Chers grands-parents, j’ai constaté récemment que de nouveaux principes sévissent parmi les jeunes parents et que leur progéniture risque de souffrir de dénutrition intense… Etant généralement dans l’entourage proche de ces pauvres enfants privés de tout, vous pouvez, non, vous DEVEZ intervenir !

Surtout, ne vous gênez pas pour rappeler aux parents inconscients que « de votre temps, on faisait différemment et qu’on n’en est pas mort, hein !? »

1. Garantissez un apport suffisant en chocolat

Certains bannissent complètement la consommation de chocolat… dans ce cas, malheureusement – et pour peu que l’enfant ne soit pas encore en mesure de hurler assez fort pour en réclamer : il ne sait pas le goût que ça a, il ne peut donc pas savoir de quoi il est privé ! – on ne peut pas grand chose pour vous.

Sinon, sachez que de nombreux parents rationnent le chocolat et qu’ils sélectionnent exclusivement du chocolat noir d’origine « biologique » ! Prenez donc l’habitude de débarquer chez eux avec un pot de Nutell* (ils s’insurgeront peut-être devant la composition et en particulier l »huile-de-quelque-chose mais laissez les dire… préparez de belles tartines bien épaisses pour le goûter des bambins !) ou bien encore quelques paquets de spécialités Kind*r (bourrées de lait, excellent pour développer la croissance et l’énergie des enfants, c’est bien connu – et c’est dit dans la pub !)

2. Surveillez les apports en protéines

Les jeunes parents auront tendance à cuisiner rarement de la viande rouge à leurs petits enfants (parfois même ils osent la limiter à un repas par semaine… ou pire proposer un régime végétarien !! ces cas-là sont irrécupérables malheureusement…) : quelle grossière erreur que vous n’aurez de cesse de compenser à chaque visite de vos chérubins ! Une belle entrecôte saignante, un steack haché moelleux, un boeuf bourguignon, une carbonade flamande, une côte de bœuf à partager… Il y a pourtant tellement de façons de cuisiner de beaux morceaux bien charnus !!! Pour la volaille et les poissons, rien de tel qu’une belle panure bien croustillante pour ouvrir l’appétit.

Bon à savoir aussi : observez ces parents qui ne mettent qu’un minuscule morceau de viande dans l’assiette de leur enfant en pleine croissance ! Vous pouvez simplement prendre une part dans votre assiette et la donner au petit : vous pouvez bien vous priver de temps en temps et pour une fois, cet enfant aura le ventre plein à la fin du repas !!!

3. Évitez les légumes et garantissez un apport suffisant en féculents

les bons conseils en nutrition de Mamie EuphrosyneSi jamais le petit se remplit le ventre de crudités en début de repas (c’est bien connu : les concombres, endives en salade, tomates fraîches, etc. sont bourrées d’eau et ne tiennent pas au corps !), il risquerait de ne plus avoir assez d’appétit pour manger des pommes de terre (ou l’équivalent en pâtes ou riz… tout autre type de céréale est à proscrire absolument, de toute façon, rien que le nom – épeautre, quinoa, seigle, etc. – donne presque la nausée et on se saurait de toute façon absolument pas comment les cuisiner !!!)

Pour rappel : on peut tenir facilement une semaine entière en déclinant toutes sortes de recettes à base de patates : frites, purée, pommes de terre sautées, gratin dauphinois, pommes noisettes, pommes dauphines, pommes de terre rissolées, froides en salade, etc.

Quand aux légumes cuits en accompagnement, vous pouvez leur servir occasionnellement une petite cuillère dans le coin de leur assiette – avec un gros morceau de beurre – mais ne vous tracassez pas, ils n’aiment pas ça ! (il faut reconnaître que c’est pas bon…) Si la mère vous interpelle avec d’éventuels problèmes de constipation, n’y prêtez pas attention, c’est seulement qu’elle projette ses propres ennuis sur ses enfants et faites cuire un peu de riz !

4. Prévoyez suffisamment de desserts

Il arrive parfois que même devant une belle assiette de cordon bleu-frites-ketchup, l’enfant ne s’enthousiasme pas… Aussi étonnant que cela puisse paraître (certains auront peut-être malheureusement déjà intégré quelques-uns des principes inculqués par leurs parents ?! dans ce cas, je compatis sincèrement…) et après avoir essayer de les faire manger devant la télé, vous pouvez dégainer la panoplie complète de crèmes desserts à la vanille, au caramel et au chocolat (point 1.), quelques biscuits dans des emballages attrayants (et au chocolat si possible, voir le point 1.), un assortiment de glaces en cône, en esquimau ou en boule (mais surtout pas de sorbets, c’est que de la flotte !) qui devraient immanquablement attirer vos chères têtes blondes et garantir qu’ils continuent encore un peu à manger avant de quitter la table.

