– Ben voilà, il manquait plus que ça 😉
– Meuh non, ça fait pas mal…

Et oui, voilà, je trouve ça cool, limite chiant, ce serait une nouvelle corde à mon arc 😉 Et puis, c’est bon pour ma santé, pour la planète, pour les petites bêtes qui vivent dessus… C’est même certainement une nécessité si on veut préserver notre Terre pour l’avenir de nos chères têtes blondes !!!

Je suis horrifiée par tous les reportages sur la malbouffe : la transformation des produits, l’ajout de sucre et de sel, sans parler des additifs chelous et conservateurs mystérieux qu’on nous injecte en quantités considérables… J’évite aussi consciencieusement les images des abattoirs et élevages surpeuplés, ça me donne la nausée et la réalité finit par me rattraper : si je ne passais pas 2h voire 2h30 par jour dans les transports en commun pour me rendre à mon boulot, j’aurais très certainement le temps d’aller choisir de bons produits locaux pour les mitonner tendrement sur le coin de ma gazinière en tissant la laine de mes moutons… Alors tant que je n’ai pas radicalement changé de vie, il n’y a aucun espoir que ma nourriture soit 100% bio, 100% saine et 100% faite maison. Mais je réfléchis tout de même à ce que je mets dans mon assiette.

Welsh rarebit
Le samedi soir, dans la famille Dispersée, on mange du Welsh Rarebit… mais fait-maison sil vous plait 🙂

Ça ne vient pas de nulle part non plus… J’ai toujours été préoccupée par mon alimentation : d’abord, des antécédents d’anorexie dans ma famille ont compliqué mon rapport à la nourriture, le risque de grossir, la vigilance sur tout ce qui pouvait entrer dans ma bouche, les commentaires acerbes sur toutes les femmes qui ne seraient pas « dans la norme » pondérale (comprendre « il faut être maigre pour être belle »)… Ensuite, je suis sujette à l’hypercholestérolémie : depuis plus de 20 ans, je sais quels aliments contiennent du gras, quelles sont les bonnes et les mauvaises graisses, en quelles quantités elles sont tolérées, etc. Bref, même si j’aime la choucroute et le cassoulet, je n’en mange déjà jamais sans culpabilité !!!

Déjà un peu plus de un an que j’essaie de faire des repas veggie: un ou deux jours par semaine à la cantine, le soir quand je suis seule à la maison… ça n’a pas peut-être l’air de rien mais c’est un début : un repas sans lardons, sans œufs, sans fromage, c’est pas si facile quand on a une alimentation très « traditionnelle » comme chez nous.

Mais si ça ne concernait que moi, ce pourrait être plutôt simple : j’aime tout (vraiment presque tout, je vous assure…), je n’ai pas forcément besoin de quantités incroyables de nourriture et je suis plutôt convaincue de la démarche. Seulement je ne suis pas prête à manger des plats différents du reste de la famille, c’est un moment de convivialité essentiel dans ma journée et ça se passe autour d’un repas commun. Qui plus est, dans notre répartition des tâches, c’est Papaidi qui fait les courses et qui cuisine… autant dire que s’il n’adhère pas à l’idée, aucune chance que nous y parvenions !

quick veggie
Source Jennifer

Alors nous y arriverons ensemble ou pas… Et du coup, l’objectif est revu à la baisse (est-il nécessaire de préciser que Papaidi ne jure que par un bon morceau de barbaque, prend un apéro saucisson dès qu’il en a l’occasion et préfère le fromage au dessert ?) : déjà, pas de végétalisme (de toute façon, je trouve ça excessif… ce n’est que mon avis et il est tout à fait susceptible d’évoluer !), pas de doctrine, pas d’interdit. L’idée est de manger mieux, pas de se compliquer la vie. Je reste de toute façon persuadée que l’homme est omnivore (donc qu’il est naturel que nous mangions de la viande et du poisson, tout est une question de mesure…) et j’aime ça donc je ne suis pas prête à les rayer définitivement de la carte. En plus, ça évite de trop se préoccuper des apports et des risques de carence, ce qui serait insurmontable à notre niveau 🙂

Néanmoins, je compte profiter de ma présence à la maison dans les mois à venir pour préparer de succulents plats végétariens les soirs de semaine et si possible, le week-end. Je commence donc à me renseigner sur les recettes copieuses qui pourraient satisfaire mon glouton : en effet, s’il n’y a pas de protéines animales, il faut au moins s’assurer qu’il n’aura pas une fringale au milieu de la nuit ou qu’il ne se vengera pas sur le fromage en fin de repas, sinon tous mes efforts seront réduits à néant…

veggie burger
Source Sara Kruhmin

J’en profite pour vous demander des conseils & astuces pour commencer dans cette démarche… Que pensez-vous de diminuer les apports en viande et poisson dans votre alimentation quotidienne ? Connaissez-vous des livres de recette sympas et pas trop compliqués (et pas trop longs à préparer…) ? Pouvez-vous m’indiquer des sites qui donnent de bonnes idées de plats végétariens et copieux à partager ?

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