MiniJoie commence à parler correctement : faire de jolies phrases complètes et utiliser pleins d’adverbes. Oui mais voilà, elle nous imite ! Comme tous les enfants bien sûr mais… mon langage n’est pas toujours châtié :-/

D’ailleurs, les vacances ont débuté sur un constat unanime : MiniJoie dit « ouais » ! Les grand-parents se sont offusqués… Ben ouais, c’est pas très gracieux dans la bouche d’une petite fille bien élevée. J’ai quand même trouvé délicieux de signaler à ma belle-mère qu’elle avait elle-même utilisé ce mot dans la phrase où elle me le faisait remarquer… Silence !

Bref, la miss a donc subi tout l’été : « on dit pas ouais, on dit oui ! » Du coup, elle ne dit plus ni l’un ni l’autre, elle dit « mmmh » 😦 et de toute façon, son langage s’est bien étoffé durant ces 2 mois et elle utilise dans chacune de ses phrases pleins de trucs très mignons : « t’as vu ? », « en fait » – 1000 fois par jour, on le dit tout le temps !, « en plus », « aussi »…

Mais la question se pose ! Faut-il la corriger sur ces petites déformations que nous utilisons nous-même à longueur de temps au risque de la braquer ? Faut-il contrôler les expressions qu’elle adopte et filtrer celles que nous lui souhaitons entendre de celle que nous voulons interdire ? Et, au-delà de ça, faut-il interdire les gros mots ?

J’ai tendance à penser que non… D’abord, je suis accro aux gros mots et même avec des efforts, je ne pense pas réussir à m’améliorer significativement ! Plus tard, quand MJ aura l’âge de manipuler un peu d’argent de poche, on pourra sûrement mettre en place une collecte à gros mots et c’est certainement à moi que ça fera le plus de bien 😉

Source Paul Shanks https://www.flickr.com/photos/pshanks/
Source Paul Shanks 

Il me semble important, si ce n’est essentiel dans la vie de maîtriser plusieurs niveaux de langage, c’est une question fondamentale d’adaptabilité. Être capable de s’accorder au contexte, à son interlocuteur, au climat, à l’objectif… Comprendre une situation implique de savoir s’y fondre. Mon rôle est donc d’enseigner à mes enfants quand les mots peuvent être utilisés et quand ils sont déplacés…

Certes, je pourrais épurer mon langage, filtrer tous les vocables d’un registre insuffisant et faire en sorte que mes enfants passent pour des extra-terrestres dans la cour de récréation ! Au contraire, je tiens à ce qu’ils soient en pointe sur les jurons et autres grossièretés afin de se couler dans le moule voire même de lancer des tendances 😉

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Source Mlle Nini

N’empêche, il faudra qu’on arrête de se bidonner comme des ados attardés quand elle dit « putain » 😀 Ben quoi ??? On est des parents modernes 😉

Ceci dit, il faut reconnaître que les « areuh » – trop mignons au demeurant – de Bout2Joie restent très corrects et que, pour MiniJoie, on est plutôt en train d’essayer de transformer le « bronbron » en « biberon » ou le « chômage » en « fromage » que de bannir le « putain de bordel de merde » 😀

En résumé : apprendre une langue, c’est assimiler une culture et dans ce sens, c’est davantage dominer les divers registres de langage que d’exclure toute une partie de ses ressources.

Et vous, les gros mots, vous en pensez quoi ? Vous les interdisez ? Vous les surveillez ? Vous en jouez ?

macaron-rdv-education


C’est ma participation aux Jeudis éducation initiés par WonderMômes.

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