Je suis matérialiste, désespérément matérialiste : la disparition d’un body ou d’une paire de chaussettes m’a déjà fait traverser des épreuves d’une angoissante futilité…

J’aime accumuler des objets : j’ai collectionné les pin’s, les cartes téléphoniques, les timbres, les échantillons glanés dans les hôtels, les CDs, les mignonnettes de parfum, etc. Je ne jette presque rien, je n’abîme pas mes affaires. Je range, j’ordonne, j’organise, je stocke, j’entasse, je conserve. C’est une maladie, ça s’appelle le collectionnisme ! Le mien n’est pas pathologique, enfin je l’espère…

shopping
Source Russian Square

Je ne suis pas une victime de la mode (je manque de goût pour ça…) mais je suis coquette. J’aime acheter des vêtements, des chaussures, des accessoires. Je les empile dans mes placards, les porte peu, ne les use pas du tout et ne parvient que très rarement à les donner, encore moins à les jeter (même avec un trou + une tâche + trop petit… On ne sait jamais !).

Pour ne rien arranger, j’habite dans un quartier commerçant et chaque jour, je suis contrainte de passer devant des vitrines de mode qui renouvellent régulièrement mes envies… J’aime feuilleter les magazines dits féminins qui arborent chaque semaine ou chaque mois de nouvelles collections et incitent à enrichir sa garde robe décidément démodée…

Depuis la naissance de MiniJoie, j’ai pris conscience de certains éléments : la fabrication en Chine ou au Bangladesh dans des ateliers peu ou pas sécurisés, le travail des enfants, le transport, les traitements chimiques utilisés pour éviter que les tissus ne s’abîment dans les conteneurs…

Pour autant, je contrôle toujours difficilement mes impulsions d’achats. Je n’arrive jamais à trouver mon bonheur dans les vide-greniers. Je ne regarde l’étiquette « made in ** » qu’une fois arrivée chez moi. Je cherche toujours le meilleur prix (au détriment donc de la qualité, de la provenance ou des conditions de travail des ouvriers…). Et je culpabilise.

Pourtant, je ne vais pas travailler dans les mois qui viennent, nos revenus vont diminuer et le budget dévolu au superflu sera drastiquement réduit. Je dois donc repenser mon mode de consommation pour aller à l’essentiel : me rendre capable d’acheter un seul manteau en 10 ans et de l’user jusqu’à la corde ! J’espère ainsi être un peu plus en phase avec ma conscience et apporter ma pierre un petit caillou à l’édifice de la préservation de notre planète…

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