Même si je suis convaincue que les compétences de nos tout-petits dépassent de bien loin ce que nous imaginons pour eux, je viens de me rendre compte que je ne mettais pas mes principes en application… (huhu ! les grands mots, tout de suite !!) et par la même occasion, de réaliser comme MiniJoie grandit vite !

Un soir de cette semaine, en rentrant du boulot, après un passage en trombe chez la nounou : rechargement express au K-rouf (= épreuve d’endurance quotidienne du parent qui se cogne la fin d’après-midi !). Comme cette journée était placée sous le signe du chouinage intensif du bébé qui a besoin qu’on s’occupe de lui à 100% (mal aux dents, mal au ventre, allez savoir !), c’est avec une certaine appréhension que je passais en revue les 4 ou 5 taches fastidieuses qui m’attendaient en arrivant à la maison. Et puis, je me suis dit que le seul moyen d’occuper MiniJoie tout en menant ces activités à bien était tout simplement de la faire participer ! Idée lumineuse s’il en est (oui, je m’envoie des fleurs, on n’est jamais si bien servie que par soi-même !) mais qui n’est pas si naturelle finalement…

Voilà, donc, comment MiniJoie a traversé l’appartement avec un sachet de cotons à démaquiller (eh bien,  non, j’avoue, je ne fais pas tout avec des lingettes lavables :-/ pour le déposer dans le tiroir approprié de la salle de bain.

Très tôt, l'autonomie au service de la vie familiale

*Maman fière*

Elle a ensuite apporté ma nouvelle paire de collant dans le compartiment à chaussettes puis est retournée dans la salle de bain pour ranger les chewing-gums avec les cotons (!?!? ok, on n’y est pas tout à fait, mais ça va venir 😉 Très heureuse de participer, MiniJoie montre ainsi combien elle aspire à davantage d’autonomie: aucun chouinement à déplorer pendant la séance de rangement !

Je savais que j’aurais tendance à la surprotéger, à enlever les obstacles devant elle, à anticiper ses gestes pour les lui faciliter, à devancer ses désirs pour lui éviter trop de frustration… même si j’en ai conscience et que j’essaie de refréner mes pulsions protectrices (si le danger n’est pas imminent s’entend…), je me suis aperçue là encore que je devais persévérer pour l’aider à grandir.

Désormais, je sais qu’elle peut m’aider à essuyer sa table, à ranger ses jouets (même si c’est de mauvaise grâce !), à porter le linge sale dans la corbeille ad hoc, à préparer le sac du week-end, etc. C’est un petit coup de main bienvenu et c’est tant mieux !

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