Je trouve que ce qu’elle finit par publier est plutôt bon. Je sais que ton temps et ton budget de lecture sont limités, mais elle doit avoir une poignée de nouvelles gratuites ou presque sur la boutique d’amazon. Attention par contre, son blog est une merveille chronophage 😀

    Plus généralement, si tu lis les remerciements des auteurs professionnels adoubés par une grande maison d’édition, tu constates que leur premier éditeur est souvent un membre de leur famille! Une piste pour toi?

    Je n’ai pas lu Fifty Shades of Grey (la soumission, ça ne m’excite pas!), mais j’avoue avoir succombé à Twilight il y a quelques années, il me semble que c’était auto-publié aussi… et franchement, pas très bien écrit non plus !

    Pour conclure, je dirai que la qualité de ce que tu produits dépend de ton niveau d’exigence envers ton propre travail et de ta capacité à prendre le risque de le soumettre à un proche… puis à entendre ses critiques 😀

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    1. En effet, je me suis demandé tout le long du bouquin si je n’allais pas moi-même lui envoyer une épreuve corrigée de son ouvrage… Mais, merde, j’avais payé 😉 C’est sûr que c’est pas facile de se faire relire et par un proche peut-être encore moins mais quand on passe le cap de la publication, de toute façon, il faut être près à ça !
      Quand tu parles du premier éditeur, une très bonne amie, ça marche aussi ? 😉 Nul doute que quand le journal du composite aura trouvé son public [très beau site… En revanche, j’avoue, je n’ai rien lu :p] tu auras envie de te diversifier !!!

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      1. Merci 🙂
        Je me suis essayée à l’édition cet été avec le mémoire d’expertise de ma soeur, c’est un sacré boulot ! En plus je suis maniaque de la ponctuation, on a failli devenir dingues toutes les deux 😀
        Mais si tu n’as pas peur que je déplace tes virgules, je suis volontaire en effet !

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  2. Je suis très réticente sur l’auto édition, voyant le travail que font les éditeurs… Mais mon collègue a fait une sélection de livres autoedités gratuits, il faudrait que je prenne le temps d’y jeter un œil, quand même!

    Sur l’éducation antisexiste, est-ce que tu as lu « contre les jouets sexistes » aux editions l’échappée? Je l’avais trouvé super et j’en avais parlé sur les vendredis intellos

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  3. Ah super intéressant ton billet!
    Je n ai jamais lu de livre auto édité enfin si mais sans le savoir: fifty shades of grey.
    Je l ai trouvé en coffret a la fnac en anglais il y a quelques années et je lai dévoré. J étais célibataire à l époque, ceci explique peut etre cela 🙂

    Je pense que l auto édition peut être une bonne chose pour l auteur, son égo et pour les retours surement plus nombreux qui en découleront mais je pars du principe qu un livre non validé par une maison d édition reste de l amateurisme

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    1. C’est vrai que je n’avais pas vu ça comme un moyen d’avoir davantage de retours… Ceci dit, vu l’offre pléthorique, je n’ai aucune idée de l’audience d’un bouquin auto édité standard… Peut-être pas beaucoup plus que mon blog 😉

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