Je voulais un garçon. (Je parle là du moment où j’ai appris le sexe de MiniJoie, je vais l’avoir mon Baby Boy 😉 Toutes mes revendications féministes / anti-sexistes restent valables… et en soi, je ne vois / fais pas de différence entre un garçon et une fille. Je parle ici de mon histoire familiale.

J’ai été élevée dans l’idée qu’une fille ne s’entend pas avec sa mère. Ma mère en est intimement convaincue et croyez-le ou non, notre relation est pourrie… C’est une des raisons pour lesquelles j’ai eu besoin de temps avant de vouloir des enfants, de me débarrasser de cette appréhension qu’on finirait par mal s’entendre, voire se détester. N’empêche, j’aurais préféré avoir un garçon (la relation mère-fils ayant semble-t-il, dans cet imaginaire familial qui me construit, plus de chance d’être heureuse…)

Et puis, finalement, j’ai eu une fille. Une fois le contre-coup et la déception passée (je sais que ce n’est pas très politiquement correct de l’avouer…), il faut faire avec. Ensuite, arriver à se dire qu’une belle relation est possible. Et finalement faire en sorte que ça se réalise !

Voilà MiniJoie, je nous souhaite beaucoup de beaux moments : des fous rires, des sourires, de la complicité, de l’échange et du partage.

Je ne souhaite cependant pas devenir ton amie. Je veux rester ta mère. Apprendre à respecter ton intimité, tes relations, tes choix. Je sais que j’aurai tendance à être possessive, à te considérer toute ma vie comme mon bébé (mon premier bébé, celui qui aura fait de moi une Maman…) mais je veux aussi te respecter. Estimer la femme que tu deviendras, la personnalité que tu développeras, la vie que tu mèneras, la liberté dont tu jouiras…

Je souhaite que nous soyons capables de nous disputer sans nous déchirer. J’aimerais que notre relation soit suffisamment saine pour que nous puissions vider notre sac sans que les mots deviennent des plaies douloureuses et purulentes, sans que les cicatrices ne nous défigurent. Je voudrais que notre attachement exclut le drame, qu’il puisse être neutre et paisible. Il faudrait en quelques sorte que le grand amour des premières années de ta vie se soit assoupi, sans que, pour autant, nous ressentions le besoin de sortir la hache de guerre.

Je veux que tu saches que je n’approuverai pourtant pas toujours tes décisions mais que je les respecterai et que je serai là en cas de coup dur, quand tu en auras besoin, à ta demande. Non pas pour te dire que « j’avais raison » ou me repaître du retour de ma toute petite fille dans mon giron mais parce que je souhaite que tu puisses compter sur quelqu’un de fiable en toutes circonstances, un repère fixe et immuable dans ta vie, un port d’attache.

relation mere fille
Source Julien Lagarde

Je ne veux pas que tu me dises tout. Je ne veux pas marcher dans ton jardin secret. Je veux que tu sois capable de construire des relations épanouies loin de moi, dont je n’aurais même pas nécessairement connaissance… Je veux te laisser cette liberté fondamentale de pouvoir être toi-même. Pour y parvenir, je devrai continuer à être une femme libre et indépendante, celle que j’étais avant ton arrivée, qui aura un peu changé mais qui restera unique et indivisible quand tu quitteras le nid. Je dois continuer à nourrir mon couple, mes amitiés, mes projets, mes passions.

Tout ceci est bien difficile lorsqu’on ne connait des histoires que fusionnelles. Je dois encore travailler sur moi pour laisser pousser tes ailes. Mais je te fais la promesse de nous donner les meilleures chances.

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