J’ai choisi de me marier, j’ai choisi de prendre le nom de mon mari. Uniquement son nom. Et j’ai aussi choisi de ne donner que ce nom à mes enfants.

Et tu te prétends féministe ??? Je sais que ce choix n’est plus très en vogue… Oui, oui, c’est mon côté réac’ !

Pourtant, je ne suis pas certaine que ça change grand chose dans les mentalités. On pourra facilement me rétorquer que c’est un symbole de la domination masculine et du patriarcat. Que modifier cet état de fait est déjà faire un pas vers l’égalité…

J’ai envie de répondre que d’affubler notre progéniture de noms de famille à rallonge, qui ne rentreront jamais dans les formulaires et finiront par être tronqués me semble une mauvaise façon de faire bouger les choses…

D’ailleurs, savez-vous que, en Espagne, tout le monde porte 2 noms et les enfants prennent à la fois le premier nom du père et le premier nom de la mère ? Certes, le nom qui se transmet est celui d’un homme mais au regard de l’enfant, c’est le nom de son père et celui de sa mère. Cela fait-il de l’Espagne un pays moins machiste que la France ? Je n’en suis pas convaincue (mais absolument pas pire ceci dit…)

transmettre son patronyme

Si j’avais transmis mon nom de jeune fille, en réalité j’aurais transmis le nom de mon père. Je ne suis pas certaine que cette démarche aurait fait de moi une féministe radicale ! C’est d’ailleurs très drôle de voir cet argument ressortir régulièrement chez les partisans du double patronyme : « ce sera le seul garçon de la famille alors c’est important de perpétuer le nom… » Il y a là un énorme paradoxe ou c’est moi qui n’ait encore rien compris ?!?

Il faudrait peut-être pouvoir choisir. Mais, dans ce cas, on pourrait choisir n’importe quoi : pourquoi pas le nom de jeune fille de ma belle-mère ? C’est signer l’arrêt de mort des généalogistes 😉 … et surtout repenser la filiation ! La question me semble déjà assez complexe (et comme elle recouvre bien davantage d’enjeux, infiniment plus intéressante…) dans les cas où un enfant a 2 papas, 2 mamans et / ou une mère porteuse, un.e donneur/se etc. Pourquoi se compliquer la vie quand on est dans un schéma familial traditionnel ?

Je crois qu’il s’agit seulement d’un symbole visible, comme une statue qu’on voudrait déboulonner. Et il me semble qu’il y a des combats plus importants. D’autant que je ne suis pas sûre que ces noms résistent à une deuxième génération de collages : on devrait potentiellement juxtaposer 4 patronymes (sans compter qu’ils peuvent être eux-mêmes composés…) !!!

Heureusement, la loi a prévu qu’un seul des 2 noms soit transmis. Alors, le(s)quel(s) choisir ? A savoir si ça ne reviendra pas à demander à l’enfant devenu adulte si il préfère son père ou sa mère…

Et vous, vous avez choisi quoi pour votre (vos) enfant(s) ?

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Si l’aspect « psy » de la transmission du nom de la mère vs. le nom du père vous intéresse, il y a quelques éléments ici.

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