L’un des grands enjeux de tout parent qui travaille est de savoir offrir la juste dose d’attention à son enfant malgré le peu de temps qui lui est réservé.

Au moment de reprendre le chemin du travail, lorsque j’ai dû confier MiniJoie à sa nounou, j’ai fait le compte des heures d’éveil qu’elles allaient passer ensemble comparées à celles qui me resteraient… De nombreuses références m’ont rassurées sur l’importance de la qualité du temps disponible par rapport à la quantité. Mais comment « faire de la qualité » ?

Prodiguer les soins nécessaires, se laisser du temps pour jouer ou lire un livre, prêter une oreille bienveillante aux aventures de la journée, profiter de chaque instants, etc. Bref : être disponible et attentif, les recommandations abondent et donnent l’impression qu’on va savoir faire !

Pourtant, je n’y suis pas parvenue. Il y a quelques jours à peine, semaines peut-être, je me suis aperçue que j’étais là sans être là et l’ambiance devenait de jour en jour plus pénible. Les petits enfants sont comme des thermomètres très précis de la qualité de notre présence : ils s’agitent et chouinent quand on ne leur accorde pas assez d’attention alors qu’ils sont calmes et coopérants lorsqu’ils en sont rassasiés.

Alors j’ai stoppé net tout ce qui parasitait « notre » soirée :

  • je ne me précipite pas dans la cuisine à peine arrivée pour préparer une purée maison,
  • je ne trie plus le linge lorsqu’elle joue,
  • je ne range plus la cuisine quand elle dîne,
  • je ne réponds plus au téléphone, je ne vérifie plus mes mails, je ne feuillette plus de revues à l’heure du biberon,
  • je ne me coupe plus les ongles lorsqu’elle prend son bain,
  • j’arrête de passer en revue mentalement tout ce qu’il me reste à faire…

Alors je « perds » un peu de temps, une fois qu’elle est couchée, tout reste à faire. Mais je ne suis véritablement AVEC elle que 1h20 (1h30 tout au plus… MiniJoie est une couche-tôt !) les jours de semaine. C’est peu – bien trop peu – et nous méritons toutes deux de nous y consacrer du mieux possible.

Baby hug - vers une présence de qualité
Source Araceli Arroyo 

 

Voilà donc : je la regarde, je lui sourie, je lui fais des bulles, j’écoute son charabia et j’y réponds, je répète les mots nouveaux, je lui tends ses jouets, je donne la becquée à ses peluches, je me laisse papouiller, je la câline. Je prends le temps d’être avec elle, d’être véritablement présente à chaque instant partagé.

L’ambiance est apaisée, les repas et les couchers se passent mieux. Et nous allons mieux…

Et toi, comment tu fais pour « améliorer » les soirées avec ton (tes) enfant(s) ?

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