Cela fait déjà plusieurs mois que j’ai décidé de pratiquer la méditation. Mon assiduité – comme dans bien des domaines – laisse à désirer mais les bienfaits de cette pratique n’étant plus à démontrer, je persévère. Même si la régularité est un élément clef pour profiter à plein des bénéfices de la méditation et que j’ai un mal fou à tenir mon objectif (presque) quotidien, je reste déterminée.

J’ai découvert il y a quelques jours la méditation marchée. Ma façon de faire n’est certainement pas très orthodoxe mais j’y trouve une certaine satisfaction.

Source Marin Wibaux https://www.flickr.com/photos/marin-wibaux/
Source Marin Wibaux

D’abord, le temps s’est radouci récemment et me permet donc de faire cet exercice dans le parc attenant à mon bureau. Ce moment m’oblige donc

à faire un break,

à ralentir le rythme,

à mesurer mon pas,

à me déconnecter,

à m’extraire du temps qui passe.

L’un des objectifs essentiels que je me fixe lors de ces quelques minutes est surtout de

ne plus cogiter,

ne pas penser aux contrariétés du matin,

ne pas réfléchir à ce que me réserve l’après-midi,

ne pas pré-écrire mon prochain billet de blog…

ralentir le flot incessant de mes pensées,

faire le vide,

atténuer le grincement incessant des rouages de mon cerveau.

Ensuite, l’intérêt de la marche dans la méditation – par rapport à la méditation assise ou allongée – est de pouvoir diriger ma concentration sur toutes sortes d’éléments tout en restant attentive à l’instant présent :

ma respiration,

le souffle qui entre et le souffle qui sort,

le souffle du vent sur ma peau,

le déroulé de mes pieds sur le sol,

le maintien de la tête,

le relâché des épaules,

le balancement du poids du corps d’une jambe sur l’autre,

la dignité de la posture.

J’y parviens presque. Presque assez régulièrement. Presque déconnectée. Presque apaisée.

Et je continue…

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