Ainsi pas de risque qu’ils meurent de faim !!! Pour une fois, cela changera d’un ascétique déjeuner préparé par des mères trop (pré)occupées par leur travail pour assurer un bon équilibre alimentaire et des rations suffisantes à leurs enfants.

5. Une bonne baguette en toutes occasions

Si vous n’avez pas l’opportunité d’assister aux repas (ou encore mieux de les préparer vous-même), passez toujours à la boulangerie avant d’arriver chez les jeunes parents. Profitez-en pour acheter quelques chouquettes que vous pourrez donner en cachette aux petits, éventuellement une viennoiserie à l’heure du petit-déjeuner ou même du goûter et surtout, une baguette que vous pourrez distribuer morceaux par morceaux aux petits affamés !

junk food

6. Profitez de l’apéro

Dans le même ordre d’idée, si vous n’êtes pas convié au repas dans son ensemble, peut-être pouvez-vous traîner un peu pour bénéficier de la séance apéritive ? Il se peut que les jeunes parents ne prennent pas d’apéro tous les jours, auquel cas, l’occasion ne se présentera pas… Il se peut aussi qu’ils prennent le temps de découper des bâtonnets de carottes, fleurettes de chou-fleur et autres verdures et dans cette configuration, la seule chose que vous pourrez faire est d’identifier la sauce la plus consistante (rarement de la mayonnaise, malheureusement !) et d’assurer un accès facilité aux enfants.

Si l’apéritif est digne de ce nom, vous pouvez carrément attabler les petits afin de vous garantir qu’ils profitent de l’occasion pour se remplumer un peu : chips, gougères, petits fours, etc. il y a généralement de quoi les caler un peu (pour une fois !)

7. Régulez leur apport en sucres

Ayez les poches pleines de bonbons en toutes occasions. N’hésitez pas à en distribuer aux petits lorsqu’ils sont obéissants. Ils permettent aussi parfois de motiver les enfants avec un petit appétit qui auraient du mal à terminer leur côtelette ou rechigneraient devant leurs spaghettis.

Un autre moyen facile et efficace : ajouter du sirop à l’eau plate que les parents insistent pour leur faire boire exclusivement ! C’est tout de même bien meilleur ! D’ailleurs, évitez tant que possible de les laisser boire de l’eau plate, c’est nocif pour le développement du goût.

Cependant, vous aurez certainement de grandes difficultés à introduire des sodas chez les jeunes parents de ce type. Après, rien ne vous empêche d’en garder toujours au frais pour les visites de vos petits ! Ils apprendront rapidement à venir se servir eux-mêmes dans le frigo et auront grand plaisir à venir vous voir, preuve que c’est une cruelle privation qu’ils doivent surmonter tous les jours.

Une bonne méthode pour transiger avec les parents est aussi de donner des fruits (en dehors du fait qu’ils sont particulièrement fastidieux à préparer… vous pouvez avantageusement les remplacer par des jus de fruits du commerce ou des compotes industrielles !), vous pourrez tenter d’argumenter que c’est presque aussi bien que les légumes (argument auquel les parents auront du mal à résister) et, en y ajoutant suffisamment de sucre, en les recouvrant de chantilly, en les préparant en crumble ou nappés de chocolat (cf. point 1.), ça aide à faire passer !

hamburger frites
Source Thomas Hawk

Certains parents vraiment obtus risquent de vous faire des reproches parce que vous vous occupez des habitudes alimentaires de leurs petits protégés… mais laissez les dire, maintenez le cap et sauvez la santé de vos petits-enfants !!! L’avenir de tous en dépend.

*** Article humoristique destiné à dédramatiser les prises de tête récurrentes avec les grands-parents. Tous les conseils listés ci-dessus sont à oublier immédiatement. ***

Pour terminer sur un peu de sérieux, voici un infographie préparée par mes soins que vous pouvez imprimer et scotcher solidement sur le frigo des grands-parents avant de leur confier la prunelle de vos yeux 😀

infographie alimentation enfant 1-3 ans

Vous subissez aussi des prises de bec avec votre entourage pour  les repas de vos tout-petits ? Racontez-moi ça ! J’ai besoin d’en rigoler un peu 😀

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